-
Italie: Maignan ange gardien du "Diavolo" milanais jusqu'en 2031
-
Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
Danemark: 10.000 personnes défilent pour dénoncer les propos de Trump sur l'Afghanistan
-
A la frontière turque, des Iraniens appellent les Etats-Unis à l'aide contre les mollahs
-
Gaza: 28 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
-
Open d'Australie: Rybakina soulève son deuxième trophée du grand Chelem
-
Pakistan: près de 90 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération en matière de défense
-
Ski: à Crans-Montana, la locale Malorie Blanc remporte le dernier super-G avant les Jeux
-
Pakistan: plus de 70 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Tennis: Elena Rybakina remporte l'Open d'Australie, son 2e titre du Grand Chelem
-
Open d'Australie: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
L'Iran prévient que ses forces armées sont en état d'alerte maximale
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Présidentielle au Costa Rica: une grande favorite de droite et des candidatures éclectiques
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Pakistan: plus de 40 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Dans les Alpes italiennes, l'hermine, mascotte olympique, joue sa survie
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
-
Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump
-
Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux
-
A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux
-
Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier
-
De "Stranger Things" à "Dune", un studio québécois s'impose sur la scène des effets visuels
-
Open d'Australie: face à Alcaraz, Djokovic touche son rêve du doigt
-
Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump
-
Ligue 1: Marseille et De Zerbi entre calme et tempête
-
NBA: Jokic revient bien contre les Clippers, Doncic en mode express face aux Wizards
-
Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée
-
Un public intrigué dans les salles américaines pour le film consacré à Melania Trump
-
La présidente par intérim du Venezuela annonce une amnistie générale
-
Découverte d'une nouvelle espèce de petit rongeur dans les Andes péruviennes
-
Venezuela: la présidente par intérim annonce une amnistie générale et la fermeture d'une prison redoutée
-
Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire
-
Le chef de l'ONU alerte sur son "effondrement financier imminent"
-
Jeff Bezos suspend ses activités de tourisme spatial pour se concentrer sur la Lune
-
Le président élu du Chili au Salvador pour "étudier" le modèle carcéral
-
Manifestation à Minneapolis contre la police de l'immigration, des journalistes arrêtés
-
Ligue 1: Lens se relance face au Havre et reprend la tête
-
L'astronaute Sophie Adenot espère inspirer les générations à venir
-
Après la tempête Kristin, le Portugal redoute les crues
-
Euro de hand: le Danemark retrouvera l'Allemagne en finale
-
Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes
-
Passe d'armes sur X entre Charlie Hebdo et Elon Musk
-
En Algérie, Ségolène Royal tente d'amorcer un dégel
-
Biogaran sous contrôle britannique, "l'Etat veille"
-
Minneapolis: deux journalistes arrêtés, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch
Comment le ministre vaccinosceptique de Trump a refaçonné en un an les agences sanitaires à son image
Connu pour ses vues controversées et son vaccinoscepticisme, Robert Kennedy Jr a longtemps fait office de figure isolée aux Etats-Unis.
Mais avec le retour au pouvoir de Donald Trump, qui l'a nommé à la tête du ministère de la Santé, celui qui est considéré comme le vilain petit canard de la dynastie Kennedy a acquis un pouvoir inédit.
En affaiblissant les agences sanitaires du pays et en faisant voler en éclats nombre de garde-fous, il a refaçonné le système de santé américain à son image, celle d'un homme guidé par l'intuition et surfant sur une défiance des autorités alimentée par la pandémie de Covid-19.
"L'impact est réel. On le constate partout. Et ce qui est le plus effrayant, c'est que nous n'en sommes qu'à la première année", alerte l'épidémiologiste américaine Syra Madad auprès de l'AFP.
"Je n'ai jamais rien vu de tel", abonde Lawrence Gostin, professeur à Georgetown et spécialiste des politiques de santé publique américaines.
Le ministre est guidé "par l'intuition, l'instinct et les réseaux sociaux, pas par la science", déplore-t-il auprès de l'AFP.
En moins d'un an, Robert Kennedy Jr a initié un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, des mesures dénoncées avec force par nombre de médecins et de scientifiques.
- "Tyrannie" -
Par des licenciements massifs et de coupes budgétaires, il a également affaibli les instances sanitaires publiques, au moment-même où les États-Unis connaissaient leur pire épidémie de rougeole en plus de 30 ans.
"Faire confiance aux experts n'est pas une caractéristique de la science", mais plutôt "de la tyrannie", a-t-il récemment affirmé lors d'un événement, exhortant les Américains à prendre eux même en charge leur santé, car "les gens au pouvoir mentent".
Des propos qui alimentent la méfiance mais visent aussi à faire primer le "choix individuel" sur la "protection collective", relève la docteure Syra Madad.
En conséquence, de plus d'Américains rechignent à faire vacciner leurs enfants, les données du prestigieux Pew Research Center montrant néanmoins que 63% de la population reste convaincue de l'efficacité des vaccins infantiles pour prévenir des maladies mortelles.
Mais la confiance à l'égard de la sécurité des vaccins et des institutions médicales baisse, notamment chez les conservateurs, et pourrait être très difficile à restaurer, alerte Mme Madad.
"Cela va être un traumatisme générationnel", s'inquiète-t-elle.
- Système "dysfonctionnel" -
Ancien avocat en droit de l'environnement devenu figure du mouvement antivax, Robert Kennedy Jr. s'est aussi fait connaître pour son opposition aux pesticides et à la malbouffe et a su rassembler derrière lui un soutien populaire.
Il est ainsi la figure de proue du mouvement "Make America Healthy again" ("MAHA"), dont le nom est calqué sur le célèbre slogan de Donald Trump, et qui vise "Rendre à l'Amérique sa santé" en luttant notamment contre le fléau des maladies chroniques dont l'obésité.
Certaines de ses actions à la tête du ministère de la Santé, notamment pour pousser les laboratoires à baisser les prix très élevés de leurs médicaments ou encore à éliminer les colorants alimentaires artificiels ont ainsi recueilli un soutien plus large que le seul mouvement MAHA.
Mais la méthode inquiète les spécialistes, ces mesures reposant en réalité sur la bonne volonté des acteurs.
Or, "il existe un cimetière d'initiatives" montrant "que les accords verbaux et les engagements pris par l'industrie ne valent pas mieux que le papier sur lequel ils sont écrits", tance Scott Faber, de l'organisation américaine EWG auprès de l'AFP.
Et le combat du ministre contre l'alimentation ultra-transformée ne peut à lui seul améliorer la santé des Américains, pointe Marion Nestle, professeure émérite de nutrition à l'Université de New York.
"Manger de vrais aliments ne va pas rendre les Américains à nouveau en bonne santé alors que le système de santé publique est complètement dysfonctionnel", tranche-t-elle auprès de l'AFP.
Le professeur Lawrence Gostin s'inquiète lui des répercussions sur le long-terme des politiques de Robert Kennedy Jr.
"On ne saurait trop insister sur l'ampleur de la chute de notre réputation", dit-il, pointant le départ de nombreux chercheurs renommés des instances sanitaires américaines et même des Etats-Unis, ce qui pourrait entraver le développement de traitements contre de maladies mortelles.
"Il y a toutes les raisons de s'inquiéter profondément pour l'avenir", insiste-t-il.
Th.Berger--AMWN