-
Un buffle "sosie" de Donald Trump est devenu une star au Bangladesh
-
Bolivie: le président Paz annonce un remaniement après des semaines de contestation
-
Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le dilemme de Lecornu
-
Aux Etats-Unis, dernier épisode du "Late Show" détesté de Trump
-
Stellantis annonce ce jeudi son plan stratégique pour redémarrer avec un partenariat chinois
-
SpaceX lance la dernière version de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse
-
L'Iran examine une offre américaine, situation "sur le fil" pour Trump
-
Nvidia: résultats trimestriels encore supérieurs aux attentes, la demande d'IA accélère
-
Ligue Europa: Et de cinq pour Emery qui a porté Aston Villa tout en haut
-
Tennis: Nadal a voulu être "sincère" et "transparent" dans son documentaire Netflix (à l'AFP)
-
Climat: l'Assemblée générale de l'ONU adopte un texte pour consolider les obligations des Etats
-
Hôtel, location de voiture, courses livrées: Airbnb se rêve en agence de voyage complète
-
L'UE bientôt prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
Wall Street clôture en nette hausse, l'optimisme fait son retour
-
Sophie Adenot a eu "la chair de poule" en parlant avec l'équipage d'Artémis
-
Un ex-journaliste de Canal+ condamné en appel à verser 142.500 euros à son ancien employeur
-
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
-
L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" des négociations pour Trump
-
Un couple arrêté en Allemagne pour espionnage pour le compte de la Chine
-
La Cour suprême israélienne confirme l'interdiction pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens
-
La Coupe du monde d'esport, plus gros événement du genre, pour la première fois à Paris cet été
-
Tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout
-
Climat: le pire des scénarios écarté, mais le meilleur aussi
-
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
-
Poutine à Pékin: l'essentiel de son sommet avec Xi
-
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
-
Israël: Netanyahu sous pression après un vote ouvrant la voie à des législatives anticipées
-
Un "homme-poisson" descend l'Amazone contre la pollution
-
L'acteur Kevin Spacey, boycotté par Hollywood, monte les marches du festival de Cannes
-
Les Etats-Unis augmentent leur pression sur Cuba en inculpant Raul Castro
-
Le ballet des fraises à neige pour rouvrir le col du Galibier
-
La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro
-
Un ex-agent autrichien du renseignement condamné pour espionnage au profit de la Russie
-
Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
-
Pour l'Iran, les Etats-Unis veulent "déclencher une nouvelle guerre"
-
La Bourse de Paris termine en nette hausse, gagnée par l'optimisme
-
Vaccination en collège contre le papillomavirus: 13 recommandations pour lever plusieurs "freins"
-
Des immigrés qui tombent dans l'irrégularité et peinent à se loger
-
Barney Frank, pionnier des droits LGBT+ au Congrès américain, est mort
-
Ubisoft paye la facture de sa réorganisation avec une perte record sur son exercice 2025-2026
-
Tour d'Italie: et de trois pour Narvaez
-
Selfies, caramels "Melody" et commerce : Narendra Modi en visite en Italie
-
"Flottille pour Gaza": un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées
-
Corée du Sud: la grève à Samsung suspendue in extremis après d'ultimes négociations
-
Claire Thoury, une militante associative à la tête du Cese
-
Les Etats-Unis appellent les Cubains à choisir "une nouvelle voie"
-
A Varsovie, Peter Magyar vante la voie européenne de la Pologne
-
NBA: les Spurs de Wembanyama de retour à Paris en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, surveille le marché obligataire et Nvidia
Quitter l'Iran en guerre pour un pays en crise humanitaire: les Afghans sans "bon choix"
Sous une tempête de sable, le visage fatigué, des Afghans passent la frontière à Islam Qala (ouest). Ils quittent l'Iran secoué par une guerre "intense" et reviennent dans un Afghanistan en crise humanitaire où ils ne voient "aucune perspective".
"J'ai été forcé de revenir en Afghanistan à cause de la guerre", témoigne auprès de l'AFP Talibshah, 27 ans, qui travaillait dans l'agriculture dans la province de Qazvin, dans le nord-ouest de l'Iran et préfère taire son nom de famille.
Après un long voyage, il est arrivé au poste-frontière d'Islam Qala, dans l'ouest de l'Afghanistan. Désemparé après s'être fait flouer en changeant ses devises, il cherche comment rejoindre sa région natale de Sar-é Pol (nord), un périple de plusieurs centaines de kilomètres par des routes de montagne difficiles.
Grâce à son travail en Iran, Talibshah faisait vivre sa famille de sept personnes dont son père, sa mère, ses frères et soeurs dans une région d'Afghanistan où la sécheresse a rendu l'agriculture difficile voire impossible.
"Je ne sais pas si je vais pouvoir trouver un emploi ou pas. Nous sommes laissés sans perspective. Si je ne trouve pas de travail, je devrai émigrer à nouveau, nous n'avons pas le choix, nous ne pouvons pas mourir de faim", ajoute-t-il.
Près de la moitié de la population afghane --soit 21,9 millions de personnes-- aura besoin d'aide humanitaire en 2026, alertent les Nations unies. Et le pays est secoué depuis le 26 février par de nouveaux affrontements avec le Pakistan voisin qui ont causé la mort d'au moins 56 civils et déplacé environ 115.000 personnes, selon l'ONU.
Ces Afghans "fuient la guerre en Iran" et "arrivent dans un pays ravagé par la sécheresse, qui souffre d'un chômage élevé et fait maintenant face à un conflit" (avec le Pakistan), souligne Arafat Jamal, le représentant en Afghanistan du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
"Il n'y a pas de bon choix pour eux", déplore-t-il depuis Islam Qala.
Il y a eu environ 1.700 retours quotidiens depuis le début du conflit au Moyen-Orient il y a douze jours, mais le HCR craint des arrivées bien plus massives à l'avenir.
Il se dit prêt à accueillir ces Afghans quittant l'Iran en terme de personnel et d'infrastructure, mais "nous n'avons pas l'argent" pour financer cet effort, regrette M. Jamal.
- "50 fois plus intense" -
Au poste-frontière d'Islam Qala, les arrivées étaient déjà plus nombreuses mardi que la semaine dernière, selon un correspondant de l'AFP. Des familles passent rapidement, le visage fermé, une ou deux valises contenant leurs maigres possessions.
"La guerre en Iran est 50 fois plus intense cette fois-ci que lors de la dernière guerre" avec Israël en juin 2025, témoigne Mohammad Kabir Nazari, un Afghan de 47 ans qui travaillait comme agent de sécurité pour une entreprise à Téhéran.
"Les missiles venaient de tous les côtés, tous les jours. Pour les Afghans, il n'y avait pas de refuge, la situation est très mauvaise", ajoute-t-il.
L'activité économique "s'est réduite" y compris dans l'entreprise où il travaillait, poursuit-il. Les marchés, "d'habitude très fréquentés lors des périodes proches du nouvel an perse et de la fin du ramadan", sont vides.
Et ce ralentissement de l'économie iranienne a des conséquences sur les nombreux travailleurs afghans dans le pays. Un ami de M. Nazari lui a raconté avoir été licencié, avec d'autres Afghans, et prié de rentrer en Afghanistan.
Naeemullah Rahimi, 24 ans, lui aussi agent de sécurité dans une usine dans la banlieue de Téhéran, raconte avoir dû s'abriter dans un sous-sol chaque jour en raison des tirs de missiles: "Quand nous avons vu à quel point la situation était mauvaise, nous avons dû rentrer en Afghanistan".
Mais cet homme originaire de Maidan Wardak (centre) confie "ne pas savoir quoi faire" dans son pays où les emplois sont rares.
"Depuis septembre 2023, l'Afghanistan accueille des vagues et des vagues d'Afghans expulsés d'Iran et du Pakistan", souligne Arafat Jaamal. L'année dernière, ils étaient 2,8 millions, "le plus grand mouvement de retour au monde".
"S'il y a le même nombre cette année, le pays pourra-t-il gérer?", s'interroge-t-il.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser tomber l'Afghanistan", insiste le représentant du HCR. "Si nous négligeons une région, nous allons créer encore plus de déstabilisation" dans le monde.
P.Costa--AMWN