-
Un mort et 24 blessés dans une explosion lors d'une sortie scolaire dans le nord d'Israël
-
La sainte patronne du Brésil réapparaît dans la campagne présidentielle
-
A Paris, plus de salles de sport et de pâtisseries mais moins de librairies
-
La Bourse de Paris termine en hausse avant une semaine chargée en publications
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser les fluctuations de l'économie
-
Faux avis sur internet: Google affirme qu'il "n'a pas les moyens de vérifier"
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote
-
L'ouragan Simon fait un mort et des dégâts sur la côte pacifique du Mexique
-
Tarifs mal affichés, devis irréguliers: des "manquements" relevés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote (Tribunal Suprême)
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz à Shanghai, Zverev finira la saison N.1 mondial
-
El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
-
Pakistan : des centaines de partisans d'Imran Khan arrêtés, la protestation faiblit
-
Des supermarchés français touchés par une cyberattaque inédite de leurs installations frigorifiques
-
Jeux vidéo: Vincent Cassel double un Napoléon diabolique dans "Valor Mortis"
-
Chantage sur Karine Le Marchand : Mimi Marchand demande "pardon" et renonce à son procès en appel
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil par un élève de 14 ans
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz sorti au 3e tour de Shanghai
-
L'Otan avertit la Russie que toute attaque sera "totalement vaine"
-
Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?
-
Dans les rues de New Delhi, une foule d'Indiens pour "défendre la voix du peuple"
-
Microsoft va donner priorité à ses puces pour faire tourner son IA
-
Ceuta: avant la visite du roi, les plaies toujours à vif de la crise migratoire
-
Déstockage de gazole : TotalEnergies s'engage à baisser les prix de 8 à 12 centimes pour les particuliers, de 20 centimes pour le GNR
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil, un élève interpellé
-
L'avenir de Duralex en suspens, la décision attendue le 14 octobre
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser l'économie
-
L'Ukraine "répondra" si la Russie ne respecte pas une trêve énergétique, dit Zelensky
-
Ce que l'on sait de l'opération du pape
-
L'ambassadrice américaine en Grèce de plus en plus sur la sellette
-
L'Arabie saoudite reconnaît être "mise à l'épreuve" par les frappes houthies
-
Allemagne: la coalition de Merz fragilisée par le départ de la ministre du Travail
-
Mondial de l'auto : Macron cherche à rassurer les constructeurs européens face à la concurrence chinoise
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés par balle, un élève interpellé
-
Le procès du comédien Russell Brand, accusé de viols et agressions sexuelles, s'ouvre à Londres
-
Energie, dettes, IA... le FMI et les grands argentiers du monde réunis à Bangkok
-
L'IA qui prédit l'avenir, de quoi attirer la finance, les entreprises et les gouvernements
-
Rikers Island, l'insalubre prison que New York n'arrive pas à fermer
-
Le Mondial de l'Auto ouvre ses portes, pour défendre l'industrie européenne
-
Budget de la Sécu : coup d'envoi à l'Assemblée pour un marchandage à haut risque
-
Thomas Jolly prépare un spectacle musical dédié à Dalida pour 2027
-
Fin de la grève des pilotes d'Air Corsica après un accord
-
Une juge américaine suspend les publicités pro-Trump financées par l'argent public
-
Une rizicultrice italienne mise sur la biodiversité pour lutter contre la chaleur
-
La Corée du Nord tire plusieurs missiles balistiques vers mer du Japon
-
Un El Niño exceptionnel entraîne des températures inédites dans le Pacifique
-
Inflation, dettes, IA... le FMI et les grands argentiers du monde se réunissent à Bangkok
-
Après une primaire réussie, les choses sérieuses commencent pour Glucksmann
-
Inauguré par Macron, un Mondial de l'Auto pour défendre l'industrie européenne
-
Au Mexique, le spectre du cyclone Simon s'éloigne
Toits de Paris: l'Unesco classe les savoir-faire des couvreurs-zingueurs
L'Unesco a ajouté mercredi à sa liste du patrimoine culturel immatériel les savoir-faire des couvreurs-zingueurs et des ornemanistes parisiens, une reconnaissance pour ces façonneurs des toits de Paris qui sont aujourd'hui aux premières lignes de l'adaptation au changement climatique.
Tirant leur nom du zinc, ce métal gris qui recouvre près de 80% des toitures parisiennes, les couvreurs-zingueurs (pose et restauration) ont, avec les ornemanistes (décoration), contribué aussi à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame.
"Cette candidature, je l'ai toujours vue comme la valorisation d'un patrimoine qui se projette dans l'avenir" se réjouit Delphine Bürkli, maire du 9e arrondissement de Paris, "émue et fière" de voir l'aboutissement de cette candidature qu'elle a initiée dix ans plus tôt, en 2014.
"Paris sans ses toits, c'est Paris sans sa tour Eiffel", résume l'élue parisienne.
Sélectionnée par le ministère de la Culture fin 2022 et présentée à l'Unesco comme choix de la France en mars 2023, la candidature fait partie des 67 dossiers étudiés cette semaine par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni depuis lundi à Asuncion, au Paraguay.
- "Reconnaissance du geste" -
La candidature, initialement destinée à classer les toits parisiens et ses métiers au patrimoine mondial de l'Unesco, une procédure complexe, avait finalement été déposée en 2017 pour faire reconnaître ces deux professions au patrimoine culturel immatériel français, puis à l'Unesco.
"Ce que l'on voulait d'abord, c'était faire connaître le geste, faire connaître ce métier qui se transmet de génération en génération", explique Mériadec Aulanier, délégué général du Syndicat des entreprises de génie climatique et couverture plomberie, qui déplore le "déficit d'image" dont souffre la profession.
"Le problème de ce métier, c'est qu'il est sur les toits, donc il n'est pas connu car dans la rue, on ne les voit pas", résume le porteur du projet.
Il espère désormais attirer de jeunes talents grâce à cette inscription, alors que la profession, qui compte entre 5.000 et 6.000 couvreurs aujourd'hui à Paris, manque de main-d'oeuvre depuis des années.
"Il y a une fierté pour eux de se dire que leur métier va être reconnu internationalement", se réjouit Gilles Mermet, photographe ambassadeur des toits de Paris et coordinateur de la candidature à l'Unesco.
Il pointe la "vision sociale" de la reconnaissance de ce métier largement ouvrier.
- "Haute-couture" -
Ces savoir-faire, nés au XIXe siècle lors de la refonte de Paris par le préfet Haussmann, qui généralise la pose des toits en ardoise et en zinc (deux matériaux devenus moins chers grâce à la révolution industrielle), doivent aujourd'hui s'adapter à la rénovation thermique des bâtiments.
"Les toits sont à l'avant-poste du changement climatique, car leur adaptation se met en confrontation avec l'esthétique et le patrimoine", résume Alexandre Florentin, conseiller du groupe écologiste à la mairie de Paris et président de l'étude "Paris à 50°C" publiée en 2023.
Notamment mis en cause, l'effet albédo des toits (plus les toitures sont claires, plus elles réfléchissent la lumière du soleil, limitant l'absorption de la chaleur), alors qu'un peu plus de la moitié des toitures parisiennes ont un albédo clair, selon un rapport de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) en 2022.
Lors des canicules l'été, les chambres situées sous les toits, autrefois réservées aux bonnes, deviennent de véritables "bouilloires thermiques" explique l'élu écologiste.
"Le couvreur est le premier à ressentir les effets du changement climatique", pointe Mériadec Aulanier en précisant que le métier, comparable à de la "haute-couture", "a toujours su s'adapter".
Parmi les nombreuses solutions aujourd'hui mises en œuvre pour faire descendre la température, l'isolation des toits, l'installation de stores extérieurs et de terrasses ou encore la pose de végétation ou de revêtement clair sur les toits.
"Ce métier, c'est vraiment de la haute-couture", confirme Alexandre Florentin. "Mais à 45°C, il faut changer les tissus", analyse celui qui réclame aujourd'hui la création d'états généraux sur le patrimoine et l'adaptation.
"Tous les défis sont devant nous", résume Delphine Bürkli, pour qui la reconnaissance de ces métiers par l'Unesco est avant tout celle de la "canopée urbaine" parisienne.
A.Malone--AMWN