-
Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
-
Les Fidji accélèrent leur transition énergétique pour sortir des fossiles
-
Violences : l'État "a été défaillant", accuse le président du Medef Patrick Martin
-
努莎・奧貝爾:未見嶄新開局,卻見領導失能——波茨坦市長能否勝任其職?
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) demande de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées
-
La Bourse de Paris recule, les inquiétudes sur la dette française persistent
-
Colombie: un palais présidentiel bis aux airs de Maison Blanche suscite la controverse
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) estime qu"on paie cash 10 ans de verticalité", demande de "vraies réponses sociales"
-
Après une nuit "calme", Lecornu annonce de nouveaux couvre-feux pour mardi soir
-
Fnac Darty: la Commission européenne autorise l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky
-
Les violences de colons, un sujet embarrassant pour Netanyahu à la veille des élections
-
Des duels à scruter lors des élections américaines de mi-mandat
-
Dans l'Est américain, des riverains face aux millions d'un constructeur de centre de données
-
L'Ukraine lutte pour son approvisionnement en électricité avant l'hiver
-
Ligue des champions : à Paris, le réveil de Kvaratskhelia se fait attendre
-
Ligue des champions : une semaine en or pour Lamine Yamal ?
-
NBA : Wembanyama, l'année pour tout rafler
-
La députée australienne victime d'une attaque a perdu une jambe, selon des médias locaux
-
L'Ukraine accuse Washington de retarder la livraison de missiles
-
Election au Brésil : Meta doit prouver en 24 heures que Lula et Bolsonaro sont traités de la même façon
-
Mali: plus d'une quarantaine de civils tués dimanche par des hommes armés (sources sécuritaires et locales)
-
Brise-glace et câble sous-marin: l'UE dévoile sa stratégie pour l'Arctique
-
Micro chez OpenAI : le juge garde en détention l'ingénieur saoudien, y voit un "talent précieux" pour Riyad
-
Explosion de la rue de Trévise: le procès de la Ville de Paris s'ouvre mardi pour sept semaines
-
Roumanie : le Parlement s'apprête à investir le pro-européen Luca Niculescu, après des mois de crise
-
Une sonde japonaise en route vers les lunes de Mars pour une mission inédite
-
Le budget de l'Etat mis sur pause, l'Assemblée s'empare de celui de la Sécu
-
Ukraine: Washington retarde la livraison de missiles, accuse Zelensky
-
Wall Street profite d'un regain d'intérêt pour l'IA
-
Une fusée japonaise décolle vers les lunes de Mars pour une mission inédite
-
Violences: les premiers couvre-feux en vigueur, l'exécutif montre les muscles sur la réponse pénale
-
Triple narchomicide: face-à-face tendu entre la famille Kessaci et les accusés
-
Les affrontements se poursuivent en Albanie entre manifestants et forces de l'ordre
-
Violences : les premiers couvre-feux annoncés à Paris, Lille et Nice
-
La Bourse de Paris finit dans le rouge après les violences en France
-
Kenya: le gourou d'une secte mortifère jugé coupable des meurtres de 190 enfants et d'un adulte
-
Ukraine: "aucun avertissement" avant les frappes russes et Starshield toujours bridé, déplore Zelensky
-
Route du Rhum: les premiers bateaux sont arrivés à Saint-Malo
-
Violences du week-end : le gouvernement reconnaît des failles, Lecornu annonce des couvre-feux "localisés"
-
Trump en campagne sur des terres républicaines avant des élections à haut risque
-
Manifestations en Albanie : la "ligne rouge" a été franchie, selon le Premier ministre
-
Coupe de l'America : le défi français se jette à l'eau le premier à Naples
-
Ligue des champions : PSG-Barça, spectacle attendu au sommet
-
A la COP17, haro sur les subventions aux activités néfastes à la biodiversité
-
Présidentielle : face aux violences, le RN cherche à capitaliser sur l'image du parti de l'ordre
-
Crise politique et violences en France : les derniers développements
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares de forêts brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
Pays-Bas: le Premier ministre et son compagnon attendent un enfant
-
NBA : Haliburton, Lillard, Irving... Ces gros poissons font leur retour
Européennes: la poussée de l'extrême droite confirmée en France et en Allemagne
Le marathon électoral pour renouveler le Parlement européen a confirmé dimanche une poussée de l'extrême droite, qui s'impose devant les partis des dirigeants au pouvoir en Allemagne et en France, et tentera de peser sur le cap politique de l'UE.
Le scrutin, où plus de 360 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner 720 eurodéputés, s'est déroulé depuis jeudi dans un climat alourdi par une conjoncture économique morose et la guerre en Ukraine, au moment où l'UE affronte des défis stratégiques face à la Chine et aux Etats-Unis.
A l'orée d'une soirée où seront égrenés les résultats nationaux, de premiers sondages sortie des urnes confirment une nette progression des droites nationalistes et radicales, et un revers pour Olaf Scholz et Emmanuel Macron, à la tête des deux premières puissances de l'UE.
En France, le Rassemblement national mené par Jordan Bardella a dominé le scrutin avec plus de 31,5% des voix, loin devant le parti Renaissance du président Macron (15,2%) et la gauche sociale-démocrate emmenée par Raphaël Glucksmann (autour de 14%), selon des estimations des instituts de sondage.La participation est estimée à 52,5%, quelque 2,5 points de plus qu'en 2019.
Le RN engrangerait ainsi 31 des 81 eurodéputés français.
Outre-Rhin, où la participation a sensiblement progressé à environ 65%, l'extrême droite allemande AfD est créditée en seconde place, avec 16,5-16% des voix, derrière les conservateurs CDU-CSU (29,5-30%).
En dépit des derniers scandales qui ont éclaboussé sa tête de liste, l'AfD a devancé les sociaux-démocrates (14%) de la coalition au pouvoir, un revers cuisant pour le chancelier Olaf Scholz. Autre parti au gouvernement, les Verts sont tombés à 12-12,5%, très loin des 20,5% obtenus en 2019.
Et en Italie, où le vote a débuté samedi, le parti post-fasciste Fratelli d'Italia (FDI) de la cheffe de gouvernement Giorgia Meloni pourrait envoyer 22 eurodéputés dans l'hémicycle, contre six actuellement.
Mme Meloni, qui s'est présentée comme tête de liste à cette élection, a réaffirmé vouloir "défendre les frontières contre l'immigration illégale, protéger l'économie réelle, lutter contre la concurrence déloyale".
-"Sûreté et sécurité"-
Si la poussée de l'extrême droite dans nombre de pays est confirmée, la "grande coalition" actuelle droite/socialistes/libéraux qui forge les compromis dans l'hémicycle européen devrait néanmoins y conserver la majorité.
Mais elle pourrait voir sa marge de manœuvre réduite, l'obligeant à trouver des forces d'appoint et augurant d'intenses tractations dans les semaines à venir: les eurodéputés auront comme première tâche de confirmer les choix des dirigeants des Vingt-Sept pour la présidence de la Commission européenne.
Mme Meloni et son parti pourraient jouer un rôle crucial pour la reconduction d'Ursula von der Leyen, issue du PPE (droite), à la tête de l'exécutif européen. En 2019, le Parlement ne lui avait accordé sa confiance qu'à une courte majorité (neuf voix).
Surtout, alors que les eurodéputés adoptent les législations de concert avec les Etats, l'essor des droites radicales pourrait influer sur des dossiers cruciaux : défense contre une Russie expansionniste, politique agricole, objectif climatique 2040, poursuite des mesures environnementales...
"L'enjeu est de taille", a souligné la Première ministre danoise Mette Frederiksen, deux jours après avoir été agressée à Copenhague, citant notamment "la sûreté et la sécurité avec la guerre en Europe", "le changement climatique", "la pression sur les frontières de l'Europe", et l'influence des "géants de la technologie".
L'extrême droite reste cependant divisée au Parlement européen en deux groupes (ID et ECR) dont la rapprochement reste très incertain en raison de leurs importantes divergences en particulier sur la Russie.
"J'espère qu'une majorité pro-paix sortira de ces élections", a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban après avoir voté à Budapest. Toujours très critique de Bruxelles, le dirigeant nationaliste multiplie par ailleurs les attaques contre l'Otan, l'accusant d'entraîner les pays de l'Alliance dans une "conflagration mondiale" - à l'opposé d'une Giorgia Meloni soutenant fortement l'aide à l'Ukraine.
Dans les pays voisins de la Russie en guerre contre l'Ukraine, la sécurité est une préoccupation majeure. "Je souhaite un renforcement de la sécurité (...) voire le déploiement d'un contingent européen sur notre territoire", affirme ainsi Andrzej Zmiejewski, médecin de 51 ans, après avoir voté à Varsovie.
La mobilisation de l'électorat est l'un des grands enjeux du scrutin.
Le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, avait encouragé les électeurs à se rendre aux urnes: "C'est le vote qui décide si l'avenir que nous construisons ensemble pour l'Europe et pour l'Espagne est un avenir de progrès ou un avenir de régression", a-t-il lancé.
"L'UE n'y arrivera que si elle fait bloc et reste ensemble. Je pense que c'est important de se tenir du côté de la paix et de la démocratie", a commenté Tanja Reith, électrice allemande de 52 ans.
"Si demain il n'y a plus d'Europe, il n'y a plus de France", abonde Martine Dorian, 76 ans, à Toulouse (sud-ouest de la France)
O.M.Souza--AMWN