-
Après des années de débats, le Parlement approuve l'"aide à mourir"
-
L'UE accepte des mesures correctives de X après l'amende prononcée fin 2025
-
Loi d'urgence agricole: jusqu'au bout, un texte clivant
-
Après un démarrage record, l'action SpaceX passe sous son prix d'introduction en Bourse
-
Tour de France: Waerenskjold, à fond la caisse
-
Entre l'Espagne et Gibraltar, le passage enfin libre de la frontière
-
Protoxyde d'azote, rodéos, free parties: les mesures clés du projet de loi Ripost
-
Fontainebleau: le combat continue contre les reprises de feux, deux jeunes présentés à la justice
-
Toronto asphyxiée par les fumées des feux de forêt
-
La Bourse de Paris termine prudemment mais le luxe brille
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz quasi paralysé
-
Le Parlement ouvre un dernier débat sur l'aide à mourir
-
OpenAI échoue à faire protéger sa marque dans l'UE
-
Tour de France: le Norvégien Waerenskjold remporte l'étape la plus rapide de l'histoire
-
Lactalis: accord pour acheter trois marques de fromages du canadien Agropur
-
Six femmes portent plainte pour viols contre un ex-dirigeant de l'agence de mannequins Elite
-
Merz se dit "confiant" de pouvoir empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir dans l'Est de l'Allemagne
-
Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin
-
"Goodbye": devant les députés britanniques, Starmer promet de soutenir son successeur Burnham
-
Pourquoi PIX, le système de paiement électronique brésilien, irrite Trump
-
Wall Street en hausse, les perspectives de l'IA confortées par les résultats d'ASML
-
Audition sous tension au Congrès pour le ministre de la Justice choisi par Trump
-
Le temps presse pour sauver les salines d'Ulcinj, sanctuaire d'oiseaux menacé de disparition
-
Le taux du Livret A relevé à 1,7%
-
Dopé par l'IA, le géant de la tech ASML affiche un trimestre en hausse et relève ses perspectives
-
La France dévoile sa stratégie pour devenir neutre en carbone dans un pays épuisé par les canicules
-
En Allemagne, le soupçon d'une collusion entre infox électorale russe et l'AfD
-
La douzième étape du Tour: une lueur d'espoir pour l'échappée
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella interrogé par un juge d'instruction à Agen
-
Le japonais Kioxia porté par la ruée vers les puces pour l'intelligence artificielle
-
Australie: le Premier ministre annonce de futures lois pour encadrer l'IA
-
Ebola: plus de 2.000 cas recensés en RDC, "rythme sans précédent" selon MSF
-
Chaleur extrême : le Royaume-Uni bascule dans un nouveau climat, selon un rapport
-
La France dans une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante"
-
Les carburants repartent à la hausse avec le regain de tensions internationales
-
"Comme mon petit ami": des Chinois disent adieu à leurs compagnons IA
-
Mondial-2026: Deschamps, une sortie amère au bout de 14 années exceptionnelles
-
L'ONU s'inquiète de failles dans le système mondial de vaccination
-
Forêt de Fontainebleau: les pompiers cherchent à contenir les reprises de feu, une nouvelle garde à vue
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz de nouveau paralysé
-
Rachat de SFR: la Commission européenne renvoie l'examen du dossier vers l'Autorité de la concurrence française
-
Va-t-on devenir stupide à force d'utiliser l'IA générative ?
-
Fortes chaleurs: les employés de la mairie de Tokyo tombent le pantalon
-
Meta accusé d'avoir utilisé l'IA pour cibler ses employés à licencier
-
Google poursuivi par des maisons d'édition, dont Hachette, pour violation des droits d'auteur
-
La Bourse de Paris en recul, malgré la bonne santé du luxe
-
Livret A: une hausse à 1,7% proposée par la Banque de France, le LEP devrait être maintenu
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella entendu à Agen par un juge d'instruction
-
Un homme en garde à vue pour une tentative d'incendie mardi soir près de la forêt de Fontainebleau
-
Mondial-2026: Angleterre-Argentine, duel vintage avec vue sur une finale contre l'Espagne
Afrique du Sud: à quoi sert la loi sur l'expropriation critiquée par Trump
La nouvelle loi sur l'expropriation promulguée en Afrique du Sud par le président Cyril Ramaphosa le mois dernier a provoqué les critiques du président américain Donald Trump et ravivé des tensions sur les questions d'inégalité raciale et de propriété foncière.
Voici des élements de son contenu et du débat qu'elle suscite.
. Pourquoi cette nouvelle loi ?
Cette loi du 23 janvier remplace un texte datant de 1975, sous le régime de ségrégation raciale d'apartheid, pour se conformer à la Constitution post-apartheid. Elle permet à l'Etat de préempter des terrains privés par mesure d'intérêt général.
Un passage autorisant dans certains cas un transfert de propriété "sans compensation" alarme une partie de la population, dont des fermiers blancs qui sont de grands propriétaires terriens.
"Ce n'est pas une disposition générale de non-compensation", précise cependant à l'AFP Zsa-Zsa Temmers Boggenpoel, professeure de droit à l'université de Stellenbosch.
Celle-ci limite les cas d'éventuelles expropriations "sans compensation" aux terres non productives, abandonnées, délabrées ou lorsque la propriété est surendettée, détaille-t-elle.
La loi permettrait aussi à l'État de saisir des bâtiments désaffectés du centre de Johannesburg, squattés ou exploités par des gangs.
"Les propriétaires n'ont de facto payé aucune taxe, ni effectué le moindre entretien", observe à l'AFP Ben Cousins, chercheur à l'Institut d'études sur la pauvreté, la terre et l'agriculture à l'Université du Cap occidental. "Dans ces circonstances, la compensation pourrait être nulle ou proche de zéro", dit-il.
D'autres experts craignent que cette disposition ne soit détournée. "Le gouvernement doit payer une compensation juste et équitable aux propriétaires fonciers expropriés", juge Chris Patterson, chercheur à l'Institut des relations raciales. Or, selon lui, la loi n'est pas claire sur ce point.
"Le gouvernement a souvent reconnu certains pratiques inefficaces et corrompues... donc le flou de cette loi donnera de fait au gouvernement une possibilité d'abus", décrit-il à l'AFP.
. Pourquoi cette réforme ?
Le Natives Land Act voté en 1913 en Afrique du Sud, alors dominion de l'Empire britannique, empêchait les Noirs d'acheter ou d'occuper des terres. Des familles ont été déplacées de force. Son héritage est que les Blancs -- constituant environ 7% de la population -- possédent et mettent en valeur encore la majorité des terres agricoles : 72% en 2017 selon des chiffres du gouvernement.
Plus de trente ans après les premières élections libres de 1994, la réforme agraire reste un sujet pressant, selon Mme Temmers Boggenpoel: "Inégalité foncière et pauvreté sont liées, et le changement attendu dans le schéma foncier en trente ans n'a pas eu lieu", dit-elle.
. Qui s'inquiète de quoi ?
L'Alliance démocratique (DA, centre-droit), deuxième parti sud-africain et membre du gouvernement d'unité nationale, soutient que la "compensation nulle" pourrait être contraire à la Constitution.
Tout en reconnaissant qu'il n'est "pas vrai que cette loi autorise la saisie arbitraire de terres" car le texte "exige une juste compensation".
Son leader John Steenhuisen redoute qu'elle ne "cause également d'énormes problèmes" tant pour l'emploi que pour les investisseurs et a promis de porter la question devant les tribunaux.
L'organisation Afriforum, destinée à "protéger et promouvoir l'identité Afrikaner", descendants des premiers colons européens, est la plus virulente. Comptant dans ses rangs de nombreux fermiers blancs, l'organisation aux 300.000 membres revendiqués affirme que la loi pourrait ouvrir la voie à des saisies de terres comme au Zimbabwe. Afriforum demande un amendement en urgence pour "garantir la protection des droits de propriété".
C'est dans ce contexte que Donald Trump est intervenu ce week-end, affirmant que l'Afrique du Sud autorise des "confiscations" de terres et menaçant de couper les financements américains.
. Pourquoi la référence au Zimbabwe ? -
Plus de 4.000 des 4.500 fermiers blancs du Zimbabwe ont été dépossédés de leurs terres après un plan de redistribution lancé en 1997 par l'ancien président Robert Mugabe, qui considérait que les colons britanniques s'en étaient emparés 100 ans plus tôt. La production agricole s'est effondrée.
"Pour simplifier, il a mis de côté les lois sur la propriété et dit +vous pouvez reprendre les terres+," résume Ben Cousins, qui a vécu en exil au Zimbabwe avant la chute de l'apartheid.
La loi sud-africaine est cependant différente, selon lui, d'abord parce qu'elle s'inscrit dans un véritable cadre juridique et constitutionnel, et parce qu'elle prévoit une estimation juste et équitable des terres ainsi qu'une réparation judiciaire, a-t-il déclaré.
"Si la situation évolue ici et vu les problèmes sociaux majeurs qui nous attendent, il n'est pas inconcevable que l'occupation et la confiscation des terres puissent avoir lieu à l'avenir", avertit ce spécialiste des questions agraires.
A.Jones--AMWN