-
Dans les terres conservatrices du Kansas, les démocrates se prennent à rêver de victoire
-
Le secteur caritatif attend une manne de l'entrée en Bourse d'Anthropic
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement promet lundi "des réponses très concrètes"
-
Netanyahu accusé par ses opposants de jouer un jeu dangereux avec l'Iran à la veille des élections
-
Climat: quinze jeunes s'attaquent à l'État canadien dans un procès inédit
-
L'IA et sa désinformation s'invitent dans les spots de campagne aux États-Unis
-
Dans une ancienne cité industrielle américaine, un centre de données divise les habitants
-
Le TGV et la SNCF : 45 ans d'histoire technologique française
-
Après la taxation des petits colis, l'UE impose des frais de traitement
-
Elections en Israël : Eisenkot prône l'unité, Netanyahu brandit la menace iranienne
-
Lula, l'idole de gauche qui défie les années et l'extrême droite
-
Ligue 1: sans Kvara ni Dembélé, les recrues estivales comme solutions au PSG
-
Foot: Ballon d'Or du suspense pour l'édition 2026
-
Le Sénégal accueille les Jeux de la jeunesse, premier événement olympique en Afrique
-
NBA: le Thunder perd Williams sur blessure, les Knicks patinent
-
Les forces saoudiennes disent avoir intercepté un missile houthi vers Riyad, l'aéroport à nouveau visé
-
Brésil: Lula décroche un quatrième mandat, Bolsonaro veut l'annulation du scrutin
-
En Serbie, la victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
Contre toute attente, Lula décroche un quatrième mandat inédit, le Brésil reste à gauche
-
En Serbie, immense liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Brésil: Lula et Flavio Bolsonaro au coude à coude, d'après des résultats partiels
-
Le Brésil dans l'attente des résultats du duel entre Lula et Flavio Bolsonaro
-
Espagne: Mbappé foudroie le Barça et offre le Clasico au Real Madrid
-
A Belgrade, liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Top 14: Bordeaux-Bègles décimé mais solide à La Rochelle
-
Serbie: victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le GP des Etats-Unis et se rapproche du titre
-
Aleksandar Vucic, le nationaliste serbe défait par les étudiants
-
En Serbie, le nationaliste Aleksandar Vucic reconnaît sa défaite aux législatives
-
Brésil: la justice prolonge le vote au second tour entre Lula et Bolsonaro
-
Manifestation à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Législatives en Serbie: une participation record entretient l'espoir des opposants à Vucic
-
Après un samedi plus calme qu'attendu, les forces de sécurité prudentes sur les suites de la colère sociale
-
Brésil: âpre duel entre Bolsonaro et Lula, qui dénonce des obstacles au vote
-
Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola
-
En Serbie, mobilisation massive aux législatives, sous forme de "référendum anti-Vucic"
-
La NFL réussit son baptême en France avec la victoire des Steelers et leur légende Rodgers
-
L'opposante Machado de retour au Venezuela
-
Ligue 1: l'immense frayeur de l'OM face au Havre
-
L1: Rennes leader provisoire en écartant Strasbourg avec un doublé de Szymanski
-
Tempête Boelo : un décès et des milliers de foyers privés d'électricité au Royaume-Uni
-
Des milliers de manifestants à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Pour son premier meeting sous tension, Le Pen promet une "renaissance" sans "rupture brutale"
-
Mondiaux de gym: Prat et Colas, sommets en vue
-
Trois personnes tuées à Gaza par une frappe israélienne sur une université (personnel, hôpital)
-
Angleterre: Manchester et Carrick en perdition, Liverpool en lévitation
-
Mondiaux de gym: Maïana Prat, 16 ans, médaillée de bronze au sol
-
Reprise des vols à l'aéroport de Riyad, malgré de nouvelles attaques houthies contre le royaume
-
Italie: l'Inter Milan, renversant, rejoint la Lazio en tête
-
Ligue 1 : Monaco bute contre Lille et stagne
"Pas d'argent": le nouveau président ultralibéral Milei annonce à l'Argentine un "choc" d'austérité
L'ultralibéral Javier Milei est devenu dimanche président de l'Argentine, annonçant un inévitable "choc" d'austérité, et avertissant d'emblée que la situation économique dans le pays va "empirer" à court terme.
"Il n'y pas d'alternative à un ajustement, il n'y a pas d'alternative à un choc" budgétaire, car "il n'y pas d'argent !", a lancé M. Milei à plusieurs milliers de partisans, à l'extérieur du Parlement, où il venait de prêter serment.
Face à lui, une mer ciel et blanc, de drapeaux argentins et maillots de la sélection mêlés, acclamait ses interventions, aux cris de "Libertad, Libertad", voire "Motosierra !" (à la tronçonneuse!), en référence à l'outil qu'il brandissait en campagne, pour symboliser les coupes à venir dans l'"Etat ennemi".
A la mi-journée, Javier Gerardo Milei, 53 ans, est devenu le douzième président de l'Argentine depuis le retour de la démocratie il y a 40 ans, jurant devant les parlementaires d'honorer "avec loyauté et patriotisme" la charge de président, puis revêtant l'écharpe présidentielle ciel et blanc.
Il a aussi reçu le traditionnel sceptre fait sur mesure pour chaque président, portant dans son cas gravées sur le pommeau les gueules de ses cinq chiens mastiffs anglais - "ses enfants", comme il les appelle.
En deux ans à peine, l'outsider Milei, un économiste connu depuis 6-7 ans comme polémiste prisé des plateaux TV, a renversé la politique argentine. Elu député en 2021, il a balayé les blocs péroniste (centre-gauche) et de droite, qui alternaient au pouvoir depuis 20 ans, avec un message dégagiste.
- "Salut, je suis le lion !" -
Le 19 novembre, il a signé une victoire retentissante à la présidentielle face au ministre de l'Economie centriste sortant, Sergio Massa, avec 55,6% des voix.
Après son discours, ponctué de son slogan fétiche "Viva la Libertad, carajo !" (Vive la Liberté, bordel !), Milei, avec à ses côtés sa soeur --qui sera secrétaire générale de la présidence-- Karina, 50 ans, a parcouru en décapotable les 2 km du Parlement à la Casa Rosada, la présidence, s'arrêtant parfois pour aller à la rencontre de la foule.
Du balcon de la présidence, il a plus tard salué la foule d'un rugissement caractéristique : "Salut à tous, je suis le lion !", empruntant quelques lignes à un air de hard-rock argentin.
Mais il a répété que "si nous allons devoir traverser une période difficile, nous allons la surmonter", lançant un "Rendons à l'Argentine sa grandeur !", aux accents Trumpiens.
Dans la foule massée au fil de la journée, les Argentins, parfois venus de très loin dans le pays, Mendoza, Tucuman, saluaient en Milei l'incarnation d'un "virage à 180 degrés, et une lueur d'espoir", comme s'enthousiasmait Ariel Carabetta, commerçant de 42 ans.
Une incertitude demeure sur les toutes premières mesures: dévaluation du peso notoirement surévalué ? Premières coupes budgétaires, notamment les chantiers publics ? Restriction, voire interdiction d'émission monétaire ?
Dimanche, il a réaffirmé qu'un premier objectif concret sera une réduction de 5% du PIB du déficit budgétaire, qui "tombera sur l'Etat, pas le secteur privé".
Mais d'ici là, "les gens vont avoir pour la première fois depuis longtemps des prix +libres+: la fin des +prix encadrés+", estime Viktor Beker, économiste de l'Université de Belgrano, prédisant une forte inflation en décembre, janvier.
- "Lui donner du temps" -
Milei lui-même a prévenu que l'inflation ne sera pas maîtrisée avant "18 à 24 mois".
"Bien sur que l'ajustement va nous impacter à tous. Mais il faut faire face à la mitraille. On en est là et il faut du courage", indiquait Ana Avellaneda, avocate de 50 ans.
Restent hors champ, pour l'heure, les postures plus controversées du candidat Milei: son opposition à l'avortement, légalisé en 2021, ou son déni du changement climatique comme "responsabilité de l'homme".
Milei a été investi sous le regard bienveillant de dirigeants ou politiciens nationalistes ou conservateurs, qui avaient salué sa victoire avec enthousiasme: le Brésilien Jair Bolsonaro, le Hongrois Viktor Orban, le chef de la formation espagnole d'extrême droite Vox, Santiago Abascal.
Présent aussi l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, avec qui Javier Milei a partagé une longue accolade. Zelensky avait récemment remercié Milei pour son "soutien clair" à l'Ukraine.
Le roi d'Espagne, les présidents d'Uruguay, du Chili, du Paraguay voisins étaient également à Buenos Aires. Le Brésilien Lula, vivement critiqué par Milei par le passé, avait délégué son chef de diplomatie.
Après la prestation de serment de neuf ministres - un gouvernement restreint, austérité promise par Milei - la journée d'investiture devait se clôre par un office interreligieux, puis un spectacle au prestigieux Teatro Colon.
P.Mathewson--AMWN