-
L'Indonésie réduit ses exportations de gaz vers Singapour
-
Des milliers de manifestants défilent à Orléans contre le congrès du RN
-
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est arrivé à Dandong en Chine, selon Séoul
-
Diagonale des Fous: Hugo Deck, la victoire de l'insouciance
-
MotoGP: Jorge Martin forfait en Australie offre un boulevard à Marc Marquez
-
Ce qu'il faut savoir sur le cinquième plénum du Parti communiste chinois
-
Allemagne: le "Nid d'Aigle" d'Adolf Hitler en feu, un suspect arrêté
-
Feux en Indonésie : des étudiants réclament dans le smog une action du gouvernement
-
Le Conseil de l'Europe appelle à respecter le droit de manifester
-
Nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité après les débordements du 17 octobre
-
Jean-Michel Jarre, "optimiste par subversion" face à l'IA
-
Israël: les partis arabes se voient en faiseurs de rois pour faire tomber Netanyahu
-
Steve Hilton, le républicain qui veut ravir la Californie aux démocrates
-
Un début de saison des champignons compromis par des sols exceptionnellement secs
-
NBA : Les Spurs de Wemby encore battus, les Knicks aussi
-
NFL: Paris se met enfin à l'heure américaine, un rendez-vous à fidéliser
-
Typhon Champi à Taïwan : 56.000 foyers sans électricité, un mort et des milliers d'évacuations
-
Le congrès du RN à Orléans, épicentre d'une nouvelle journée de manifestations à haut risque
-
Cisjordanie : opération militaire majeure après la mort de deux soldats israéliens
-
Nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité après le chaos du 17 octobre
-
Rubio appelle les Cubains à collaborer avec la CIA
-
Mondiaux de gym: Elena Colas, une 6e place prometteuse au concours général
-
Des signes laissent présager une reprise des frappes américaines contre l'Iran
-
Ligue 1: Nice plombé puis sauvé par Diouf
-
Foot: Messi reçoit le prix Princesse des Asturies du sport
-
La tempête Austen s'éloigne de la France, 242.000 foyers sans électricité
-
Wall Street clôture en baisse, minée par une nouvelle envolée du pétrole
-
Lycéens, forces de l'ordre : Macron en première ligne avant une nouvelle journée de contestation
-
Tirs meurtriers dans les Yvelines, un "tournant" pour Macron qui dénonce une attaque "raciste"
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et plusieurs blessés, Macron dénonce un "attentat terroriste raciste"
-
Tuerie dans les Yvelines : "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe" (maire de Trappes)
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le Nord-est, 242.000 foyers sans électricité
-
Yvelines : Macron dénonce un "attentat terroriste raciste" ayant fait un mort et des blessés
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, la dette française attend Moody's
-
Allemagne: Vincent Kompany, l'entraîneur du Bayern, hospitalisé après un malaise
-
Grand Paris Express : le démarrage de la ligne 18 pourrait être reporté à 2027
-
"Une agression": en Colombie, des indigènes en lutte contre le nouveau président de droite
-
Prix des carburants: les transporteurs routiers italiens cessent leur mouvement de grève
-
Mobilisation du 24 octobre : ce qui est prévu
-
Iran : huit pays d'Europe et du Moyen-Orient plaident pour la paix à Istanbul
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le nord, 288.600 foyers sans électricité
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père pour détention d'images pédocriminelles
-
Violences urbaines: Darmanin demande à la justice d'informer les "employeurs des pilleurs"
-
Le typhon Champi secoue Taïwan
-
Iran : huit hauts diplomates d'Europe et du Moyen-Orient à Istanbul
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme
-
Venezuela : la précarité des quartiers riches au révélateur des séismes
-
En Inde, des écoles françaises mitonnent l'élite de la gastronomie
-
Macron reçoit les lycéens avant de rendre visite aux forces de l'ordre
-
Le premier long métrage généré par IA en Chine sort en salles
En Ukraine, les statues soviétiques déboulonnées créent le débat et l'embarras
A Lviv, grande ville de l'ouest de l'Ukraine, une statue de la première femme à être allée dans l'espace, Valentina Terechkova, gît au sol, son casque éclaboussé de peinture rouge.
La région, à la frontière avec l'Union européenne, avait été la première en Ukraine à déboulonner ses monuments soviétiques, sous l'impulsion d'un mouvement national visant à effacer tout vestige du pouvoir de Moscou dans cette ancienne république de l'URSS.
Mais une fois mis à terre, qu'en faire?
La question est particulièrement complexe depuis l'invasion russe de février 2022, qui a renforcé le rejet des symboles liés à la Russie.
"La société ukrainienne est traversée par un débat: est-ce qu'on doit conserver ces monuments", explique Liana Blikharska, historienne et chercheuse au musée Territoire de la terreur.
A l'extérieur du musée, qui présente les récits des répressions soviétiques et des déportations de Juifs, se trouvent plusieurs statues abattues.
Selon Liana Blikharska, le personnel a cédé quand les autorités locales lui ont demandé d'abriter ces objets. "Il n'y aucun autre musée ou endroit pour les stocker, donc nous avons accepté."
- "Front idéologique" -
Le déboulonnage de statues n'est pas une nouveauté en Ukraine. Le pays en a déjà renversé des milliers dans les années 1990, celles célébrant par exemple la révolution bolchevique.
Une nouvelle vague a débuté en 2014, quand la Russie a annexé la péninsule de Crimée, et a redoublé de force après l'invasion en 2022.
L'an dernier, l'Ukraine a voté une loi de "décolonisation", visant à renommer les rues et faire tomber les monuments liés à Moscou.
La région de Lviv a été la première à achever sa "décommunisation" en démontant 312 monuments rien qu'en 2023, a annoncé le mois dernier le gouverneur local, Maksym Kozytsky.
Parmi eux, la statue de Valentina Terechkova, cosmonaute soviétique devenue une élue pro-Kremlin et qui a aujourd'hui 86 ans. Installée en 1983, sa statue a été remisée en novembre.
Pour Andriï Godyk, qui dirige le groupe de travail régional chargé des monuments, cela incarne le "front idéologique" de la guerre contre la Russie.
"Notre génération fait le travail de nos parents, qui aurait dû être mené à bien au début des années 1990", dit cet homme de 35 ans.
Anna Gerych, journaliste et co-fondatrice du groupe "Décommunisation de la région de Lviv", considère qu'il est impossible de garder ces monuments en place quand "les gens meurent aux mains de ces mêmes occupants" russes.
- Opposition locale -
Lviv occupe une place particulière en Ukraine, car elle faisait partie de la Pologne voisine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le russe n'y est pas beaucoup parlé contrairement à l'Est du pays, et il y a relativement peu de symboles soviétiques.
Malgré cela, Andriï Godyk affirme que le déboulonnage des monuments soviétiques s'est heurté à une opposition locale.
"Parfois, des gens se tiennent devant notre équipement et disent +nous ne vous laisserons pas le démanteler+", relate-t-il.
Selon lui, les habitants sont particulièrement réticents lorsqu'il s'agit de monuments aux morts, notamment ceux portant les noms de membres de leurs familles tombés au front pendant la Seconde Guerre mondiale.
D'autres, au contraire, apportent des camions ou tracteurs pour aider à faire tomber les statues.
A travers le pays, les autorités locales ont adopté des approches diverses. Dans la capitale, Kiev, des monuments ont été déplacés vers un terrain d'aviation fermé.
Pour Andriï Godyk, mettre ces monuments devant un musée est un choix "discutable", étant donné que des milliers d'habitants de la région ont péri sous la répression soviétique.
- "Vaccin" contre le totalitarisme -
Mais l'équipe du musée de Lviv doit désormais trouver comment présenter ces reliques embarrassantes.
"Nous n'avons pas une idée claire de la façon dont nous devons travailler avec" ces monuments, explique Liana Blikharska.
Pour le chercheur Iouri Kodenko, il est important que ces vestiges restent visibles afin de se "vacciner" contre le totalitarisme et d'éviter "l'effacement de l'histoire".
Pour Liana Blikharska, montrer ces monuments "à valeur culturelle" aide à raconter l'histoire de "ceux qui les ont créées", notamment des membres de l'intelligentsia dont des proches ont souffert de la répression soviétique. "C'est toujours une histoire de personnes", dit-elle.
Pour Andriï Godyk, l'Ukraine aurait dû commencer ce travail bien plus tôt, car cela aurait contré l'argument du Kremlin selon lequel ses troupes partaient défendre en février 2022 "l'histoire russe, ou notre histoire commune".
"Nous avons une histoire commune, mais nous n'avons pas d'avenir commun."
O.Johnson--AMWN