-
Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire
-
Play-offs NBA: le Thunder, champion en titre, répond aux Spurs de Wembanyama
-
Un buffle "sosie" de Donald Trump est devenu une star au Bangladesh
-
Bolivie: le président Paz annonce un remaniement après des semaines de contestation
-
Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le dilemme de Lecornu
-
Aux Etats-Unis, dernier épisode du "Late Show" détesté de Trump
-
Stellantis annonce ce jeudi son plan stratégique pour redémarrer avec un partenariat chinois
-
SpaceX lance la dernière version de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse
-
L'Iran examine une offre américaine, situation "sur le fil" pour Trump
-
Nvidia: résultats trimestriels encore supérieurs aux attentes, la demande d'IA accélère
-
Ligue Europa: Et de cinq pour Emery qui a porté Aston Villa tout en haut
-
Tennis: Nadal a voulu être "sincère" et "transparent" dans son documentaire Netflix (à l'AFP)
-
Climat: l'Assemblée générale de l'ONU adopte un texte pour consolider les obligations des Etats
-
Hôtel, location de voiture, courses livrées: Airbnb se rêve en agence de voyage complète
-
L'UE bientôt prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
Wall Street clôture en nette hausse, l'optimisme fait son retour
-
Sophie Adenot a eu "la chair de poule" en parlant avec l'équipage d'Artémis
-
Un ex-journaliste de Canal+ condamné en appel à verser 142.500 euros à son ancien employeur
-
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
-
L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" des négociations pour Trump
-
Un couple arrêté en Allemagne pour espionnage pour le compte de la Chine
-
La Cour suprême israélienne confirme l'interdiction pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens
-
La Coupe du monde d'esport, plus gros événement du genre, pour la première fois à Paris cet été
-
Tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout
-
Climat: le pire des scénarios écarté, mais le meilleur aussi
-
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
-
Poutine à Pékin: l'essentiel de son sommet avec Xi
-
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
-
Israël: Netanyahu sous pression après un vote ouvrant la voie à des législatives anticipées
-
Un "homme-poisson" descend l'Amazone contre la pollution
-
L'acteur Kevin Spacey, boycotté par Hollywood, monte les marches du festival de Cannes
-
Les Etats-Unis augmentent leur pression sur Cuba en inculpant Raul Castro
-
Le ballet des fraises à neige pour rouvrir le col du Galibier
-
La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro
-
Un ex-agent autrichien du renseignement condamné pour espionnage au profit de la Russie
-
Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
-
Pour l'Iran, les Etats-Unis veulent "déclencher une nouvelle guerre"
-
La Bourse de Paris termine en nette hausse, gagnée par l'optimisme
-
Vaccination en collège contre le papillomavirus: 13 recommandations pour lever plusieurs "freins"
-
Des immigrés qui tombent dans l'irrégularité et peinent à se loger
-
Barney Frank, pionnier des droits LGBT+ au Congrès américain, est mort
-
Ubisoft paye la facture de sa réorganisation avec une perte record sur son exercice 2025-2026
-
Tour d'Italie: et de trois pour Narvaez
-
Selfies, caramels "Melody" et commerce : Narendra Modi en visite en Italie
-
"Flottille pour Gaza": un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées
-
Corée du Sud: la grève à Samsung suspendue in extremis après d'ultimes négociations
-
Claire Thoury, une militante associative à la tête du Cese
-
Les Etats-Unis appellent les Cubains à choisir "une nouvelle voie"
-
A Varsovie, Peter Magyar vante la voie européenne de la Pologne
A Téhéran, les Iraniens s'adaptent "tant bien que mal" à la guerre
Ils ne s'éloignent guère de leur logement, protègent leurs fenêtres et s'entraident entre voisins: les habitants de Téhéran tentent de s'acclimater à la guerre qui a bouleversé la vie quotidienne dans la capitale iranienne.
"Les gens sont calmes", témoigne un habitant du nord de la capitale, interrogé par l'AFP depuis Paris. "Ils s'habituent à vivre malgré tout et s'adaptent, tant bien que mal, à cette situation."
L'incertitude est permanente car les Téhéranais ne sont pas prévenus à l'avance lorsque des frappes américano-israéliennes s'apprêtent à toucher la capitale.
Mardi, au onzième jour de la guerre, de puissantes explosions ont de nouveau été entendues dans le centre et plusieurs quartiers, selon des médias iraniens qui n'ont pas précisé quelles étaient les cibles touchées.
Une quadragénaire se rassure en pensant que les bombardements "ne visent pas les immeubles ordinaires", mais plutôt "les commissariats, les mosquées, les sites militaires". "Mais imaginez: un commissariat est touché au bout de votre rue. Toutes vos fenêtres volent en éclats. C'est ce que beaucoup de gens ont vécu", ajoute-t-elle.
- Ecoles fermées -
Pour s'en protéger, certains ont collé du ruban adhésif sur leurs vitres pour éviter la dispersion de débris coupants.
Au-delà des dégâts, c'est "le bruit des bombardements qui est extrêmement dérangeant", selon l'habitante.
Dans un tel contexte, "les gens restent dans leur quartier, ils ne vont pas très loin, sauf ceux qui doivent aller travailler. Et les femmes restent télétravailler", précise une septuagénaire.
"De manière générale, les gens s'aident beaucoup entre eux", souligne-t-elle, en donnant l'exemple d'une famille ayant mis à disposition un logement à une autre ayant perdu son toit.
Les écoles sont toujours fermées, de même que la plupart des bureaux, banques et administrations. Les communications restent étroitement restreintes, seul l'intranet local fonctionnant tandis que les contacts avec l'étranger restent quasiment impossibles.
Dans les rues, "des livreurs en camionnettes et en deux-roues", constate un résident de la capitale. "Des bus circulent mais ils sont plutôt vides".
Adelshah Mansoori, un ressortissant afghan travaillant dans un supermarché de Téhéran, livre désormais les courses au domicile des clients cloîtrés chez eux, raconte-t-il.
De nombreux magasins et centres commerciaux gardent leurs rideaux baissés, à l'exception des épiceries de proximité et les boulangeries.
"Il y a de la nourriture (...) mais les gens n'achètent que ce dont ils ont besoin au quotidien, pas plus. C'est leur façon de veiller les uns sur les autres", raconte un homme de 40 ans.
- "Comme en apnée" -
Le plus frappant est la présence très visible des forces de sécurité sur les grands axes.
"Il y a des hommes armés dans les rues. A bord de gros véhicules. La seule chose qu'on voit d'eux, ce sont leurs yeux", a raconté une habitante. "C'est comme cela qu'ils font peur aux gens".
Selon elle, "les Iraniens sont très partagés: à la fois effrayés et pas effrayés, et oscillent entre espoir et tristesse".
Dans la nuit de lundi à mardi, sont apparues dans les rues de nombreuses affiches et banderoles à la gloire du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, nommé la nuit précédente.
Le fils du défunt guide suprême, Ali Khamenei, tué par des frappes le 28 février, ne s'est toujours pas adressé aux Iraniens et n'est pas apparu en public, suscitant ainsi des spéculations sur le lieu où il se trouve.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu'il n'était "pas content" de son élection, tandis que les Israéliens ont affirmé qu'il représentait une cible à abattre.
Lundi, des milliers d'Iraniens s'étaient rassemblés sur l'emblématique place Enghelab, dans le centre, pour prêter allégeance à Mojtaba Khamenei, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Loin de Téhéran, à Mahabad, une ville moyenne du Kurdistan iranien située à proximité de la frontière avec l'Irak, l'ambiance est aussi loin de l'effervescence habituelle à dix jours de Norouz, le Nouvel An iranien, qui sera célébré le 21 mars.
"Le centre-ville est comme en apnée. Les commerces traditionnellement fréquentés en cette période — ceux vendant des vêtements neufs, des pâtisseries et des produits festifs — sont délaissés", témoigne un quadragénaire, interrogé depuis Paris.
A la place, "les bijouteries sont désormais presque plus bondées que les supermarchés", selon cet homme, car les habitants achètent de l'or "par précaution en raison des incertitudes".
Ch.Kahalev--AMWN