-
Ligue 1: sans Kvara ni Dembélé, les recrues estivales comme solutions au PSG
-
Foot: Ballon d'Or du suspense pour l'édition 2026
-
Le Sénégal accueille les Jeux de la jeunesse, premier événement olympique en Afrique
-
NBA: le Thunder perd Williams sur blessure, les Knicks patinent
-
Les forces saoudiennes disent avoir intercepté un missile houthi vers Riyad, l'aéroport à nouveau visé
-
Brésil: Lula décroche un quatrième mandat, Bolsonaro veut l'annulation du scrutin
-
En Serbie, la victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
Contre toute attente, Lula décroche un quatrième mandat inédit, le Brésil reste à gauche
-
En Serbie, immense liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Brésil: Lula et Flavio Bolsonaro au coude à coude, d'après des résultats partiels
-
Le Brésil dans l'attente des résultats du duel entre Lula et Flavio Bolsonaro
-
Espagne: Mbappé foudroie le Barça et offre le Clasico au Real Madrid
-
A Belgrade, liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Top 14: Bordeaux-Bègles décimé mais solide à La Rochelle
-
Serbie: victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le GP des Etats-Unis et se rapproche du titre
-
Aleksandar Vucic, le nationaliste serbe défait par les étudiants
-
En Serbie, le nationaliste Aleksandar Vucic reconnaît sa défaite aux législatives
-
Brésil: la justice prolonge le vote au second tour entre Lula et Bolsonaro
-
Manifestation à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Législatives en Serbie: une participation record entretient l'espoir des opposants à Vucic
-
Après un samedi plus calme qu'attendu, les forces de sécurité prudentes sur les suites de la colère sociale
-
Brésil: âpre duel entre Bolsonaro et Lula, qui dénonce des obstacles au vote
-
Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola
-
En Serbie, mobilisation massive aux législatives, sous forme de "référendum anti-Vucic"
-
La NFL réussit son baptême en France avec la victoire des Steelers et leur légende Rodgers
-
L'opposante Machado de retour au Venezuela
-
Ligue 1: l'immense frayeur de l'OM face au Havre
-
L1: Rennes leader provisoire en écartant Strasbourg avec un doublé de Szymanski
-
Tempête Boelo : un décès et des milliers de foyers privés d'électricité au Royaume-Uni
-
Des milliers de manifestants à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Pour son premier meeting sous tension, Le Pen promet une "renaissance" sans "rupture brutale"
-
Mondiaux de gym: Prat et Colas, sommets en vue
-
Trois personnes tuées à Gaza par une frappe israélienne sur une université (personnel, hôpital)
-
Angleterre: Manchester et Carrick en perdition, Liverpool en lévitation
-
Mondiaux de gym: Maïana Prat, 16 ans, médaillée de bronze au sol
-
Reprise des vols à l'aéroport de Riyad, malgré de nouvelles attaques houthies contre le royaume
-
Italie: l'Inter Milan, renversant, rejoint la Lazio en tête
-
Ligue 1 : Monaco bute contre Lille et stagne
-
Le Dakar 2027 victime à son tour des attaques en Arabie saoudite
-
Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant souffre de schizophrénie, la garde à vue suspendue
-
Nouveau N.1 mondial, Christo Popov écrit l'histoire du badminton
-
Après un samedi plus calme qu'attendu, les autorités prudentes sur les suites de la colère sociale
-
France: après un samedi de manifestations calme, les autorités prudentes sur la suite de la colère sociale
-
Les Brésiliens aux urnes pour un âpre duel entre Lula et Flavio Bolsonaro
-
Ski : Lucas Pinheiro Braathen survole le géant d'ouverture à Sölden
-
Tempête Boelo: 82.000 foyers privés d'électricité et transports perturbés au Royaume-Uni
-
Manifestations : des commerçants "soulagés", mais inquiets pour les prochains week-ends
-
Jordanie: stupeur et tristesse dans un village après l'attaque contre une église
-
En Serbie, forte mobilisation aux législatives, sous forme de "référendum anti-Vucic"
Denis Mukwege, l'homme qui voudrait réparer son pays, la RDC
Poing levé sur les podiums, il promet justice, dignité, probité... Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, 68 ans, mène campagne et détonne parmi les candidats à la présidentielle du 20 décembre en RDC, face à de vieux routiers de la politique congolaise réputée féroce et souvent dévoyée.
C'est à la fois un atout et un handicap, selon les analystes et nombre de Congolais, qui notent le manque d'expérience, de base militante, de moyens et de machine électorale du gynécologue congolais, célèbre à l'étranger mais finalement assez peu connu en République démocratique du Congo en dehors des milieux intellectuels.
"Ce pays a beaucoup souffert. Ce grand médecin des femmes, qui est aussi pasteur, peut faire la différence, il me donne l'impression d'être plus sérieux que tous les autres qui défilent ici", déclare à l'AFP Alphonsine Zawadi, une habitante de Kisangani (centre-nord) venue assister début décembre à un meeting du Dr Mukwege.
"Lui n'a jamais mis ses mains dans les caisses de l'État... Il peut nous sortir du cercle vicieux des guerres et de la pauvreté", appuie Pierrot Kono, un jeune rencontré au même endroit.
"Ce papa est loin de pouvoir sortir ce pays de ses problèmes", estime au contraire Samson, un étudiant. "Il n'a aucune expérience en politique, c'est trop tôt pour lui accorder la présidence de la République", selon lui.
Depuis plus de deux décennies, Denis Mukwege soigne dans son hôpital de Bukavu, dans l'est de la RDC, des femmes et filles victimes de viols atroces, utilisés comme armes de guerre.
En 2018, "l'homme qui répare les femmes", surnom hérité d'un documentaire qui lui a été consacré, a reçu le prix Nobel de la paix, qui lui a apporté une notoriété internationale et de nouvelles tribunes pour réclamer justice pour le peuple congolais.
Au-delà de son combat pour les femmes et contre la guerre, le docteur s'est toujours montré très critique vis-à-vis du pouvoir.
Après des mois de suspense, il a annoncé début octobre sa décision de se lancer dans la course à la présidentielle, ajoutant sa candidature à celle de plusieurs autres opposants en lice face au président sortant Félix Tshisekedi.
"Notre pays va très mal!", lançait-il, en dénonçant "les pratiques corrompues et prédatrices" qui maintiennent la majorité des Congolais dans la misère.
- "Fierté nationale" -
Fils de pasteur pentecôtiste, né le 1er mars 1955 dans ce qui était alors le Congo belge, Denis Mukwege a fait ses études de médecine au Burundi voisin.
En rentrant au pays, il exerce à l'hôpital de Lemera, au sud de Bukavu, où il découvre les souffrances des femmes qui, faute de soins appropriés, souffrent souvent de graves lésions génitales.
Il part alors suivre une spécialisation en gynécologie-obstétrique en France, à Angers (centre-ouest). Il retourne à Lemera en 1989 pour animer le service gynécologique et restera dans son pays durant ses heures les plus sombres. Lorsque la première guerre du Congo éclate, en 1996, l'établissement est totalement dévasté.
En 1999, le Dr Mukwege crée l'hôpital de Panzi à Bukavu, qui devient une "clinique du viol" à mesure que le Kivu sombre dans la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et ses viols de masse.
Cette "guerre sur le corps des femmes" continue encore aujourd'hui, constate-t-il amèrement.
Marié et père de cinq enfants, le Dr Mukwege, débordant d'énergie et à la voix grave et douce, a souvent été au cœur des tensions entre Kinshasa et le Rwanda, accusé aujourd'hui encore de soutenir une rébellion pour s'emparer des richesses de l'Est congolais. Un soir d'octobre 2012, il a échappé à une tentative d'attentat.
En mai 2021, le président rwandais Paul Kagame, mettant en doute les massacres perpétrés dans l'est de la RDC dans les années 1990-2000, l'accusait au passage d'être "un outil" de forces occultes.
Denis Mukwege "est une fierté nationale... Il a tout notre soutien", répliquait Félix Tshisekedi. Mais c'était avant que le docteur ne descende dans l'arène politique.
F.Bennett--AMWN