-
Marathon de Melbourne: première victoire de Kipchoge depuis trois ans
-
Le Pakistan impose des mesures d'urgence dans une province du Nord après des manifestations
-
MotoGP: Bezzecchi l'emporte en Indonésie, Martin reprend la tête du classement
-
Le Pakistan impose des mesures d'urgence dans une province du Nord après des manifestations (présidence)
-
Avant les midterms, les industriels américains malmenés par les guerres commerciales de Trump
-
A New York, on s'arrache pour chez soi les vestiges du métro
-
L'architecte au chevet du patrimoine indien
-
Primaire de la gauche : Glucksmann espère l'emporter dès le premier tour
-
ALEX BODI mise avec CRIF sur des investissements transparents et une prévention rigoureuse du blanchiment d’argent
-
Le cyclone Simon se renforce en s'approchant du Mexique
-
Masters 1000 de Shanghai: Arthur Gea s'offre le 4e mondial Ben Shelton
-
Inde: les chefs du mouvement des "cafards" remis en liberté, appels à de nouvelles manifestations
-
アレックス・ボディ、CRIFとともに透明性の高い投資と徹底した資金洗浄防止に注力
-
Carburant : les pêcheurs "coincés" par leur dépendance au gazole
-
NBA: Wembanyama encaisse une deuxième défaite d'affilée en préparation, Maxime Raynaud se blesse
-
Ο ALEX BODI δίνει έμφαση, σε συνεργασία με την CRIF, στις διαφανείς επενδύσεις και στη συστηματική πρόληψη της νομιμοποίησης εσόδων από παράνομες δραστηριότητες
-
ALEX BODI satsar tillsammans med CRIF på transparenta investeringar och ett konsekvent arbete mot penningtvätt
-
ALEX BODI sází ve spolupráci s CRIF na transparentní investice a důslednou prevenci praní špinavých peněz
-
ALEX BODI stawia wraz z CRIF na przejrzyste inwestycje i konsekwentne przeciwdziałanie praniu pieniędzy
-
Angleterre: Manchester City, dure reprise
-
Ligue 1: Pour l'OM et Genesio, il faut "gérer l'urgence"
-
Tennis: le Français Arthur Gea s'offre le 4e mondial Ben Shelton à Shanghai
-
एलेक्स बोदी क्रिफ के सहयोग से पारदर्शी निवेश और धनशोधन की कड़ाई से रोकथाम पर ज़ोर देते हैं
-
알렉스 보디, CRIF와 함께 투명한 투자와 철저한 자금세탁방지에 주력
-
ALEX BODI 攜手 CRIF,推動透明投資並貫徹洗錢防制
-
Foot: Messi signe ses premiers buts depuis sa retraite internationale
-
Trump s'en prend à Zelensky et veut un nouveau président en Ukraine
-
Douze morts dans une attaque imputée aux Houthis contre l'aéroport de Ryad
-
La tempête Isaias fait quatre morts dans le sud des États-Unis
-
Espagne: Diomandé évite le fiasco au Real, le Barça reste sur son nuage
-
Ligue 1: Monaco, leader freiné par Toulouse après une deuxième période ratée
-
Top 14: Pau prend la tête, l'UBB monte, Toulon respire
-
L1: le PSG ne tremble pas face au Mans avant les frissons européens
-
Le prix Bayeux des correspondants de guerre récompense des reportages sur Gaza, la Cisjordanie, l'Ukraine
-
Des milliers de manifestants propalestiniens marchent à Londres, Berlin et Dublin
-
La tempête Isaias fait trois morts dans le sud des États-Unis
-
Les Panaméens nettoient les décombres dans la crainte après le séisme
-
Furieux contre Zelensky, Trump veut un nouveau président en Ukraine
-
Le cyclone Simón s'approche dangereusement du Mexique
-
Mondiaux de judo : la deuxième étoile échappe à Romane Dicko
-
Des milliers de manifestants propalestiniens marchent à Londres et à Berlin
-
누샤 아우벨: 연 기본급 143,056유로 — 포츠담 시민은 돈줄 취급을 받으며 부담을 떠안아야 한다
-
Noosha Aubel: roční základní plat 143 056 eur — a obyvatelé Postupimi mají sloužit jako dojné krávy
-
ヌーシャ・アウベル:年間基本給143,056ユーロ――ポツダム市民は金づるとして負担を強いられる
-
Noosha Aubel: 143 056 euro rocznego wynagrodzenia zasadniczego - a mieszkańcy Poczdamu mają służyć za dojne krowy
-
努莎・奧貝爾:年基本薪資143,056歐元——波茨坦市民卻得充當搖錢樹埋單
-
Tour de Lombardie: Paul Seixas, Monumental
-
Royaume-Uni: plusieurs milliers de manifestants à une marche propalestinienne à Londres
-
La tempête Isaias fait deux morts dans le sud des États-Unis
-
L'Érythrée demande au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la "déclaration de guerre" éthiopienne
Pour des soldats originaires d'Ukraine occupée, le goût aigre-doux de la paix promise par Trump
Volodya, un soldat ukrainien, est partagé face à la perspective d'une trêve entre son pays et la Russie, qui laisserait son village d'origine et sa mère sous occupation russe.
L'insistance du président élu américain élu Donald Trump sur sa capacité à mettre fin à la guerre trouble ce chauffeur de l'armée, avant le retour à la Maison Blanche le 20 janvier du milliardaire. Trump n'a pas présenté de plan mais est suspecté de vouloir céder aux Russes des terres ukrainiennes, en échange d'une paix ou d'une trêve.
"Je suis tiraillé parce que je veux que nos gars cessent de mourir, mais je veux aussi revoir ma mère" qui vit en territoire occupé, dit-il à l'AFP à Kramatorsk, principale ville du Donbass ukrainien encore sous le contrôle de Kiev.
"J'aimerais pouvoir entrer calmement dans mon village sous drapeau ukrainien, plutôt que sous le drapeau (russe) tricolore, d'être et de me sentir à la maison", ajoute-t-il.
Le soldat de 26 ans, qui utilise un pseudonyme pour protéger l'identité de sa mère, explique qu'elle a choisi de rester là-bas afin de s'occuper de son propre père affaibli.
Les sentiments contradictoires de Volodya sont partagés par nombre de ses concitoyens, militaires et civils.
Suspendre le conflit donnerait un répit à l'armée et à la population, éreintées par bientôt trois ans de guerre, mais pourrait revenir à céder environ 20% du territoire ukrainien, Vladimir Poutine martelant qu'il ne veut rien de moins.
La dernière courte visite de Volodya dans son village remonte à décembre 2021, trois mois avant l'invasion russe, le temps d'un thé avec sa mère.
- "Notre paix a pris fin" -
"Ma mère fait de très bonnes pommes de terre rissolées. Ca me manque tellement, me réveiller à la maison et aller dans la cuisine où elle s'active toujours", dit le jeune soldat.
Il se souvient aussi de ses jeux d'enfants, ou du repaire où il retrouvait ses amis l'hiver: "On y restait assis du matin au soir, à jouer aux cartes, à manger des graines de tournesol et des crackers, et à parler de tout et de rien".
Cette nostalgie est partagée par Ioury, officier du bataillon Aïdar, âgé de 35 ans. Lui se souvient des noirs terrils du Donbass, bassin minier de l'Est.
Ces amoncellements de roches provenant des mines sont "comme des montagnes qui se dressent partout à l'horizon", explique l'ancien électricien.
"Il y avait des prairies en fleurs, des abeilles qui volaient. Et puis les roquettes sont tombées partout et notre paix a pris fin", dit-il.
Sa ville natale, Selydové, a été conquise par la Russie en octobre 2024 et largement détruite par les combats.
Ioury comprend qu'il sera difficile de la reprendre et de la reconstruire, mais refuse de baisser les bras.
- Continuer "notre lutte" -
Selon lui, ceux qui poussent au cessez-le-feu devraient discuter avec des proches de soldats tués.
"Ils seraient mieux à même de dire si on doit renoncer à 20% des terres ukrainiennes ou si cela vaut la peine de poursuivre notre lutte au nom de leurs gars", juge-t-il.
Une partie des Ukrainiens se disent prêts à des concessions. Ils étaient 38% en décembre, contre 32% en octobre, selon des sondages de l'Institut international de sociologie de Kiev (KIIS).
Oleksandre, commandant d'une unité du bataillon Aïdar, âgé de 41 ans, est originaire de Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.
Pour lui, une trêve est synonyme de catastrophe, car elle permettrait au Kremlin de reconstituer ses forces et de s'emparer ensuite d'encore davantage de territoire. "L'appétit vient en mangeant", dit-il.
- "Je l'aime aussi" -
Même s'il a coupé les ponts avec sa famille pro-Kremlin restée en Crimée, la première chose qu'il ferait en cas de reconquête serait d'étreindre ses parents.
Volodya en rêve aussi.
Lui parle avec sa mère au téléphone tous les jours. Récemment, il a senti que quelque chose n'allait pas: "elle essaie toujours de se maîtriser, mais je l'ai appelée et je pouvais entendre ses émotions déborder".
Elle lui a dit alors que son village avait subi des bombardements ukrainiens répétés. Volodya n'a pu qu'essayer de lui remonter le moral à distance.
Depuis une conversation particulièrement déchirante juste avant la capture du village par les Russes, leurs appels se concluent toujours de la même façon. "Elle m'a toujours dit qu'elle m'aime. Maintenant, je lui réponds aussi que je l'aime."
O.M.Souza--AMWN