-
Birmanie: les statues du héros de l'indépendance Aung San se volatilisent discrètement
-
Une nouvelle IA chinoise fait sensation jusqu'aux Etats-Unis, où certains s'alarment
-
Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique
-
"Massacre à la tronçonneuse" : des pêcheurs européens réclament des mesures contre la gloutonnerie des cormorans
-
"Obsession", le film d'horreur fauché qui électrise le box-office mondial
-
Plus d'essence, pas de patience : dans la province russe, l'"horrible" pénurie de carburants
-
Les feux de forêts empestent l'air avant la finale du Mondial, Trump menace le Canada
-
Mondial-2026: la dernière danse de Didier Deschamps
-
Bombardé pour la septième nuit de suite, l'Iran menace de déclencher une "offensive totale"
-
Venezuela: plus de 5.000 morts dans les séismes, le FMI débloque des fonds pour la reconstruction
-
Mondial-2026: avoir uni l'Argentine est "extrêmement précieux", dit Scaloni
-
Mondial-2026: l'Espagnol De la Fuente plus "nerveux" en hélicoptère qu'en finale
-
Mondial-2026: "on vient tous de la classe ouvrière", dit l'Argentin Emiliano Martinez
-
Finale du Mondial: "nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre" dit l'Espagnol Rodri
-
Mondial-2026: le dernier entrainement des Bleus perturbé par un risque d'orage
-
Téhéran menace d'une "offensive totale", Washington poursuit ses frappes
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis avant la finale du Mondial
-
Wall Street clôture en baisse, doutes renouvelés sur l'IA
-
Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un fort séisme, pas de victimes
-
Tour de France: Schmid remonte le temps
-
Star des sixties, Petula Clark espère que l'IA ne supplantera pas les chanteurs
-
Appel "massif" à la grève pour défendre le tarif de l'énergie accordé par EDF à ses salariés
-
Incendie de Fontainebleau: 2.200 hectares brûlés et des pompiers qui restent "très vigilants"
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis, inquiétudes pour la finale de la Coupe du monde
-
Andy Burnham, de "roi du Nord" à Premier ministre du Royaume-Uni
-
La Bourse de Paris termine en baisse, entre ventes des semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
Le tarif préférentiel accordé par EDF à ses salariés épinglé par la Cour des comptes
-
Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs
-
Tour de France: le Suisse Mauro Schmid remporte la 13e étape à Belfort
-
La fumée des incendies affecte des millions d'Américains et inquiète avant la finale de la Coupe du monde
-
Canicule de juin : la mortalité a plus que doublé par rapport à la normale en Île-de-France
-
Bourses européennes: Paris et Francfort finissent en baisse, Londres en légère hausse
-
En Inde, le secteur privé embarque pour l'espace
-
Poursuite des bombardements au Moyen-Orient, des infrastructures civiles touchées
-
La France bloque l'accès au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Nvidia perd brièvement sa place de première capitalisation mondiale au profit d'Apple
-
"On vit dans un Etat malade" : l'opposant russe Nadejdine condamné à une amende lors d'une audience confuse
-
Wall Street en baisse, la pression sur les semi-conducteurs ne faiblit pas
-
Deux morts et un record d'éclairs durant les orages
-
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
-
Incendie de Fontainebleau : "Pas de risque de réactivation de feu" aux abords de l'A6, selon les sapeurs-pompiers
-
La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
-
L'Allemagne va participer d'ici 2027 à un exercice français de dissuasion nucléaire, annonce Merz
-
En Asie centrale, l'essor d'une chirurgie esthétique incontrôlée et dangereuse
-
La France bloque l'accès depuis son territoire au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Au Cap-Vert, l'île des femmes forçats du sable et des plages pillées de leur or noir
-
Des puits de charbon aux éoliennes, le vent tourne pour les mineurs polonais
-
La Fonderie de Bretagne a jusqu'au 11 septembre pour trouver un repreneur
-
Climat : face à la grogne de l'industrie, l'Europe révise son marché du carbone
-
La quatorzième étape du Tour: le col du Haag, la nouvelle attraction
Bangladesh: après "la révolution", les minorités vivent dans la crainte
Pendant des générations, le petit temple hindou d'un village près de Dacca, la capitale du Bangladesh, a été un lieu de prière paisible dans ce pays majoritairement musulman, jusqu'à ce que début décembre, des assaillants y mettent le feu.
Dans le chaos qui a suivi l'éviction de la Première ministre autocrate Sheikh Hasina le 5 août, une série de représailles a visé les hindous, qui représentent environ 8% de la population, et des extrémistes islamistes s'en sont pris à des sanctuaires soufis musulmans.
Depuis la révolution menée par des étudiants, les relations inter-religieuses sont tendues dans ce pays d'Asie du Sud de 170 millions d'habitants.
"Nous ne nous sentons pas en sécurité", affirme Swapna Ghosh, une fidèle hindoue du village de Dhour, situé à une quinzaine de kilomètres de Dacca.
Le 7 décembre, des assaillants ont mis le feu au temple de la déesse Lakshmi.
"Mon fils a vu les flammes et les a rapidement éteintes", raconte le gardien du temple, Ratan Kumar Ghosh, 55 ans, décrivant la manière dont les agresseurs se sont introduits par le toit en tôle pour éviter les caméras de vidéosurveillance.
Sans l'intervention de son fils, "le temple et nous aurions été réduits en cendres".
Arrivée au pouvoir en 2009, Mme Hasina a fui le pays le 5 août dernier en hélicoptère et trouvé refuge en Inde, son principal et ancien soutien diplomatique, suscitant la colère des Bangladais déterminés à ce qu'elle soit jugée pour "tuerie de masse".
Ces attaques contre les temples hindous n'ont rien de nouveau et pour le défenseur des droits Abu Ahmed Faijul Kabir, elles sont le fruit d'un contexte.
- "La situation n'a pas empiré" -
Sous le régime de Mme Hasina, les hindous, plus grande minorité religieuse du pays, ont cherché à obtenir la protection des autorités. Ses opposants les considéraient donc comme des soutiens à son régime.
"Si on analyse la dernière décennie, il n'y a pas eu une seule année sans attaques contre les minorités", affirme M. Kabir, de l'organisation de défense des droits Ain o Salish Kendra, basée à Dacca.
Cette année, de janvier à novembre, elle a enregistré 118 incidents violents visant les hindous.
Le pic a été atteint en août, avec 63 incidents, dont deux décès. En novembre, ils se sont élevés à sept.
Si ces chiffres sont bien supérieurs à ceux de l'année dernière, avec 22 attaques contre des minorités et 43 actes de vandalisme enregistrés par l'organisation, les années précédentes avaient été plus violentes.
En 2014, une personne avait été tuée, deux femmes violées, 255 blessées et 247 temples attaqués. En 2016, sept personnes avaient été tuées.
"La situation n'a pas empiré, elle ne s'est non plus pas améliorée", souligne Chandan Saha, 59 ans, un homme d'affaires hindou.
Les dirigeants politiques ont plusieurs fois "utilisé les minorités comme des pions", selon lui.
Le gouvernement intérimaire a appelé au calme et promis de renforcer la sécurité. Il a critiqué les médias indiens pour avoir diffusé de fausses informations sur le statut des hindous au Bangladesh.
Ce mois-ci, le gouvernement intérimaire de Dacca s'est dit choqué par l'appel lancé par Mamata Banerjee, ministre en chef du Bengale-Occidental, un État indien voisin du Bangladesh, à déployer des soldats de l'ONU à travers le pays pour y protéger les hindous et autres minorités.
- "Ce cycle doit cesser" -
Les partisans du collectif musulman Hefazat-e-Islam sont à l'origine de manifestations contre l'Inde, accusant New Delhi de mener une campagne visant à "propager la haine" à l'encontre du Bangladesh. L'Inde rejette ces accusations.
En novembre, des heurts se sont produits entre des hindous et les forces de sécurité, déclenchés par l'assassinat d'un avocat lors d'affrontements entre la police et les partisans d'un moine hindou incarcéré pour manque de respect au drapeau bangladais lors d'un rassemblement.
Après des années de répression, les islamistes bangladais se sentent plus libres de descendre dans la rue.
Les fidèles musulmans soufis ainsi que les ascètes "Baul", considérés comme hérétiques par certains islamistes, ont également fait l'objet de menaces.
Muhammad Yunus, chef du gouvernement intérimaire du pays, a appelé au dialogue mais ses détracteurs estiment que cela ne suffit pas.
"Pour établir un pays pacifié où toutes les religions coexistent en harmonie, le chef de l'Etat doit s'entretenir régulièrement avec les chefs religieux pour favoriser la compréhension", affirme Sukomol Barua, professeur de religion à l'université de Dacca.
Selon Sumon Roy, fondateur de l'association des avocats hindous du Bangladesh, les partis politiques "se sont servis" de sa minorité.
Il explique que les hindous ont été menacés à la fois par la Ligue Awami de Mme Hasina et par le principal parti d'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP).
"Si nous ne soutenions pas la Ligue Awami, nous étions menacés et le BNP nous reprochait de nous être rangés du côté de la Ligue Awami", selon lui. "Ce cycle doit cesser".
Ch.Havering--AMWN