-
Cancer du poumon: arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès
-
F1: retour réussi d'Hadjar à Bakou, quatrième des qualifications
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats dans plusieurs localités, communications perturbées
-
Tennis: la République tchèque en finale de la Billie Jean King Cup
-
F1: Russell intraitable à Bakou, Antonelli part à la faute
-
En Suède, des WC de fortune et une manivelle pour se préparer à la guerre
-
Faire son plein ou aller au resto : les restaurants plombés par les tensions sur le pouvoir d'achat
-
Polo change de trajectoire et devrait toucher terre au Mexique
-
Dans la liesse populaire, le pape arrive à Notre-Dame
-
Le Kremlin dénonce une "persécution" après les sanctions de l'UE contre la chroniqueuse russe Fedorova
-
Sécheresse: la Garonne en "crise" en amont de Toulouse, niveau d'alerte inédit
-
Dans la ferveur populaire, le pape entame sa déambulation à travers Paris
-
Après l'Elysée et l'Unesco, la ferveur populaire attend Léon XIV dans les rues de Paris
-
Inquiétude au Royaume-Uni sur le sort du célèbre explorateur Ranulph Fiennes
-
Wall Street ouvre en légère hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Wall Street ouvre en petite hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Foot: Rayan sauve le Brésil d'une cuisante défaite en Australie
-
Ukraine: cinq morts dans des frappes de drones russes en plein jour à Kiev
-
Après un discours offensif à l'Elysée, le pape Léon arrive à l'Unesco
-
Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA
-
L'ex-Miss France Delphine Wespiser veut porter plainte pour diffusion de fausses informations générées par l'IA
-
L'actrice Anne-Elisabeth Blateau, qui a annoncé sa bipolarité, écope d'un stage de responsabilité parentale
-
Le Conseil des juifs d'Allemagne appelle la gauche radicale à Berlin à bannir l'antisémitisme de ses rangs
-
IA: le pape met en garde contre l'avènement d'un "paradis de machines"
-
Zelensky affirme que Trump a accepté de donner à Kiev les licences pour produire des Patriot
-
A l'Elysée, le pape Léon XIV offensif sur la laïcité, l'IA et la fin de vie
-
"On doit pousser les bateaux": le lac d'Annecy se vide à vitesse grand V
-
"Ça l'a rendu fou": E. Jean Carroll, la seule femme qui a fait condamner Trump pour agression sexuelle
-
Volkswagen rappelle plus de 2,8 millions de véhicules pour risque de corrosion de la direction
-
"L'alcool nuit à la santé", l'avertissement qui déplaît aux brasseurs belges
-
Procès sur l'assassinat du rugbyman Aramburu: la justice rend son verdict
-
Grèce : dans un centre d'hébergement fermé, des migrants "envisagent le suicide"
-
Affaire Thélyson Orélien: un de ses accusateurs se dévoile, la promotion du livre suspendue au Canada
-
Le pape Léon XIV est arrivé en France pour une visite de quatre jours
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats nocturnes, communications perturbées
-
Visite du pape en France : les dossiers brûlants
-
TotalEnergies: le conseil d’administration propose de renouveler le mandat de Patrick Pouyanné en mai 2027
-
Le pape Léon XIV a atterri en France pour une première visite très attendue
-
Dans le sud du Liban, l'école reprend dans les décombres laissés par les frappes israéliennes
-
Lescure dénonce "un acte hostile" de la Russie après la récente prise de contrôle d'actifs d'entreprises françaises
-
Sommet Trump-Xi: que retenir ?
-
Paris: la zone à trafic limité a contribué à améliorer la qualité de l'air, selon Airparif
-
En Inde, les viols restent un fléau malgré le durcissement de la législation
-
A Monaco, le festival de la démesure pour les superyachts
-
Le pape Léon XIV s'est envolé pour une première visite en France très attendue
-
Minerais critiques: l'américain KoBold explore en RDC avec l'IA
-
Au coeur du golfe de Guinée, un multimillionnaire paye la population pour préserver le "paradis" méconnu de Principe
-
Elite de basket: un prince déchu à remplacer
-
Ligue des nations: Roberto Mancini, la solution de secours qui doit réparer l'Italie
-
L'éditeur canadien de Thélyson Orélien suspend sa tournée promotionnelle
En Cisjordanie, les colons israéliens de Sa-Nur de retour 20 ans après
Assis à la table recouverte d'une nappe plastique fleurie de son préfabriqué, Meir Goldmintz dit réaliser son rêve d'il y a 20 ans: "revenir à Sa-Nur", minuscule colonie israélienne surplombant les villages palestiniens du nord de la Cisjordanie occupée.
Le rétablissement de cette colonie, démantelée en 2005 comme trois autres des environs et toutes celles de la bande de Gaza lors du retrait israélien de ce territoire, est particulièrement symbolique.
Un grand pas en arrière éloignant un peu plus la perspective d'un Etat palestinien pour les opposants à la colonisation. Ou une "rectification historique" pour Meir Goldmintz et ses voisins, comme l'avait dit lors de la cérémonie de réinstallation mi-avril le ministre d'extrême droite Bezalel Smotrich.
"Son frère habite à côté", signale Meir Goldmintz, qui compte aussi parmi ses voisins l'influent Yossi Dagan, président du Conseil des colonies du nord de la Cisjordanie et l'un de ceux évacués il y a 20 ans.
L'AFP a eu un rare accès à Sa-Nur, au bout d'un chemin de terre contrôlé par un barrage de l'armée israélienne. Les colonies juives récemment créées - illégales au regard du droit international comme toutes celles de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967 - sont peu friandes des médias étrangers, que leurs habitants jugent hostiles à leur cause.
Un petit groupe reste à distance, l'air méfiant. Seul Meir Goldmintz a accepté de parler à l'AFP - à condition que ce ne soit pas de lui.
"Je ne veux pas que les gens croient que je suis spécial", justifie-t-il. "Mon histoire personnelle n'a pas d'importance, l'histoire, c'est celle du retour du peuple juif".
Lui n'avait jamais habité ici mais a participé aux marches pour réclamer une réinstallation avec les plus radicaux des colons, partisans d'un grand Israël où les Palestiniens n'ont ni place, ni nom. Les "Arabes", comme les appelle cet enseignant en yeshiva (institut talmudique) à l'épaisse barbe grisonnante, kippa noire et chemise claire.
- Vélos d'enfants et bulldozers -
L'installation débute juste. Des ouvriers s'activent sur les poteaux électriques, d'autres creusent au bulldozer. Une route goudronnée longe la dizaine de bungalows blancs. Devant les portes d'entrée, des vélos d'enfants jetés au sol, du linge qui sèche, un hamac, barbecue et trampoline.
L'intérieur est sommaire. "90m2, taille standard", bien moins grand et confortable que son ancienne maison dans une autre colonie, admet Meir Goldmintz. Il y vit avec sa femme et sept de ses huit enfants (l'aînée est mariée) dont les portraits décorent les deux frigos de la pièce à vivre. Rien au mur, des bibliothèques remplies de livres religieux, un piano sous bâche plastique et un canapé.
De la fenêtre, une vue panoramique sur des maisons beiges et champs d'oliviers à flanc de collines. "Ce sont tous des villages arabes, je ne sais pas pourquoi ils sont là puisque c'est une terre juive", lâche Meir Goldmintz.
La réponse des Palestiniens est taguée en arabe sur les murs d'un bâtiment à l'abandon - "la résistance reviendra". Certains graffitis ont déjà été recouverts.
Grignotée de toutes parts, la Cisjordanie, où vivent aujourd'hui plus de 500.000 Israéliens au milieu de trois millions de Palestiniens, voit pousser les drapeaux israéliens depuis 1967, mais le nombre de colonies approuvées par le gouvernement a explosé ces dernières années.
De trois seulement entre 2013 et 2022, le chiffre a augmenté avant de monter à 54 en 2025 et déjà 34 en 2026, selon l'ONG israélienne Peace Now.
"Nous enterrons l'idée d'un Etat palestinien et nous revenons à la colonie de Sa-Nur", avait résumé Bezalel Smotrich le jour de l'inauguration.
- Déterrer les morts -
Meir Goldmintz soutient que personne dans les environs ne leur est hostile. L'autre jour, avance-t-il, il était bloqué dans un embouteillage devant la colonie et des jeunes palestiniens l'ont aidé à passer.
Une vidéo filmée par des Palestiniens le lendemain de la visite de l'AFP raconte une autre histoire.
En contrebas de la colonie, dans le cimetière du village d'al-Asaasa, on voit des hommes porter un corps dans un linceul, vers la sortie. Derrière eux, des colons, armes de guerre en bandoulière, et des soldats israéliens.
Le corps est celui d'un vieil homme décédé ce jour-là. "Pendant que nous l'enterrions, les colons ont commencé à nous provoquer depuis là-haut mais nous les avons ignorés", témoigne auprès de l'AFP son fils, Mohammad Asaasa.
Il avait quitté les lieux une fois l'enterrement terminé, mais des habitants du village l'ont rappelé sur place, pour lui dire que les colons étaient toujours là.
En arrivant devant la tombe, Mohammad Asaasa voit qu'ils ont creusé la terre "pour essayer de déterrer le corps", dit-il.
Dans un communiqué, l'armée israélienne a souligné n'avoir jamais donné de telles instructions, assurant avoir confisqué les outils des colons. Et a condamné "tout acte allant à l'encontre de l'ordre public, de l'Etat de droit, et de la dignité des vivants et des morts".
Mohammad Asaasa, lui, a réenterré son père ailleurs.
A.Malone--AMWN