-
Les Houthis ciblent encore l'Arabie saoudite, son ministre de la Défense attendu à Téhéran
-
Cisjordanie: l'accélération de la colonisation israélienne
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, contestée par Bolsonaro
-
Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance
-
Les défis de Lula pour son quatrième mandat à la tête du Brésil
-
La BCE face au risque de la dette française
-
Dans le Maine, les relations avec le Canada malmenées par la guerre commerciale de Trump
-
Dans les terres conservatrices du Kansas, les démocrates se prennent à rêver de victoire
-
Le secteur caritatif attend une manne de l'entrée en Bourse d'Anthropic
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement promet lundi "des réponses très concrètes"
-
Netanyahu accusé par ses opposants de jouer un jeu dangereux avec l'Iran à la veille des élections
-
Climat: quinze jeunes s'attaquent à l'État canadien dans un procès inédit
-
L'IA et sa désinformation s'invitent dans les spots de campagne aux États-Unis
-
Dans une ancienne cité industrielle américaine, un centre de données divise les habitants
-
Le TGV et la SNCF : 45 ans d'histoire technologique française
-
Après la taxation des petits colis, l'UE impose des frais de traitement
-
Elections en Israël : Eisenkot prône l'unité, Netanyahu brandit la menace iranienne
-
Lula, l'idole de gauche qui défie les années et l'extrême droite
-
Ligue 1: sans Kvara ni Dembélé, les recrues estivales comme solutions au PSG
-
Foot: Ballon d'Or du suspense pour l'édition 2026
-
Le Sénégal accueille les Jeux de la jeunesse, premier événement olympique en Afrique
-
NBA: le Thunder perd Williams sur blessure, les Knicks patinent
-
Les forces saoudiennes disent avoir intercepté un missile houthi vers Riyad, l'aéroport à nouveau visé
-
Brésil: Lula décroche un quatrième mandat, Bolsonaro veut l'annulation du scrutin
-
En Serbie, la victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
Contre toute attente, Lula décroche un quatrième mandat inédit, le Brésil reste à gauche
-
En Serbie, immense liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Brésil: Lula et Flavio Bolsonaro au coude à coude, d'après des résultats partiels
-
Le Brésil dans l'attente des résultats du duel entre Lula et Flavio Bolsonaro
-
Espagne: Mbappé foudroie le Barça et offre le Clasico au Real Madrid
-
A Belgrade, liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Top 14: Bordeaux-Bègles décimé mais solide à La Rochelle
-
Serbie: victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le GP des Etats-Unis et se rapproche du titre
-
Aleksandar Vucic, le nationaliste serbe défait par les étudiants
-
En Serbie, le nationaliste Aleksandar Vucic reconnaît sa défaite aux législatives
-
Brésil: la justice prolonge le vote au second tour entre Lula et Bolsonaro
-
Manifestation à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Législatives en Serbie: une participation record entretient l'espoir des opposants à Vucic
-
Après un samedi plus calme qu'attendu, les forces de sécurité prudentes sur les suites de la colère sociale
-
Brésil: âpre duel entre Bolsonaro et Lula, qui dénonce des obstacles au vote
-
Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola
-
En Serbie, mobilisation massive aux législatives, sous forme de "référendum anti-Vucic"
-
La NFL réussit son baptême en France avec la victoire des Steelers et leur légende Rodgers
-
L'opposante Machado de retour au Venezuela
-
Ligue 1: l'immense frayeur de l'OM face au Havre
-
L1: Rennes leader provisoire en écartant Strasbourg avec un doublé de Szymanski
-
Tempête Boelo : un décès et des milliers de foyers privés d'électricité au Royaume-Uni
-
Des milliers de manifestants à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Pour son premier meeting sous tension, Le Pen promet une "renaissance" sans "rupture brutale"
Hong Kong, "un lieu de peur": une militante se souvient des années de répression
Privée de passeport et qualifiée d'"agent de l'étranger", Agnes Chow, l'une des figures de proue du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, s'est retrouvée bloquée pendant des années sur le territoire, jusqu'à ce que la police lui offre une porte de sortie inattendue.
Une lettre de repentance, une autorisation à se rendre en Chine continentale pour visiter le siège du géant de la technologie Tencent et une exposition sur les réalisations chinoises lui ont permis d'obtenir le feu vert pour étudier au Canada.
Cette activiste âgée de 27 ans, une des chefs de file des manifestations pro-démocratie qui ont secoué Hong Kong en 2012, 2014 et 2019, a été détenue environ sept mois jusqu'en 2021, accusée de "collusion avec des puissances étrangères", des faits passibles de la prison à vie.
"C'était très, très terrifiant", se souvient la jeune femme en évoquant sa décision de se rendre, accompagnée par des agents de sécurité de Hong Kong, dans la ville chinoise de Shenzhen en août, pariant sur le fait que les autorités respecteraient leur part du marché.
"La police m'a dit de n'en parler à personne... ni à mon avocat, ni à ma famille, ni à mes amis", a-t-elle raconté à l'AFP lors d'un appel vidéo depuis Toronto d'où elle a annoncé cette semaine son désir de rester au Canada.
Après sa visite à Shenzhen, où elle a été photographiée à plusieurs reprises, Mme Chow a été invitée à écrire une autre lettre pour remercier les agents de lui avoir montré la grandeur de la Chine.
Environ un mois plus tard, son passeport lui a été restitué et elle a été autorisée à s'envoler pour le Canada.
- "Traitement clément" -
Mais toujours en liberté sous caution, elle avait pour obligation de rentrer régulièrement à Hong Kong, où elle ne se sentait plus en sécurité.
"J'aime tellement Hong Kong, mais en même temps, j'ai l'impression que Hong Kong est aussi pour moi un lieu de peur", admet-elle.
Dans un message publié dimanche sur les réseaux sociaux, cette célèbre militante a révélé son intention de rester au Canada pour une durée indéterminée, invoquant "la situation à Hong Kong, (s)a sécurité personnelle et (s)a santé physique et mentale".
Le gouvernement de Hong Kong a réagi, promettant de la poursuivre "à vie". Mardi, lors d'une conférence de presse, le chef de l'exécutif hongkongais, John Lee, a affirmé que la police avait essayé de lui octroyer un "traitement clément". Mais l'ancienne militante rejette cette idée.
"Au cours des trois dernières années, il n'y a eu aucune indulgence (...). Ma liberté, ma vie quotidienne et mes droits fondamentaux ont tous été bafoués", selon elle.
"Agent de l'étranger de qui? De quel pays? Il est évident que le gouvernement utilise la loi sur la sécurité nationale ou le système juridique de Hong Kong comme un outil politique pour salir et réprimer les dissidents politiques".
Après les immenses et parfois violentes manifestations pro-démocratie de 2019, les autorités ont sévèrement réprimé les militants comme Mme Chow.
Des dizaines de personnes ont été inculpées en vertu d'une drastique loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin mi-2020 pour museler toute dissidence. Parmi eux, le magnat des médias Jimmy Lai et le célèbre militant Joshua Wong.
- "Pleurer et attendre" -
Bloquée à Hong Kong et incapable de trouver un emploi pérenne en raison de son casier judiciaire, le mieux qu'elle pouvait faire était de rester "à la maison, pleurer et attendre".
Quand elle a reçu, au début de l'année, une offre pour étudier au Canada, elle a demandé à la police de lui restituer son passeport.
Ils lui ont demandé d'écrire une série de lettres, d'abord sur les raisons de son voyage, puis de repentance au sujet de ses années de militantisme.
"Ils avaient un modèle. Ce que j'avais à faire, c'était copier ce qu'ils avaient tapé à la machine en l'écrivant à la main", se souvient-elle.
Elle devait dire qu'elle voulait changer de vie et se concentrer sur son avenir au Canada, raconte Mme Chow. Surtout, on lui a fait promettre qu'elle ne s'impliquerait plus jamais dans le militantisme.
Pékin a depuis longtemps recours aux lettres de repentance et aux aveux télévisées pour discréditer les dissidents.
"Si je garde le silence, peut-être qu'un jour ces photos et ces lettres deviendront des preuves de mon patriotisme", observe-t-elle.
"Et je veux juste dire au monde: ce n'est pas vrai. J'ai été forcée de le faire".
B.Finley--AMWN