-
La stèle 2026 en mémoire de 56 reporters tués en mission dévoilée à Bayeux
-
Procès Maradona : peines de 4 à 12 ans de prison requises contre l'équipe médicale
-
La série animée "Miraculous" bientôt adaptée en prise de vues réelles
-
Pour la der de Messi, les périples low-cost et rocambolesques du Bénin et du Burkina
-
La justice américaine poursuit Maduro et son épouse pour torture
-
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants ont été bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT
-
Yémen: à Taëz, assiégée par les Houthis, une population "à bout"
-
Procès Maradona : l'accusation dénonce l'"organisation chaotique" fatale de l'équipe médicale
-
Russie : un centre de données du géant de la tech Yandex touché par une frappe ukrainienne
-
Canal+ fait un pas dans le sport gratuit pour attirer de la pub et des abonnés
-
Affaire Epstein : les perquisitions liées à l'arrestation d'Andrew jugées illégales, l'enquête se poursuit
-
Surfeurs étrangers tués au Mexique : verdict attendu dans la journée
-
Christa Pike, qui a survécu à son exécution aux États-Unis, a recommencé à marcher, selon son avocat
-
La Bourse de Paris minée par la hausse des taux et du pétrole
-
Yémen: à Taëz, asphyxiée par les Houthis, une population "à bout"
-
Grèce: inauguration d'une mine d'or en dépit des protestations de longue date
-
L'OMC relève ses prévisions de croissance du commerce mondial de marchandises dopé par l'IA
-
Sophie Adenot de retour sur Terre
-
Les compagnies aériennes rassurent: l'Europe aura bien du kérosène
-
Le Nobel à Anne Carson, poète canadienne mêlant mythes anciens au contemporain
-
Virus du Nil occidental : nombre de cas record dans l'Hexagone et cinq décès dont l'imputabilité est à vérifier
-
Les Etats-Unis veulent une "Europe forte", affirme Marco Rubio
-
Recul des visites des sites d'info en septembre, l'impact d'AI Overview en question
-
L'OMC relève ses prévisions de croissance du commerce mondial de marchandises
-
L'ex-président philippin Duterte est apte à être jugé, déclare la CPI
-
Alex Bodi mizează, alături de CRIF, pe investiții transparente și pe prevenirea riguroasă a spălării banilor
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par le pétrole et les taux
-
Lycées : nouvel appel à la mobilisation le 13 octobre
-
Ukraine : une frappe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'est
-
Pologne: le PM fustige les réseaux sociaux après une nouvelle attaque au couteau dans une école
-
Les Allemands resteront de "bons Européens", assure le président Steinmeier
-
France: 66% des nappes phréatiques sous les normales, situation "très préoccupante", selon le service géologique national
-
Barricades, tranchées : dans le sud de la Syrie, l'armée israélienne renforce ses positions
-
Le Nobel à Anne Carson, autrice canadienne mêlant mythes anciens au contemporain
-
Législatives : les députés italiens approuvent l'instauration de la proportionnelle
-
Margaret Hamilton, mère du système informatique du programme Apollo, est morte
-
Le Nobel de littérature récompense l'oeuvre "audacieuse et inventive" de la Canadienne Anne Carson
-
Ethiopie: frappes de drones contre des forces érythréennes déployées dans le nord du Tigré
-
Pologne: une nouvelle attaque au couteau dans une école fait un mort et deux blessés
-
Etats-Unis: l'aile gauche démocrate aborde revigorée les élections
-
Agriculture: les nouvelles annonces, avec des prêts à taux zéro, divisent les syndicats
-
Ukraine : une bombe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'Est
-
"Je ne sais plus qui croire": en Sibérie, au coeur de la rumeur de la peste
-
Taïwan annonce des exportations record grâce à l'IA
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour "rééquilibrer un déficit insoutenable"
-
Pakistan: rouge, vert, ferveur et colère dans la marche pour Imran Khan
-
Lycées: les cours reprennent mais des blocages subsistent avant des manifestations cet après-midi
-
La start-up d'IA Manus lève plus de 500 millions de dollars
-
Russie : un centre de données d'un géant de la tech touché par une frappe ukrainienne
-
L'ambassadrice américaine en Grèce visée par des révélations embarrassantes
"Il a l'air bien" : en Serbie, à la rencontre de ceux qui font encore confiance au président
Confronté au plus grand mouvement de contestation depuis son arrivée au pouvoir, le président serbe organise samedi un rassemblement à Belgrade, où il espère prouver qu'une partie du pays le soutient encore, en usant de sa rhétorique habituelle : sécurité, stabilité et prospérité.
Dans un pays entaché par des accusations de fraude électorale, il est difficile d'estimer la part de la population qui soutient encore activement Aleksandar Vucic face aux centaines de milliers de manifestants qui défilent depuis des mois contre la corruption et pour un système plus juste.
A Pecinci, à une cinquantaine de kilomètres de Belgrade, la population a voté à 85% pour le SNS (droite nationaliste), le parti du président, aux dernières élections locales, en juin.
"Pour moi, tous les hommes politiques sont les mêmes", explique Marija Vidakovic, une aide-soignante en chemin pour aller chercher sa fille à la crèche. "Mais si vous me demandez si je soutiens le président, la réponse est oui".
"Il m'a l'air bien. Nous sommes en sécurité, nous n'avons pas à craindre de bombardements ... C'est ce que j'apprécie le plus", ajoute cette trentenaire, en référence aux bombardements de l'Otan en 1999, traumatisme encore très présent en Serbie.
Quant aux manifestations qui secouent le pays depuis des mois, "elles touchent des gens qui n'ont rien à voir avec tout ça, des gens ordinaires, qui veulent juste vivre leur vie et ne le peuvent pas", estime-t-elle. "Mon mari travaille en ville [à Belgrade, ndlr], et maintenant on se demande tous les jours s'il va réussir à y aller, à cause des blocages".
Les étudiants, à la tête du mouvement de contestation, né de l'effondrement meurtrier d'un auvent en béton de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024, organisent régulièrement des rassemblements qui peuvent bloquer la circulation pendant des heures. Et des centaines d'écoles à travers le pays sont à l'arrêt.
"Tout ce cirque dans les rues, les blocages... c'est le chaos. Les transports ne marchent pas, on ne sait pas, en partant au bureau, si on pourra rentrer...", fulmine Srbijanka* la soixantaine avancée. "Je suis contre les étudiants, mais aussi contre Vucic", ajoute-t-elle aussitôt, estimant qu'ils sont de toute façon tous "payés par l'Occident".
"C'est une minorité", ajoute-t-elle, persuadée que les médias mentent sur le nombre de manifestants. "Mais on n'ose rien dire, sinon on va nous traiter d'"homme sandwich", en référence aux casse-croûtes distribués par le SNS à ceux qui se déplacent pour assister à des meetings.
- Bloc contre Bloc -
Selon un sondage du CRTA en février, seules 34% des personnes interrogées étaient opposées aux manifestations.
Mais les petites villes et les zones rurales font partie des principaux bastions du parti, explique Bojan Klacar, directeur du Centre pour des élections libres et de la démocratie (CeSID), une ONG indépendante.
"Ce que l'on est en train d'observer, c'est l'homogénéisation de deux blocs : aucun des deux camps ne perd vraiment de supporters, mais chaque bloc se structure de plus en plus autour du soutien ou de rejet du président. Ceux qui le soutenaient le font encore plus, et ceux qui le critiquent aussi".
Le soutien "provient principalement des personnes âgées de plus de 60 ans, et il est particulièrement fort parmi les retraités", explique le chercheur. "Il est légèrement plus élevé chez les femmes que chez les hommes, et il est plus fort chez ceux ayant un niveau d'éducation plus faible".
Angelina*, 66 ans, cheveux courts, vêtue de noir et le visage marqué, fait partie des habitants de Pecinci qui se disent satisfaits de sa situation.
"J'ai du chauffage, l'eau courante, je peux manger de la viande... Je suis contente de ma vie. Les jeunes, que veulent-ils ?", se demande-t-elle. Avant de suggérer que malgré tout, la corruption est partout.
- Clientélisme -
Pour M. Klacar, une partie du soutien dont jouit M. Vucic, président depuis 2017, vient des succès économiques qu'il met régulièrement en avant.
"Les investissements dans de petites villes, les augmentations de salaires, les créations d'emplois... Contrairement à l'état de droit, à certaines valeurs qui peuvent parfois paraitre abstraites, les infrastructures, c'est très visible", explique le chercheur.
A cela s'ajoute la force du parti, qui revendique 700.000 membres sur 6,6 millions d'habitants.
"Il y a en Serbie un grand nombre de personnes qui ont des avantages concrets très directs en adhérant au parti [...] des emplois dans les institutions ou les entreprises publiques", avance-t-il.
Fataliste Aleksandar, qui refuse de donner son nom de famille, veste de chantier kaki sur le dos et bonnet sur la tête, ne voit pas de raison de changer de responsables politiques.
"C'est ceux qu'on a, on n'a pas besoin d'en avoir de meilleurs", explique-t-il. "Enfin, on en aurait besoin, mais ça n'arrivera pas. Donc c'est comme ça".
*Ces personnes n'ont pas souhaité donner leurs noms
Y.Aukaiv--AMWN