-
Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un fort séisme, pas de victimes
-
Tour de France: Schmid remonte le temps
-
Star des sixties, Petula Clark espère que l'IA ne supplantera pas les chanteurs
-
Appel "massif" à la grève pour défendre le tarif de l'énergie accordé par EDF à ses salariés
-
Incendie de Fontainebleau: 2.200 hectares brûlés et des pompiers qui restent "très vigilants"
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis, inquiétudes pour la finale de la Coupe du monde
-
Andy Burnham, de "roi du Nord" à Premier ministre du Royaume-Uni
-
La Bourse de Paris termine en baisse, entre ventes des semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
Le tarif préférentiel accordé par EDF à ses salariés épinglé par la Cour des comptes
-
Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs
-
Tour de France: le Suisse Mauro Schmid remporte la 13e étape à Belfort
-
La fumée des incendies affecte des millions d'Américains et inquiète avant la finale de la Coupe du monde
-
Canicule de juin : la mortalité a plus que doublé par rapport à la normale en Île-de-France
-
Bourses européennes: Paris et Francfort finissent en baisse, Londres en légère hausse
-
En Inde, le secteur privé embarque pour l'espace
-
Poursuite des bombardements au Moyen-Orient, des infrastructures civiles touchées
-
La France bloque l'accès au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Nvidia perd brièvement sa place de première capitalisation mondiale au profit d'Apple
-
"On vit dans un Etat malade" : l'opposant russe Nadejdine condamné à une amende lors d'une audience confuse
-
Wall Street en baisse, la pression sur les semi-conducteurs ne faiblit pas
-
Deux morts et un record d'éclairs durant les orages
-
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
-
Incendie de Fontainebleau : "Pas de risque de réactivation de feu" aux abords de l'A6, selon les sapeurs-pompiers
-
La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
-
L'Allemagne va participer d'ici 2027 à un exercice français de dissuasion nucléaire, annonce Merz
-
En Asie centrale, l'essor d'une chirurgie esthétique incontrôlée et dangereuse
-
La France bloque l'accès depuis son territoire au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Au Cap-Vert, l'île des femmes forçats du sable et des plages pillées de leur or noir
-
Des puits de charbon aux éoliennes, le vent tourne pour les mineurs polonais
-
La Fonderie de Bretagne a jusqu'au 11 septembre pour trouver un repreneur
-
Climat : face à la grogne de l'industrie, l'Europe révise son marché du carbone
-
La quatorzième étape du Tour: le col du Haag, la nouvelle attraction
-
Trump martèle ses accusations de fraude à trois mois des élections
-
Guerre au Moyen-Orient: nouveaux bombardements, des infrastructures civiles touchées
-
Deux personnes décédées dans les orages, alerte orange levée
-
Installés à Abidjan, des stylistes ivoiriens à la conquête de la scène internationale
-
SpaceX annule subitement un vol d'essai de sa fusée Starship
-
La Bourse de Paris dans le rouge, STMicroelectronics décroche
-
Les recherches des restes de Delphine Jubillar se poursuivent dans le Tarn
-
Après l'échec de leur avion commun, Paris et Berlin veulent "une nouvelle dynamique" sur la défense
-
Rugby: Lenni Nouchi, du pain au chocolat/jus d'orange de Servian au XV de France à Tokyo
-
XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses
-
Nouveaux bombardements en Iran, davantage d'alliés des Etats-Unis visés
-
Zettaoctets contre ensoleillement: au Japon, la résistance aux centres de données de l'IA
-
Nouvelle nuit de bombardements en Iran, les alliés des Etats-Unis encore visés
-
Japon: nouvelles règles sur la succession impériale, l'idée d'une femme empereur toujours exclue
-
Un pays ne doit pas dominer l'IA à lui seul, lance Xi Jinping
-
Nouvelle nuit de bombardements américains en Iran
-
Chili: une violente tempête fait trois morts et des dizaines de sinistrés
-
Rôle de la Chine, régulation: Xi Jinping dévoile sa vision de l'IA
Ukraine : les déboires d'une brigade formée en France, reflets du passé soviétique
Le calme de cette journée d'hiver dans le Donbass, une région de l'est de l'Ukraine, est soudainement troublé par le bruit sourd d'un canon Caesar de la brigade "Anne de Kiev", en partie formée en France et actuellement rongée par les scandales.
Les hommes de cette unité se battent en effet contre deux ennemis : les Russes mais aussi les maux dont elle souffre et qui trouvent leur origine à l'époque de l'URSS.
Baptisée en l'honneur d'une princesse de Kiev devenue reine de France au Moyen-Age et inaugurée en grande pompe par le président Emmanuel Macron, la brigade était supposée être la vitrine du partenariat militaire entre l'Ukraine et la France.
Mais elle fait objet d'une controverse depuis son récent retour de France, où ont été formés 2.300 des 4.500 soldats qui la composent.
Un journaliste ukrainien, Iouri Boutoussov, a multiplié les alertes, affirmant notamment que 1.700 ont déserté, pour la plupart avant même que leur unité ne soit déployée sur le front, dont 50 pendant leur formation en France.
Il a aussi évoqué des pertes humaines importantes et un "chaos organisationnel" aux premiers jours de son engagement dans la zone de Pokrovsk, une ville clé du front oriental.
La brigade n'avait que très peu de drones, pourtant essentiels, et une partie de son artillerie a été transférée vers d'autres unités, de même que certains de ses soldats pour "colmater les trous" en termes d'effectifs, a affirmé le journaliste.
- Problèmes "systémiques" -
Ces révélations ont eu l'effet d'une bombe à un moment où l'armée ukrainienne est dans une situation très difficile et recule depuis des mois dans l'est devant les forces russes plus nombreuses et mieux armées.
Elles ont aussi soulevé des questions sur l'utilité de tels projets, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ayant appelé ses alliés occidentaux à former et à équiper 14 brigades.
L'Ukraine a annoncé mercredi l'arrestation d'un commandant d'unité de la brigade pour avoir "quitté" son service et avoir "incité ses hommes à le faire".
Elle a aussi organisé lundi une visite de presse dans la brigade pour tenter d'éteindre l'incendie, tandis que Paris a reconnu "quelques dizaines" de désertions pendant la formation, jugeant le phénomène "marginal".
Devant la presse, dont l'AFP, Taras Maksimov, le nouveau commandant de la brigade, est apparu tendu. "Tout ce qui est dit dans les médias est faux", a assuré le colonel, dont le prédécesseur a été limogé en décembre.
Mais quelque heures plus tard, son supérieur, le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Mykhaïlo Drapaty, très respecté dans l'armée, avait un ton différent.
"Je confirme bien sûr qu'il y a eu des problèmes avec le commandement et le processus de formation", a admis le général devant plusieurs médias, dont l'AFP, mais "peut-être pas à l'échelle (...) présentée".
"Nous prenons certaines mesures, notamment en matière de formation et de coordination, pour que cette unité militaire soit réellement prête à remplir ses missions", a-t-il ajouté.
De tels problèmes sont "systémiques pour d'autres brigades", a encore reconnu l'officier. "Ce n'est pas un secret".
- Héritage soviétique -
Les difficultés causées par une communication verticale - en particulier entre les unités sur le terrain, l'état-major et l'équipe du président Volodymyr Zelensky, le commandant suprême de forces armées, persistent depuis le début il y a trois ans de l'invasion russe de l'Ukraine.
Des responsables civils se sont plaints de rapports incomplets et tardifs de l'état-major, mettant en cause le travail de généraux formés quand l'Ukraine faisait partie de l'Union soviétique.
Parfois, la présidence a même directement vérifié auprès d'unités des informations fournies par le commandement.
Fin novembre, un commandant d'unité très réputé, Pavlo Palissa, diplômé d'une école militaire américaine, a été nommé chef adjoint du cabinet de M. Zelensky, justement pour obtenir du front des informations de première main.
Ennemies sur le champ de bataille, les armées ukrainienne et russe partagent ce même problème hérité de leur passé soviétique, analyse Franz-Stefan Gady, un chercheur indépendant rattaché au International Institute for Strategic Studies (IISS).
Selon lui, il s'agit d'un commandement "hautement centralisé où le pouvoir de décision repose fermement et presque totalement sur des commandants de haut rang, souvent très éloignés du champ de bataille".
Pour la Russie, les conséquences de cette situation sont partiellement gommées par une réserve d'hommes gargantuesque envoyée à la mort.
- Changer l'esprit -
L'Ukraine a fait des efforts pour lutter contre ce fléau afin de se hisser au niveau de l'Otan depuis l'annexion en 2014 de sa péninsule de Crimée par la Russie suivie par l'éclatement du conflit armé avec des séparatistes dirigés par Moscou.
Si une nouvelle génération d'officiers a pu être formée, l'ensemble du système n'a pas été changé en profondeur et des scandales de corruption et d'abus de pouvoir de la part d'officiers de haut rang éclatent régulièrement.
Cette mentalité soviétique émane principalement du commandement supérieur et "nuit à l'efficacité opérationnelle", car la rigidité et la micro-gestion étouffent "l'initiative" et entraînent des pertes plus importantes, relève le Franz-Stefan Gady.
Des militaires évoquent aussi le problème de commandants intouchables qui rejettent toute faute sur leurs subordonnés. "Plus votre grade est élevé, moins les lois s'appliquent à vous", décrivait récemment le sergent et influenceur Valery Markous dans une vidéo.
Il n'est pas rare que les soldats aient "peur" de leurs commandants, admet pour sa part Mykhaïlo Drapaty. Cet "esprit post-soviétique doit être éradiqué", lance-t-il.
Sur le front est, le chef d'une division d'artillerie composée de canons Caesar, Serguiï Strakhov confirme à l'AFP que des problèmes de communication persistent entre soldats sur le terrain et officiers supérieurs.
Mais il estime que le changement est amorcé et que les commandants appliquant la méthode soviétique "sont moins nombreux qu'autrefois".
P.Santos--AMWN