-
Les coraux en bonne santé pourraient redonner des couleurs à ceux qui dépérissent
-
Le rabot de 350 millions d'euros de MaPrimeRénov' acté par l'Agence nationale de l'habitat
-
Jusqu'à 30 ans de réclusion pour les trois responsables d'un incendie meurtrier en 2022
-
Albanie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers, des ministères attaqués
-
Arianespace prévoit un nouveau lancement de 36 satellites Amazon Leo
-
La mobilisation lycéenne se poursuit, l'affectation de professeurs remplaçants s'accélère
-
La BBC accuse Trump de jouer la montre dans sa procédure en diffamation
-
Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable
-
Informatique quantique : un dirigeant d'IBM alerte sur le risque de piratages massifs
-
La Bourse de Paris finit en hausse malgré une inflation américaine plus forte que prévu
-
Sur les rives de la mer Noire, un village bulgare face aux répercussions de la guerre en Ukraine
-
En Colombie, des milliers de personnes manifestent contre le nouveau président de droite dure
-
Les partenaires sociaux revalorisent de 1,4% les retraites complémentaires du privé
-
Retraites: la réforme de 2023 a revalorisé la pension de 1,3 million de personnes, selon le ministère
-
Lufthansa remporte la course à la privatisation partielle de TAP Air Portugal
-
Visite de Zelensky: Burnham espère "réparer les liens" après les critiques de Trump
-
Incendies en Indonésie : quel est l'impact des fumées sur la santé ?
-
Albanie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers, des incendies déclenchés
-
Carburants: "il y a une limite à la douleur", dit l'Iata pour les compagnies aériennes
-
Loin des "outrances", Valeurs actuelles veut changer son image
-
Le Brésil enquête sur une flambée d'incendies "criminels" en Amazonie
-
Airbus prend au sérieux la concurrence chinoise et prépare son avion de prochaine génération
-
Turquie : le pouvoir prend le contrôle de la principale télévision de l'opposition
-
Arabie : trois matches de championnat reportés après les attaques houthies
-
Evolution "normale" pour le pape après son opération pour un cancer du poumon
-
Agirc-Arrco: les partenaires sociaux lancés dans des négociations cruciales sur la revalorisation des pensions
-
Wall Street ouvre en baisse, lestée par l'inflation américaine
-
Manifestations en Inde : deux chefs des "cafards" placés en détention
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre Aramco en Arabie saoudite
-
Le pape entame sa convalescence dans l'incertitude après son opération pour un cancer du poumon
-
Nouvelles frappes russes contre l'Ukraine, qui s'inquiète d'une perte de soutien américain
-
Fusillade d'Aubagne : détention requise contre le collégien, "influencé" par les tueries de masse
-
La lauréate du prix Nobel Pillay fustige les sanctions "illégales" de Trump contre la CPI
-
L'UE veut s'inspirer de l'Irlande pour accélérer dans la course à l'IA
-
La verrerie Duralex sauvée, 155 emplois conservés
-
Encadrement des loyers : la prolongation doit s'accompagner d'une réforme, juge la Cour des comptes
-
Après Ceuta, le roi Felipe VI est arrivé à Melilla, autre enclave espagnole
-
Tensions sur la dette française: "la solution se trouve d'abord en France" au niveau du budget, avertit Lagarde
-
L'ex-comédien Russell Brand décrit comme un "prédateur sexuel" à son procès pour viols à Londres
-
Face aux attaques contre hôpitaux et secouristes, quels leviers pour les humanitaires ?
-
Fusillade d'Aubagne: le suspect de 14 ans reconnaît les faits mais conteste "avoir voulu tuer"
-
Procès Nord Stream : pour la défense, les gazoducs étaient une "arme" de la Russie
-
A Dublin, Européens et patrons de la tech appellent au sursaut pour rendre l'IA sûre
-
Journaliste arrêté par Moscou : Tokyo demande des explications à la Russie
-
La série "Girls" va faire son retour, toujours sur HBO
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une attaque contre Aramco en Arabie saoudite
-
GSK envisage de supprimer 1.200 emplois en Belgique
-
Incendies en Indonésie : pollution "très élevée" à Singapour, écoles fermées au Timor oriental
-
Nouvelles frappes russes contre l'Ukraine, qui s'inquiète du soutien de Washington
-
Sao Tomé: l'île chocolat développe sa culture de vanille
Russie: six ans de prison requis contre une pédiatre accusée d'avoir critiqué l'armée
Six ans de prison: le parquet russe a réclamé vendredi cette peine contre une pédiatre de Moscou accusée par la mère d'un de ses patients d'avoir critiqué l'offensive russe en Ukraine, en pleine répression de toute opposition en Russie.
Le procureur a demandé à la juge Olga Fedina de "reconnaître coupable (Nadejda) Bouïanova et lui infliger une peine de six ans de privation de liberté dans une colonie pénitentiaire". Le verdict sera rendu mardi.
"Je ne reconnais pas ma culpabilité, je suis innocente", a dit la médecin de 68 ans, en pleurs avant le début de l'audience, après que les menottes lui ont été enlevées.
"Rien de cela n'est vrai", a-t-elle affirmé depuis son box vitré au tribunal, soutenue par une dizaine de personnes dans la salle, a constaté l'AFP.
Cette affaire illustre l'impitoyable répression visant les voix critiques, réelles ou supposées, de l'assaut de grande ampleur de l'armée russe contre l'Ukraine ordonné en février 2022 par le président Vladimir Poutine.
Les arrestations pour espionnage, trahison, sabotage, extrémisme ou pour de simples critiques de l'armée, se multiplient avec à la clé de très lourdes peines de prison pour les accusés, souvent victimes de dénonciations.
Pour Nadejda Bouïanova, le calvaire a débuté le 31 janvier quand la compagne d'un soldat porté disparu au front, Anastassia Akinchina, 34 ans, l'a dénoncée.
Cette mère d'un garçon de sept ans soigné par Mme Bouïanova, a accusé la pédiatre de lui avoir dit lors d'une conversation privée que son mari disparu en Ukraine "était une cible légitime" pour les forces armées ukrainiennes et que "la Russie était un pays agresseur et attaquait les civils ukrainiens".
Une version réfutée par Nadejda Bouïanova qui a décrit Anastassia Akinchina comme "une personne au caractère instable", sortie "nerveuse et mécontente" d'une consultation pour traiter un orgelet de son enfant.
Dans ce parole contre parole, "le mensonge ne doit pas être encouragé", a plaidé l'avocat de Nadejda Bouïanova, Léonid Soloviev, qui a réclamé l'acquittement de sa cliente.
- "Quelle haine pourrais-je ressentir?" -
A la suite de ces accusations, Nadejda Bouïanova avait immédiatement été licenciée. "Je n'ai eu que dix minutes pour rassembler mes affaires après quatre ans de service" dans cet hôpital, a-t-elle raconté.
Mais le cauchemar était alors loin d'être terminé: elle a ensuite été inculpée en février, placée en détention en avril, pour "diffusion de fausses informations" sur l'armée russe qui aurait été motivée par la "haine ethnique".
Nadejda Bouïanova habite en Russie depuis trente ans mais est née à Lviv, ville de l'ouest de l'Ukraine, considérée par de nombreux Russes comme leur étant particulièrement hostile.
"Tout s'explique. Voilà pourquoi elle déteste la Russie et les combattants russes. Elle est de Lviv!", s'était écriée lors d'une audience fin mai Anastassia Akinchina.
"C’est douloureux de lire ce qui est écrit dans l’acte d'accusation. Quelle haine pourrais-je ressentir? Je suis liée à trois peuples slaves: la Russie, le Bélarus, l'Ukraine", s'est encore défendue la pédiatre vendredi, avant de fondre en larmes."
Elle doit aussi faire face au témoignage de son ancien patient de 7 ans, qui, selon la défense, n'était pas présent lors de la discussion entre les deux femmes.
"La médecin a dit à maman que papa était une cible légitime de l'Ukraine, que la Russie est un pays agresseur et que la Russie tuait des civils en Ukraine", a dit l'enfant, dans sa déposition lue lors d'une audience en juin et citée par le média russe Mediazona qui couvre les répressions.
"Ce sont des phrases d'adultes, si effrayantes... Je doute que ce soit ses mots", a répondu vendredi Nadejda Bouïanova.
Les collègues de la pédiatre ont lancé une pétition de soutien en ligne qui a recueilli à ce jour plus de 6.000 signataires. Son licenciement avait été annulé en juillet par un tribunal de Moscou sans que cela n'ait de conséquence sur les poursuites pénales.
"Je ne suis pas une politicienne. Je suis un médecin", a dit vendredi Nadejda Bouïanova qui a demandé au tribunal de prendre en considération son état de santé et son passé professionnel irréprochable.
M.Thompson--AMWN