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L'Inde enfin en lice sur le marché des puces, se réjouit un pionnier de la tech
Quand Narendra Modi a annoncé au début du mois que l'Inde allait faire son entrée dans le club très fermé des pays fabricants de microprocesseurs, Vellayan Subbiah a compris que son heure était enfin arrivée.
A 56 ans, il dirige CG Power, qui vient d'ouvrir dans l'Etat du Gujarat (ouest) une usine appelée à devenir l'un des champions de la fabrication de puces "made in India" voulue par son Premier ministre.
"C'est la première fois de ma carrière que je vois le gouvernement, les décideurs et les investisseurs sur la même longueur d'ondes", se félicite le PDG auprès de l'AFP.
"Tous sont d'accord sur le chemin que l'Inde doit suivre et l'importance pour notre pays de développer une industrie nationale", poursuit-il, "c'est très excitant".
New Delhi a investi cette année l'équivalent de 18 milliards de dollars dans dix projets liés aux semi-conducteurs, dont l'ouverture de deux usines dernier-cri à Noida, dans la banlieue de la capitale, et à Bangalore (sud).
Les premières puces doivent sortir des chaînes de montage d'ici à la fin de l'année, sur un marché en progression exponentielle.
Sa valeur est passée de 38 milliards de dollars en 2023 à 45 à 50 milliards lors de l'année fiscale 2024-2025. Et les investisseurs espèrent lui voir passer la barre des 100 milliards d'ici 2030.
Selon Vellayan Subbiah, c'est une manne de "plus de 100 milliards de dollars, si ce n'est plus", qui devrait irriguer cette jeune industrie dans les cinq à sept ans.
- Retards -
Pour s'affranchir de la dépendance de son pays dans un secteur stratégique pour son avenir, le chef du gouvernement a fixé des objectifs très ambitieux à ses pionniers.
Il a sollicité le soutien financier et l'expertise de géants indiens comme Tata, et étrangers tels que l'américain Micron, pour mettre sur pied au plus vite les structures capables de concevoir, produire et vendre des microprocesseurs.
CG Semi Private Ltd, la coentreprise créée par CG Power avec deux autres firmes du secteur, prévoit ainsi d'investir l'équivalent de 900 millions de dollars dans deux usines.
"Nous voulons concevoir nos propres puces pour en détenir les brevets, c'est très important pour l'Inde", précise M. Subbiah, un ingénieur formé à l'université du Michigan (Etats-Unis).
Comme pour d'autres secteurs de pointe, l'Inde a tardé à se lancer dans la fabrication des puces. Elle arrive plusieurs décennies après ceux qui dominent le marché, Taïwan, les Pays-Bas, le Japon ou la Chine...
"Il faut reconnaître qu'il y a un écart", concède le PDG de CG Power.
Mais le pays le plus peuplé du monde - 1,4 milliard d'habitants - dispose du réservoir de talents pour "accélérer" et "rattraper" ses concurrents, dans les "sept à dix ans", anticipe-t-il.
"20% des talents mondiaux en matière de conception de semi-conducteurs viennent d'Inde", s'est enorgueilli Narendra Modi.
- Autosuffisance ? -
Mais garder les cerveaux indiens "à la maison" reste un défi, même après la décision des Etats-Unis de faire passer à 100.000 dollars le prix des visas H1-B, les plus prisés par les entreprises de la Silicon Valley.
Dans la cinquième économie mondiale, bureaucratie et manque d'emplois restent des freins.
Vellayan Subbiah reconnaît lui même avoir recours à 75 expatriés dans son usine. "Nous préférons grandir avec des Indiens. Mais comment les faire revenir ?", interroge-t-il.
La route vers l'autosuffisance en matière de microprocesseurs s'annonce donc tortueuse.
L'Inde a réussi à sécuriser d'importants investissements en matières de puces - 68 milliards de dollars signés en août avec le Japon - ou d'intelligence artificielle (IA).
Mais la guerre commerciale engagée par Donald Trump laisse présager qu'il négociera âprement la participation américaine à des accords de transfert de technologies vers l'Inde.
"La situation géopolitique est devenue complexe", constate le patron de CG Power.
"Mais il n'y a que deux écosystèmes à bas coût au monde: la Chine et, bientôt, l'Inde". "Si on se projette à 20 ou 30 ans, on devrait voir le centre de gravité (du secteur) se déplacer vers ces deux écosystèmes".
A.Mahlangu--AMWN