-
Violents incendies en Europe du Sud, des milliers de personnes évacuées
-
Le marché en plein essor des peptides sous la loupe d'experts aux Etats-Unis
-
Encerclés par les milices, les Soudanais craignent un cycle de guerres sans fin
-
Au sommet des Alpes suisses, une balançoire géante pour attirer les estivants
-
Fronde étudiante en Inde: Modi promet de punir les fraudeurs, les manifestants persistent
-
Franchises médicales : le gouvernement annonce le doublement du plafond
-
L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines
-
TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre La France insoumise
-
Foot: le successeur de Deschamps connu mardi 28 juillet, Zidane grand favori
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, des milliers d'évacués et le spectre de 2022
-
Les pays de l'UE trouvent un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie
-
TotalEnergies double son bénéfice net au 2e trimestre avec les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
Pour la première fois, des IA obtiennent 100% au plus prestigieux concours de mathématiques
-
A Manille, Lavrov met en garde Rubio sur la livraison d'armes à l'Ukraine
-
Dans l'est du Tchad, le "cruel" manque d'eau, source de conflits
-
Au Ghana, un homme se mobilise pour sauver les raies-guitares de l'extinction
-
Chaleur extrême: à Tokyo, le plus grand nombre d'hospitalisations en un jour depuis 2010
-
Gironde: plus de 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Gironde: 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Les Houthis pro-iraniens revendiquent des attaques en mer Rouge, nouvelles frappes américaines en Iran
-
La BCE tentée par le statu quo malgré la reprise de l'escalade au Moyen-Orient
-
Washington veut développer le nucléaire civil en Arabie saoudite, en plein conflit avec Téhéran
-
Les Houthis, pro-iraniens, revendiquent des attaques contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge
-
Gironde: 1.400 hectares dévorés par les flammes, des milliers de personnes évacuées
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter
-
Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet
-
Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, tant qu'elle peut "agir"
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce à Airbus et TotalEnergies
-
Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France, la presse inquiète
-
Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré le pétrole et les taux
-
Canicule de juin : une surmortalité record depuis 2003, marquée aussi chez les jeunes
-
Ukraine : 24 heures dans l'hôpital de Dnipro, au rythme ordinaire de la guerre
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, "à la demande" de Macron
-
Dans les massifs forestiers, l'ONF mesure la sécheresse des végétaux pour prévenir les incendies
-
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
-
Wall Street en ordre dispersé, les investisseurs jouent la carte de la prudence
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, dans une guerre dont les coûts s'envolent
-
Royaume-Uni : le prince George fête ses 13 ans, avant la rentrée à Eton
-
Ebola en RDC et en Ouganda: le bilan dépasse désormais les 1.000 morts, selon l'OMS
-
Maduro de retour au tribunal à New York
-
En Inde, la crise entre les jeunes "cafards" et le gouvernement s'installe
-
Neuf mois après le cambriolage du Louvre, la galerie d'Apollon rouvre, sans ses joyaux
-
La publicité virtuelle bientôt autorisée sur les terrains de sport français?
-
A 100 km de Madrid, 32.000 hectares brûlés et l'angoisse d'un feu "féroce et sauvage"
-
Ukraine : qui est Mykhaïlo Drapaty, le nouveau commandant en chef de l'armée ?
-
La dix-huitième étape du Tour: premier volet de la trilogie alpestre
Ethiopie: au Tigré, un système de santé à bout de souffle
Kiros Girmay reprend son souffle à plusieurs reprises. L'ancien soldat de 60 ans est assis sur un lit d'hôpital aux draps sales. "A cause des destructions durant la guerre, nous ne recevons pas de bons traitements", constate-t-il.
"Le matériel est délabré (...), comment pourrions nous aller mieux" dans ces conditions, s'interroge l'homme à la barbe grisonnante depuis le centre hospitalier de Maiani de Shiraro, dans le nord du Tigré.
Durant la guerre qui a ravagé cette région septentrionale de l'Ethiopie de novembre 2020 à novembre 2022, de nombreux hôpitaux et cliniques ont été détruits ou endommagés.
"Durant le conflit, près de 89% des centres de santé ont été endommagés et 98% du matériel médical a été soit pillé, soit endommagé", déclare Nimrat Kaur, coordinatrice de projets pour l'ONG Médecins sans frontières (MSF).
Gebrehiwot Mezgebe fait le tour de l'hôpital Maiani, dont il est le directeur. "Nous avons été visés durant la guerre, le toit a été complètement endommagé", relate-t-il en pointant du doigt le plafond, remplacé par de la tôle.
Deux ans après la signature d'un accord de paix, qui a mis fin aux combats entre les rebelles tigréens et les forces fédérales, les besoins sont toujours immenses pour l'hôpital. "Nous avons des pénuries de médicaments, nous n'avons pas assez de matériels, pas assez de budget, et onze médecins ont été tués durant le conflit", énumère-t-il.
Le responsable évalue à 100 millions de birrs (environ 770.000 euros) les besoins annuels pour opérer dans de bonnes conditions et offrir de bons soins aux plus d'un million de personnes qui vivent aux alentours, dont plusieurs dizaines de milliers de déplacés. "Mais nous ne recevons que 4 millions (environ 30.000 euros)", constate-t-il, dépité.
Et le constat est partagé à travers la région, qui compte environ six millions d'habitants.
Le budget des hôpitaux est assuré par le gouvernement fédéral, qui a estimé à 20 milliards de dollars le coût de la reconstruction dans la région. Les autorités d'Addis Abeba, exsangues financièrement, ont obtenu ces derniers mois des prêts de la Banque mondiale et du FMI.
- Bondées -
A Mekele, la capitale tigréenne, l'hôpital Ayder a été l'un des seuls à continuer d'opérer durant tout le conflit, malgré les bombardements sur la ville.
En cette matinée d'octobre, les salles d'attente sont bondées, certains patients attendent à même le sol, une longue file s'étire devant la pharmacie.
Amanuel Asafa travaille au service d'oncologie. "Durant le conflit, nous n'avons pas reçu notre salaire pendant 17 mois, nous avons dû utiliser des médicaments périmés, j'ai survécu uniquement parce que j'ai un frère aux Etats-Unis qui m'a envoyé de l'argent", se remémore-t-il, avant de poursuivre: "Nous avons perdu de nombreux patients".
Aujourd'hui, le service, qui accueille entre 15 et 20 patients chaque jour, tourne avec seulement deux cancérologues. "Nous aurions besoin d'au moins 7 spécialistes, et nous manquons aussi de médicaments", souligne-t-il.
A ses côtés, Zemeda Teklay est alitée. La jeune femme de 28 ans est suivie pour un cancer de l'intestin, diagnostiqué en juillet. Elle se plaint de ne pouvoir trouver de médicaments à l'hôpital. "Jusqu'à présent je pouvais m'en procurer en vendant ce que je pouvais trouver, mais je n'ai plus rien aujourd'hui", se plaint-elle.
La jeune femme doit payer entre 7 et 8.000 birrs (entre 53 et 60 euros) pour chaque traitement, une somme considérable dans ce pays d'Afrique de l'Est d'environ 120 millions d'habitants, où 34,6% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.
Deux ans après la fin du conflit, plus d'un million de personnes sont toujours déplacées, selon l'ONU. La plupart des déplacés, originaires du Tigré occidental, une zone disputée revendiquée par le Tigré et la région voisine de l'Amhara, s'entassent aujourd'hui dans des camps, ce qui favorise le développement de certaines maladies, comme le choléra et la polio.
"Avant la guerre, le système de santé au Tigré était l'un des plus robustes du pays", souligne Nimrat Kaur, la coordinatrice de Médecins sans frontières, estimant qu'il "est en train de se relever, mais est toujours très fragile".
J.Oliveira--AMWN