-
Indonésie: 70 millions d'enfants privés de réseaux sociaux
-
Pour la troisième fois en moins d'un an, l'Amérique appelée à manifester contre Trump
-
Monaco accueille le pape Léon XIV pour un voyage éclair et surprenant
-
La guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, Washington espère la finir sous deux semaines
-
Népal: l'ex-Premier ministre arrêté après la répression meurtrière de manifestations
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demie contre Lehecka, qui a rendez-vous avec Sinner en finale
-
Après un mois de guerre, les Etats-Unis espèrent parler prochainement avec l'Iran
-
En Thaïlande, des habitants des montagnes combattent incendies et clichés
-
Réveil enthousiaste des premiers voyageurs du nouveau train couchette Paris-Berlin
-
Le Congrès américain dans l'impasse pour mettre fin à la pagaille dans les aéroports
-
Les Etats-Unis espèrent des réunions prochaines avec l'Iran
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demi-finale contre Lehecka
-
Les Bourses occidentales craignent les effets d'une guerre prolongée sur l'économie
-
Rarissime observation d'une naissance de cachalot sauvage
-
"On est prêts": les astronautes arrivent sur le pas de tir pour la mission vers la Lune
-
A l'issue du G7, les Etats-Unis promettent un arrêt prochain de la guerre en Iran
-
Tiger Woods de nouveau impliqué dans un accident de la circulation
-
Le faiseur de tubes Gims mis en examen dans une vaste affaire de blanchiment
-
Wall Street encore en nette baisse, la guerre fait craindre pour croissance et inflation
-
Gims, roi des streams aux affaires suspectes, inculpé pour blanchiment d'argent
-
Foot: saison terminée et Mondial envolé pour Panichelli, gravement blessé à un genou
-
Deux bateaux d'une flottille humanitaire portés disparus ont bien effectué la traversée vers Cuba, selon les Garde-côtes américains
-
Les négociations sur la réforme de l'OMC entrent dans le vif du sujet
-
Carburants: le gouvernement annonce des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros
-
Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs
-
Disneyland Paris: les principaux chiffres d'une destination ultra prisée
-
E3 Classic: Van der Poel triple la mise au bout du suspense
-
La Bourse de Paris termine en baisse, l'attention rivée sur les développements au Moyen-Orient
-
L'Autriche va interdire les réseaux sociaux aux moins de 14 ans
-
Santé: "refondation" espérée pour Asalée, en redressement judiciaire
-
Mondiaux de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry lancés vers l'or
-
Gims, roi des streams aux affaires suspectes
-
Tour de Catalogne: Vingegaard fait déjà le vide derrière lui
-
Brésil: sorti de l'hôpital, Bolsonaro de retour chez lui pour purger sa peine
-
Carburants: le gouvernement promet des aides "ciblées"
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils du Moyen-Orient à s'éloigner des forces américaines
-
La mégastar Gims passe par la case juge d'instruction
-
France 2: l'interview de Lavrov par Léa Salamé s'attire des critiques jusqu'en Ukraine
-
Cuba: face aux pénuries, le dilemme du tri des patients dans un hôpital pour enfants
-
Au tribunal de Strasbourg, le sort funeste d'un jeune lynx et d'une poule
-
Wall Street ouvre en baisse: Dow Jones -0,67%, Nasdaq -0,54%, S&P 500 -0,49%
-
Cocktails Molotov contre le centre culturel russe à Prague, la police tchèque enquête
-
Equipe de France: une attaque libérée
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils au Moyen-Orient à s'éloigner des Américains
-
Biathlon: Quentin Fillon Maillet, "toujours en forme", rêve des JO-2030 (à l'AFP)
-
Allemagne: le parlement adopte la réforme attendue de la prévoyance retraite privée
-
Insensible aux propos de Trump, l'Iran menace les civils au Moyen-Orient
-
Nouvel album et tournée, Gilbert Montagné se raconte toujours en musique
-
Indonésie: les moins de 16 ans disent adieu aux réseaux sociaux
-
A Chablis, nuit de lutte pour limiter les dégâts du gel sur les vignes
1.327 jours: le désespoir des familles d'employés de l'OSCE détenus en Russie
Margaryta Chabanova a fait le voyage de Kiev à Vienne pour rappeler aux 57 Etats participants de l'OSCE réunis en Conseil ministériel jeudi et vendredi que trois employés, dont son mari, sont détenus depuis trois ans et sept mois en Russie.
Avec ses collègues Maksim Petrov et Vadym Golda, Dmitri Chabanov, 38 ans aujourd'hui, a été arrêté dans les territoires ukrainiens occupés le 15 avril 2022, après le début de l'invasion russe.
Il a été condamné à 13 ans de détention en septembre de la même année et a été transféré en mars 2025 vers la Sibérie.
L'organisation internationale pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), pour laquelle il oeuvrait, a été formée en 1975 dans le but de favoriser le dialogue Est-Ouest.
Elle regroupe toujours à Vienne l'Europe, la Turquie, les anciennes Républiques de l'espace soviétique, la Mongolie, les États-Unis comme le Canada et tient son 32e Conseil cette semaine.
Les employés arrêtés faisaient partie d'une mission d'observation déployée dans l'est de l'Ukraine en 2014 après des accords ayant permis de réduire l'intensité des affrontements qui avaient éclaté cette année-là entre les séparatistes soutenus par Moscou et les forces de Kiev.
Les équipes ont quitté en catastrophe les deux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk dans la foulée du déclenchement de l'offensive russe en Ukraine en février 2022.
Puis la Russie a bloqué le renouvellement du déploiement.
- "Message glaçant" -
"L'attente, ne pas savoir, l'espoir sans fin se transforment en silencieux désespoir", explique à l'AFP Margaryta Chabanova, 36 ans.
Son avocate, Eugenia Kapalkina, 40 ans, qui représente aussi les proches de M. Petrov, a fait le voyage avec elle jusqu'à la capitale autrichienne. Elle estime que cette détention prolongée "envoie un message glaçant".
"Ceux qui travaillent sous mandat officiel ne sont plus protégés", dit-elle. "C'est un "précédent dangereux".
Cela rend "impossible tout contrôle crédible dans les zones de conflit ou les territoires occupés" et "établit une pratique selon laquelle un État peut utiliser le personnel d'une organisation internationale comme un outil de coercition politique".
Selon elle, Moscou avait "une obligation claire" de protéger le personnel de l'OSCE.
Or aujourd'hui, la situation est devenue kafkaïenne.
Car les trois hommes sont des Ukrainiens. Mais comme MM. Chabanov et Petrov étaient enregistrés dans le territoire occupé, ils ont été automatiquement reconnus citoyens de la République populaire de Lougansk.
Maksim Petrov, 45 ans aujourd'hui, qui servait d'interprète, a été condamné à la même peine que Dmitri Chabanov, assistant de sécurité, pour "haute trahison".
A huis clos, ils ont été reconnus coupables d'avoir transmis des informations à des services de renseignement étranger.
Quant à Vadym Golda, né en 1967 et lui aussi assistant de sécurité, il a écopé de 14 ans d'emprisonnement pour espionnage visant des installations industrielles qui auraient ensuite été frappées par des missiles.
L'OSCE avait dénoncé des "pseudo-procédures" judiciaires et des accusations "montées de toute pièce".
- "Affaire close" -
A l'heure actuelle, la Russie campe fermement sur ses positions.
Vassili Nebenzia, son représentant au Conseil de sécurité de l'ONU, a affirmé en avril 2024 que "certains des membres" de la mission de l'OSCE en Ukraine ont été "impliqués dans la collecte et la transmission de données de renseignement à Kiev".
"Ils ont fait face à la justice russe pour des accusations criminelles graves" et "cette affaire est close", a-t-il tranché.
Jeudi, le ministère russe des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de l'AFP.
Au vu de la situation de blocage, Egor Golda, le fils de Vadym Golda, estime auprès de l'AFP que "l'Ukraine, l'Occident et l'OSCE doivent tous contribuer à sa libération ou à ce qu'il soit échangé", quitte à devoir "négocier avec la Russie".
Maksim Petrov aurait récemment été pris en charge dans la région de Tcheliabinsk, en Sibérie occidentale, par un hôpital traitant la tuberculose, ce qui inquiète son entourage.
Une action "urgente et décisive est requise", réclame Mme Kapalkina, selon qui la liberté de ces trois hommes doit devenir un "préalable" à "tout cessez-le-feu et accord de paix".
Sous couvert de l'anonymat, un employé de l'OSCE estime "qu'au bout de plus de 1.300 jours, quelle que soit l'action entreprise par l'organisation", le fait est que "des collègues de l'OSCE demeurent illégalement détenus".
Interrogée par l'AFP, une porte-parole a assuré que leur libération "a été et reste une priorité absolue".
"Nous travaillons sans relâche pour qu'ils puissent retrouver leurs proches dès que possible et nous restons en contact étroit avec leurs familles, qui ont déjà enduré bien trop et méritent d'être réunies sans délai".
L.Mason--AMWN