-
Nombreux morts et blessés après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées" contre le Hezbollah
-
Liban: le président israélien appelle l'Europe à soutenir "tout effort visant à éradiquer le Hezbollah"
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Michaël Arnoult, le sacre d'un chef discret au service du terroir
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Ligue des champions: le Real Madrid est-il vraiment meilleur sans ses stars ?
-
Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar, a rencontré Zelensky à Kiev
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Moyen-Orient: légère accalmie sur les marchés mondiaux avec le repli du brut
-
Devant une base britannique, fascination et inquiétude face aux bombardiers américains
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Skis et canons: la Chine plante ses bâtons sur le juteux marché des sports d'hiver
-
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
-
Philippines: face à l'interdiction, l'avortement s'organise en ligne
-
Pétrole: les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes pour répondre à la demande
-
Le pétrole à 100 dollars, les marchés scrutent le détroit d'Ormuz
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
De fausses images sur la guerre Etats-Unis-Iran continuent de proliférer sur X malgré les avertissements
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Municipales: après la percée de LFI, les alliances à gauche commencent à se nouer
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Le pétrole s'installe à 100 dollars, les marchés suspendus à la guerre au Moyen-Orient
-
Aux Oscars, le sacre de l'Irlandaise Jessie Buckley, intense et magnétique
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
NBA: le Thunder résiste aux Wolves, "SGA" sauve sa série
Procès Paty en appel: entre six et 15 ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes
La cour d'assises spéciale de Paris a condamné lundi en appel quatre hommes à des peines de six ans de prison à quinze années de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'engrenage qui a conduit à l'assassinat du professeur Samuel Paty par un jihadiste tchétchène en 2020.
Les peines les plus lourdes, respectivement dix et 15 ans de réclusion, ont été prononcées contre un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et surtout le militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, coupables d'associations de malfaiteurs terroriste.
Ils ont été les initiateurs de la campagne de haine en ligne, qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie par Abdoullakh Anzorov, parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression.
Condamnés pour association de malfaiteurs mais sans que son caractère terroriste ne soit retenu, deux proches du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, ont vu leur peine réduite, condamnés à six et sept ans de prison, contre 16 ans de réclusion criminelle en première instance.
Les quatre hommes ont dix jours pour se pourvoir en cassation s'ils le souhaitent. Il est peu probable que ce soit le cas d'Azim Epsirkanov, Naïm Boudaoud et même Brahim Chnina, qui ont déjà fait plus de cinq ans de détention.
Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui s'étaient vu infliger 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui se sont parfois renvoyé la responsabilité première de la cabale en ligne et ont divergé dans leurs postures, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie.
Leur différence d'attitude explique peut-être en partie le verdict dont les motivations seront connues dans un délai de trois jours.
Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud étaient poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, commis le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
Ces deux hommes, qui ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux, assurent n'avoir pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov, qui avait été abattu par la police qu'il menaçait. Et ils ont cette fois convaincu la cour.
Prononcé en présence des proches de Samuel Paty, le verdict a été accueilli par des cris de soulagement des proches d'Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud.
Abdelhakim Sefrioui a voulu prendre la parole, mais cela lui a été refusé par la présidente.
- Vies fracassées -
L'assassinat avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015.
Le jihadisme avait déjà frappé l'institution scolaire. A l'école toulousaine Ozar Hatorah, Mohammed Merah avait tué en 2012 trois enfants et le professeur Jonathan Sandler parce qu'ils étaient juifs. Anzorov a traumatisé les enseignants en ciblant Samuel Paty comme professeur.
Durant cinq semaines d'une tristesse infinie, les vies fracassées par le crime d'Anzorov se sont côtoyées. Celles de la famille Paty d'abord, écrasée de douleur, qui a dû défendre l'image de leur fils et frère face aux allégations de discrimination.
Il y eut aussi cet homme qui n'a jamais réussi à dire à son père, depuis décédé, que c'était lui ce policier municipal tétanisé face au tueur, incapable de réaliser que ce corps et cette tête n'étaient pas ceux d'un mannequin; ces collègues du professeur exprimant leurs regrets pour ce tennis annulé, pour ne pas l'avoir raccompagné en voiture ce jour-là; ce collégien devenu jeune majeur, silhouette désarticulée par la honte intacte d'avoir désigné Samuel Paty au tueur...
A chaque suspension, les proches se sont approchés du box des accusés pour un sourire, un signe, un regard, quelques mots. A l'annonce de réquisitions très dures, un sanglot s'est élevé de la famille Chnina; quand a plaidé une avocate de Naïm Boudaoud, son petit frère, portrait craché si stoïque jusqu'alors, s'est affaissé et a pleuré sans bruit.
Les débats ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage.
Souvent tendu, avec une défense pugnace et une accusation âpre, le procès a avancé sur une ligne de crête. Mais il est resté sur les rails, la dignité réclamée par la famille Paty a été protégée par la présidente, dont la "loyauté", l'humanité et la conduite maîtrisée des débats ont été saluées par les parties.
Y.Nakamura--AMWN