-
Lecornu reçoit les syndicats, Macron appelle à "la fermeté"
-
Intempéries: l'homme porté disparu en Haute-Corse retrouvé mort
-
Rencontre en Russie entre Poutine et l'émissaire de Trump sur l'Ukraine
-
Foot : pour Paris, un arrière-goût amer derrière la séquence européenne brillante
-
"Casseurs-payeurs" : après les violences, la réponse législative franchit une première étape au Sénat
-
À Madrid, Milei s'invite dans la campagne en traitant Sánchez de "dictateur"
-
Annonces frauduleuses et arnaques : Bruxelles enquête sur Booking
-
En visite à Madrid, Javier Milei qualifie Pedro Sánchez de "dictateur"
-
Climat: le monde vers un réchauffement de 2,6°C, mais il est encore temps d'agir, selon l'ONU
-
Foot : "Kvara", gravement blessé au genou droit, absent plusieurs mois (PSG)
-
En visite à Madrid, Javier Milei qualifie Pedro Sánchez Sánchez de "dictateur"
-
Lecornu reçoit les syndicats, qui exigent des réponses politiques, avant de nouvelles manifestations
-
Route du Rhum : Violette Dorange dans une nouvelle dimension
-
Santé: le ministère lance un "observatoire" de la désinformation
-
Tour de France 2027 : quel chemin entre Edimbourg et Paris ?
-
Bourse de Paris : EssilorLuxottica s'envole, Carrefour plonge
-
Agroalimentaire : à Paris, l'Inde affiche ses ambitions mondiales
-
Dans le Michigan, des voisins divisés à l'approche des élections américaines de mi-mandat
-
"Tout sauf Trump": près de Miami, le malaise latino
-
Creuser un puits, la solution des Cubains pour avoir accès à l'eau
-
"A l'abri, vite": à Kiev, l'école vit au rythme des alertes aériennes
-
Australie : la députée victime d'une attaque amputée des deux jambes
-
Ligue des champions : Kane/Konsa, une bataille d'Angleterre pour Bayern-Arsenal
-
Ligue des champions : enfin lancé avec le Real Madrid, Diomandé retrouve Leipzig
-
Ligue des champions : Florian Thauvin, le lensois providentiel
-
Ligue des champions : Lille reçoit Galatasaray pour débloquer son compteur
-
Un avion de chasse s'écrase près de Nancy, au moins un mort
-
A Madagascar, un poivre sauvage à sauver dans les forêts grignotées
-
L'émissaire de Trump en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
"Mainmise sur les médias" : des journalistes serbes sous pression à l'approche des législatives
-
A Rome, un hôpital met l'art au service des patients atteints d'un cancer
-
NBA : Wemby foudroyé par Oklahoma, les Sixers fâchent New York d'entrée
-
Corée du Sud : troisième essai pour reconduire un requin égaré vers la mer
-
NBA : Philadelphie fâche New York avec une victoire d'entrée contre les champions
-
L'émissaire de Trump attendu en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
Brésil : Lula et Bolsonaro veulent se disqualifier, les réseaux sociaux en cause
-
Procès Maradona : la défense plaide l'acquittement pour l'addictologue et la psychiatre
-
L'avenir de l'encadrement des loyers devant le Sénat
-
"Casseurs-payeurs": après les violences du 17 octobre, la réponse législative au Sénat
-
Distancé par YouTube sur les téléviseurs américains, Netflix ne rassure pas Wall Street
-
Premiers bénéfices pour SpaceX grâce au "cloud", Musk favorable à une fusion avec Tesla
-
Budget de la Sécu : le gouvernement sous le feu des critiques dès l'ouverture des débats
-
Lecornu reçoit les syndicats avant de nouvelles manifestations
-
Ligue des champions: Lucas Hernandez, l'invité surprise répond présent
-
Ligue des champions: le PSG continue son spectacle, même face au Barça
-
"Tensions" en France: inquiet pour la consommation, Carrefour réduit légèrement ses objectifs 2026
-
Et de deux... Boeing obtient la certification du 737 MAX 10, après celle du MAX 7
-
Albanie : le Premier ministre dénonce une "guerre hybride" derrière les manifestations violentes
-
En grande difficulté, GiFi va solliciter un redressement judiciaire
-
Wall Street clôture dans le vert, soutenue par les résultats d'entreprises et le pétrole
Drones, wifi et longs couteaux: à bord du nouveau bateau-usine baleinier du Japon
Tablier, chemise et cravate aux motifs de baleine, chapeau bleu en forme de cétacé, Hideki Tokoro présente fièrement les équipements dernier cri du Kangei Maru, le nouveau bateau-usine du Japon pour cette pêche bannie presque partout ailleurs dans le monde.
Ce navire de près de 100 mètres de long qui a quitté mardi son port d'attache de Shimonoseki (ouest du Japon) est arrivé jeudi à Tokyo, où plusieurs médias dont l'AFP ont pu le visiter.
Il doit partir samedi pour plus de sept mois de chasse à la baleine, au large des côtes nord-est et nord de l'archipel.
"C'est un nouveau navire pour une nouvelle ère, symbolisant la phase de reprise de la pêche commerciale à la baleine" du Japon depuis 2019, avait déclaré mardi M. Tokoro, président de l'entreprise baleinière Kyodo Senpaku, propriétaire et exploitante du Kangei Maru.
C'est une gigantesque boucherie conçue pour la haute mer, avec un pont couvert d'une quarantaine de mètres pour découper les baleines, qui y seront hissées une fois abattues par un treuil pouvant tracter jusqu'à 70 tonnes, sur une rampe en pente douce.
"Attention, elles sont très aiguisées", prévient M. Tokoro à propos de lames de 30 centimètres avec lesquelles des ouvriers feront le tri entre la viande utile et les déchets de l'animal, qui seront rejetés dans l'océan.
Des tapis roulants transporteront les blocs de viande, qui seront ensuite conditionnés puis stockés dans des conteneurs réfrigérés d'une capacité de 15 tonnes chacun.
- Une chasse décomplexée -
Le Kangei Maru n'est pas équipé pour la capture: un plus petit navire à ses côtés, doté d'un canon-harpon, se chargera de cette partie du travail. Mais avec ses drones, le bateau-usine contribuera au repérage des proies.
Parmi d'autres innovations par rapport au Nisshin Maru, son prédécesseur retiré l'an dernier du service après 30 ans de carrière, le Kangei Maru dispose également de cabines individuelles et du wifi, pour améliorer le confort de ses quelque 90 membres d'équipage.
Malgré l'instauration en 1986 d'un moratoire international sur la pêche commerciale à la baleine, le Japon avait persisté en exploitant et détournant une clause d'exception autorisant des missions à des fins scientifiques.
Aussi le Nisshin Maru était devenu la bête noire d'ONG environnementales comme Greenpeace et Sea Shepherd, dont des militants n'hésitaient pas à le harceler jusqu'en Antarctique pour perturber ses activités.
Depuis qu'il a quitté le moratoire international en 2019, le Japon a repris ouvertement la pêche commerciale à la baleine, mais la limite désormais à son propre espace maritime.
Les crispations internationales sur le sujet ont ainsi nettement baissé en intensité depuis, tout comme les prises du Japon, qui représentent quelques centaines de baleines par an (294 en 2023). Son quota pour cette année est de 350 baleines.
- Bataille d'arguments -
Le Japon est l'un des trois derniers pays à chasser ces cétacés, avec la Norvège et l'Islande.
Le gouvernement nippon défend cette pêche, en faisant valoir qu'elle fait partie intégrante de la culture du pays depuis des siècles et qu'elle présente un intérêt en termes de sécurité alimentaire pour l'archipel, pauvre en surfaces agricoles.
M. Tokoro avance aussi d'autres arguments. Comme les baleines sont au sommet de leur écosystème, elles avalent de grandes quantités de créatures marines "qui devraient nourrir d'autres" êtres vivants, dont les humains: "Nous attrapons de moins en moins de calmar et d'espadon au Japon parce que le nombre de baleines augmente", affirme-t-il.
"Donc nous devons abattre certaines baleines pour préserver l'équilibre de l'écosystème", conclut-il.
"Depuis des décennies, le Japon avance des arguments fallacieux sur la sécurité alimentaire pour justifier la chasse à la baleine, alors que même sa population refuse cette viande", rétorque Patrick Ramage, un expert du sujet au sein du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).
La consommation de viande de baleine a en effet chuté au Japon à environ 2.000 tonnes par an aujourd'hui, contre 200.000 tonnes dans les années 1960, comme d'autres viandes sont devenues bien plus accessibles.
Les défenseurs de l'environnement contestent également l'argument selon lesquels les baleines entreraient en concurrence avec l'homme pour les ressources marines, soulignant au contraire leur utilité pour la santé des océans, leur biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique.
M.Thompson--AMWN