-
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
-
Mondial-2026: Messi et Mbappé à la course aux buts, Ronaldo attendu au tournant
-
L'IA pourrait surpasser les connaissances de cybersécurité "en quelques mois" (Five Eyes)
-
Canicule : des températures records attendues jusqu'en Angleterre
-
Laurence Ferrari va piloter la couverture de la présidentielle sur CNews
-
La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
Le chef de l'ONU demande "toute la vérité" sur le coût climatique de l'IA
-
L'Iran sera "le seul pays" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs débloqués, selon son ambassadeur
-
Un entrepreneur indien, Kunal Shah, nommé nouveau patron de WhatsApp
-
#MeToo: la justice refuse de rouvrir l'enquête pour viol visant Luc Besson
-
Canicule: la chaleur gagne encore du terrain en Europe
-
Sri Lanka: une unité militaire spéciale pour endiguer une épidémie de dengue
-
La Bourse de Paris recule, la tech inquiète
-
Vague de chaleur en Europe : les derniers développements
-
Les Bourses mondiales plombées par le recul de la tech
-
Des responsables talibans attendus mardi à Bruxelles pour parler immigration
-
Mondial-2026: le Portugal en pleine telenovela Cristiano Ronaldo
-
Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham
-
Un entrepreneur indien nommé nouveau patron de WhatsApp
-
Mondial-2026: Mbappé et Messi, l'émulation à son meilleur
-
L'euro numérique fera-t-il de l'ombre à Visa et Mastercard?
-
Au Turkménistan, pays reclus, une très timide ouverture au tourisme
-
Cancers et maladies cardiovasculaires restent en tête des décès en France
-
En Corée du Sud, Starbucks ferme temporairement 2.000 cafés après un fiasco publicitaire
-
Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations
-
"Un billard à beaucoup de bandes": discussions inédites entre Prime Video et le cinéma français
-
Canada: deux morts dans des tirs à Montréal, l'assaillant abattu
-
Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz malgré la levée des sanctions
-
Mondial-2026: Mbappé, Messi et Haaland, buteurs pressés déjà en 16es
-
Bolivie: fin progressive des barrages routiers après sept semaines de crise
-
Marc Bloch, l'historien résistant, entre au Panthéon
-
Mondial-2026: après le déluge, la France et Mbappé au rendez-vous des 16e
-
Canicule: la chaleur gagne encore du terrain et les records tombent
-
La confiance des CTO dans le déploiement à grande échelle de l'IA recule pour la troisième année consécutive
-
Autonomie de la Corse: l'heure du choix pour les députés
-
Les députés hongrois votent sur des mesures anti-corruption, avec le dégel des fonds européens en vue
-
Aide à mourir: nouvel examen du texte à l'Assemblée, baroud d'honneur pour les opposants
-
Mondial-2026: France-Irak interrompu par les intempéries, les spectateurs priés de s'abriter
-
Luc Besson accusé de viol: décision mardi sur une éventuelle réouverture des investigations
-
Trump menace de prison quiconque endommagerait un bassin qu'il a fait rénover
-
La Roumanie toujours sans nouveau Premier ministre après l'échec d'Adrian Vestea
-
Mondial-2026: respect et adoration pour Messi en Argentine
-
Marchés mondiaux: les négociations USA-Iran en ligne de mire, la tech décroche à Wall Street
-
Présidentielle en Colombie: Trump "impatient de travailler avec le président élu
-
Mondial-2026: la France vise les 16e, Messi éblouit encore
-
Les Etats-Unis veulent un ordinateur quantique utilisable pour de la recherche scientifique d'ici 2028
-
Aide à mourir: nouvel examen du texte à l'Assemblée, dernier barroud d'honneur pour les opposants
-
Les hôpitaux se préparent à l'arrivée des victimes de la chaleur
-
Contre la chaleur milanaise, des jupes chez Thom Browne et du lin chez Armani
-
Mondial-2026: l'éternel Messi envoie l'Argentine en 16e
A la Biennale d'art de Venise, la présence de la Russie ne passe pas
Fumigènes, seins nus et drapeaux ukrainiens: le pavillon russe de la Biennale de Venise est devenu mercredi le centre névralgique de la contestation visant le retour de la Russie à la plus grande exposition d'art contemporain au monde, dont elle était absente depuis son invasion de l'Ukraine en 2022.
Le visage recouvert d'une cagoule rose ou dévoilant leur poitrine, les membres du groupe russe Pussy Riot et du collectif féministe ukrainien Femen ont organisé leur toute première action commune devant le pavillon de la Russie mercredi matin, premier jour des visites réservées à la presse.
"Nous sommes ici pour rappeler que la seule culture russe, le seul art russe aujourd’hui, c’est le sang", a lancé aux journalistes Inna Shevchenko, figure de proue des Femen. "Ce pavillon se dresse sur des fosses communes ukrainiennes", a-t-elle dénoncé.
Un imposant cordon policier a été déployé aux abords du pavillon, dont les accès ont été momentanément fermés à plusieurs reprises en raison des manifestations.
Depuis son annonce début mars, la participation de la Russie à la Biennale d'art, qui a lieu tous les deux ans dans la Cité des Doges, a suscité un tollé, en particulier au sein du gouvernement italien et de l'Union européenne, laquelle a menacé de supprimer une subvention de deux millions d'euros accordée à l'institution.
Son jury a démissionné jeudi en masse après avoir annoncé qu'il exclurait la Russie et Israël du palmarès, en raison de l'émission par la Cour pénale internationale (CPI) de mandats d'arrêt pour crimes de guerre à l'encontre de leurs dirigeants.
Le pavillon russe restera fermé durant l'ouverture au public de la Biennale du 9 mai au 22 novembre, car l'ouvrir nécessiterait une autorisation contraire aux sanctions européennes pesant sur Moscou.
Mais des performances musicales y sont enregistrées jusqu'à vendredi pour les journées réservées à la presse, considérées comme un événement privé. Elles seront ensuite retransmises sur des écrans géants à l'extérieur du pavillon.
"Il y a vraiment quelque chose de douloureux et d’irrationnel dans l’obsession de l’Union européenne à frapper la culture et l’art russes par des sanctions et par toutes sortes de restrictions!" a réagi sur Facebook Alexeï Paramonov, l'ambassadeur de Russie en Italie, présent dans le pavillon russe au moment de la manifestation des Femen et des Pussy Riot.
"Si la Biennale commençait à sélectionner non pas les œuvres, mais les appartenances, non pas les visions, mais les passeports, elle cesserait d’être ce qu’elle a toujours été: le lieu où le monde se rencontre, et ce d'autant plus lorsque le monde est déchiré", s'est défendu mercredi son président, Pietrangelo Buttafuoco, lors d'une conférence de presse.
"Nous ne pouvons pas fermer, nous ne pouvons pas boycotter comme réponse automatique", a-t-il argué.
- Une "institution autonome" -
Une centaine de manifestants pro-palestiniens se sont également rassemblés mercredi midi devant le pavillon israélien, scandant des slogans contre Israël et brandissant une banderole indiquant "Pas de blanchiment artistique du génocide".
En 2022, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les artistes et les commissaires du pavillon russe s'étaient retirés de la Biennale en signe de protestation. En 2024, la Russie n'avait pas été invitée.
La Biennale est "une institution autonome qui dialogue avec les pays qui décident de participer, eux aussi de manière autonome", a répété mercredi son président, qui a pris ses fonctions en mars 2024 et a défendu la participation de la Russie.
Les 100 pays représentés cette année sont officiellement reconnus par l'Italie comme des Etats souverains, a-t-il fait valoir, jugeant qu'il n'y avait "pas de marge pour des jugements d’ordre éthique, politique, moral, religieux ou racial".
Un avis que ne partage pas la Commission européenne: "les événements culturels financés par l'argent des contribuables européens doivent préserver les valeurs démocratiques, favoriser le dialogue ouvert, la diversité et la liberté d'expression – des valeurs qui ne sont pas respectées dans la Russie d'aujourd'hui", avait-elle estimé mi-avril pour justifier son intention de geler voire supprimer sa subvention .
La semaine dernière, l'UE a de nouveau écrit au gouvernement italien pour demander des éclaircissements sur les conditions d'accueil de la délégation russe, craignant une violation des sanctions visant Moscou.
Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a exprimé dès le départ l’opposition de Rome à la participation de la Russie, et a fait savoir qu’il ne se rendrait pas à Venise.
Après la démission du jury, les organisateurs de la Biennale ont reporté la cérémonie de remise des prix du 9 mai au 22 novembre, dernier jour de l'ouverture au public.
Deux prix seront alors décernés par les visiteurs, dont l'un pourra être remporté par n'importe lequel des pays participants, y compris la Russie.
"La Biennale n'est pas un tribunal", a estimé Pietrangelo Buttafuoco mercredi. Dans ses jardins aujourd'hui "sont présents l'Ukraine et la Russie. (...) Parce qu'à Venise, nous ne prenons pas les armes".
M.Fischer--AMWN