-
La Bourse de Paris
-
Le phénomène El Niño de cette année pourrait être "parmi les plus importants" enregistrés, selon une agence américaine
-
Siegmund, rockstar de l'extrême droite allemande aux portes du pouvoir en ex-RDA
-
En Iran, soif de vengeance et zéro compromis lors d'ultimes adieux à Khamenei
-
Les Bourses européennes terminent en rebond, sauf Londres
-
L'épidémie d'Ebola en RDC se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon l'agence de santé de l'UA
-
Encore balbutiant, l'éolien flottant en mer déploie peu à peu ses ailes
-
Tour de France: Pogacar remporte la 6e étape en solitaire et prend le maillot jaune
-
Un revolver, six balles: l'étrange cadeau du président turc aux dirigeants de l'Otan
-
Vigilance rouge à l'ouest, la canicule s'installe dans la durée
-
L'épidémie actuelle d'Ebola se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon l'agence de santé de l'UA
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en hausse, mais reste sur ses gardes
-
Les Bourses mondiales esquissent un rebond, la tech en moteur
-
La famille Ingalls reconstruit sa petite maison dans la prairie, sur Netflix
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en petite hausse, mais reste sur ses gardes
-
Cinq choses à savoir sur les éclipses solaires
-
La menace d'un conflit social majeur plane chez Volkswagen
-
Municipales: CNews mise en demeure pour "manque d'honnêteté" lors d'une soirée sur Dati
-
Un revolver, six balles: l'étrange cadeau du président turc aux leaders de l'Otan
-
Le média Disclose et RSF appellent à se mobiliser contre la "traque des sources"
-
La septième étape du Tour: deuxième round pour les sprinteurs
-
La canicule s'annonce pour plusieurs jours, les incendies se multiplient
-
Dans le nord de la Grèce, le retour des ours bruns inquiète la population
-
Royaume-Uni: début de la course à la succession de Keir Starmer, Andy Burnham en piste
-
Avec la canicule, les Européens massivement exposés à des taux dangereux d'ozone
-
Nouvel échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis avant l'inhumation de Khamenei
-
Au Venezuela, un bébé naît entre les secousses des séismes
-
Épidémie d'Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l'OMS
-
La nouvelle mainmise du gouvernement Trump sur l'IA dope l'intérêt pour les modèles ouverts
-
Migraine: Ipsen annonce des résultats positifs pour son médicament phare, Dysport
-
Taïwan sur le pied de guerre avant l'arrivée du plus gros typhon depuis 1995
-
IA: l'américain Cerebras, rival de Nvidia, va investir "plusieurs milliards de dollars" en Europe
-
Le Pen: la Cour de cassation fera "tout" pour rendre sa décision avant la présidentielle, selon le procureur
-
Traitements anti-obésité: les plus efficaces ont aussi le plus d'effets indésirables
-
Mondial-2026: France-Maroc, premier choc des quarts aux allures de retrouvailles
-
Volkswagen: fronde syndicale face à un projet de restructuration inédit
-
Comment limiter l'accès des enfants aux réseaux sociaux? L'UE proche d'une décision
-
Avec la canicule, l'Europe occidentale a vécu le mois de juin le plus chaud de son histoire
-
La canicule ne faiblit pas, la France épinglée par le Haut conseil pour le climat
-
Canada: Meta va investir 9 milliards de dollars dans un centre de données
-
La Bourse de Paris en hausse, profite du recul du pétrole
-
Décès de Bonnie Tyler, inimitable voix rocailleuse des années 1980
-
Engrais: aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Biens mal acquis libanais : mise en examen, HSBC invoque une autre "époque"
-
Le dernier matin de Lorenzo Salgado: un rêve américain fauché
-
Inondations en Chine: 39 morts, habitants et secours s'attellent au nettoyage
-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
Au Kenya, des milliers de manifestants commémorent les victimes du mouvement inédit de 2024
Des milliers de Kényans étaient de retour dans les rues mercredi, en mémoire des plus de 60 personnes tuées lors des manifestations historiques conduites un an plus tôt, malgré les craintes des violences de la police et de "voyous".
La prise du Parlement le 25 juin 2024 par des milliers de jeunes, réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto, avait marqué l'apogée de protestations qui ont perduré jusqu'en juillet, durement réprimées par les forces de l'ordre.
Plus de 60 personnes ont été tuées lors de ce mouvement inédit, selon les groupes de défense des droits humains. Plus de 80 personnes ont aussi été enlevées - certaines des mois après les manifestations - et des dizaines d'entre elles sont toujours portées disparues.
Mercredi, les familles des victimes et les militants ont appelé à des rassemblements pacifiques, quand d'autres ont enjoint à "occuper le palais présidentiel". Par crainte de violences, de nombreuses écoles et commerces étaient fermés, et le trafic était très fortement réduit à Nairobi.
Dans la capitale, les principales rues menant au Parlement avaient été bloquées par la police et des bâtiments gouvernementaux étaient protégés par des barbelés.
Dans le centre ville, des milliers de manifestants, essentiellement de jeunes hommes, scandant "Ruto doit partir" - leur cri de ralliement depuis un an -, brandissaient des drapeaux kényans, des portraits de ceux tués l'année dernière ou déposaient des fleurs devant l'hémicycle.
"Je suis venu ici en tant que jeune kényan pour manifester. C'est notre droit, au nom de nos concitoyens kényans qui ont été tués l'année dernière. La police est là (...) ils sont censés nous protéger mais ils nous tuent", a déclaré à l'AFP Eve, âgée de 24 ans et sans emploi.
Anthony, 25 ans, vend des drapeaux tout en marchant, contre "les violences policières, l'oppression, les taxes élevées et tout ce qui ne va pas dans ce pays."
"La marche est toujours pacifique, mais c'est quand la police (commence à envoyer) des gaz lacrymogènes que ça tourne au chaos", ajoute-t-il.
La télévision kényane diffusait également des images de rassemblements dans la grande ville côtière de Mombasa.
- Colère -
Le gouvernement de William Ruto s'est efforcé d'éviter toute hausse directe d'impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles.
Mais la récente mort en cellule d'Albert Ojwang, un enseignant de 31 ans qui avait critiqué un haut responsable de la police, a amplifié la colère d'une partie de la société, les forces de l'ordre ayant initialement tenté de camoufler son décès en suicide.
Ce décès a déjà suscité ces dernières semaines des manifestations de quelques centaines de personnes contre les violences policières, qui ont engendré de nouvelles brutalités. La police a dit que les rassemblements étaient permis à condition d'être "pacifiques et non armés."
Le 17 juin à Nairobi, l'un d'eux a été marqué par des affrontements entre des manifestants, les forces de l'ordre et des "voyous" armés qui s'en sont pris aux protestataires et travaillaient en tandem avec la police, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un policier a tiré à bout portant sur un vendeur non violent, une scène filmée devenue virale, qui a accentué la colère dans le pays.
"Il n'y a rien de bon à célébrer dans les événements de l'année dernière", a à l'inverse estimé l'analyste et avocat Javas Bigambo, qui craint une exploitation politique de la colère populaire.
- "Menace contre notre nation" -
Huit diplomates occidentaux ont appelé mardi à la retenue lors des commémorations, se disant "préoccupés par le recours à des +voyous+ pour infiltrer ou perturber des rassemblements pacifiques".
"Nous appelons chacun à faciliter les manifestations pacifiques et à s'abstenir de toute violence", ont-ils déclaré, alors que médias et réseaux sociaux font état de plans décidés au plus haut niveau de l'Etat pour réprimer fortement les protestataires mercredi.
Cet appel, signé notamment par les ambassadeurs américain et britannique, est survenu peu après que William Ruto a promis aux policiers que son gouvernement les "soutiendrait".
"Personne n'est au-dessus de la loi", a-t-il lancé, avertissant que le recours à la force, aux insultes ou aux menaces contre des policiers constituent une "menace contre notre nation".
D.Kaufman--AMWN