-
Espagne: un Atlético à deux visages réussit ses débuts en Liga contre Malaga
-
Procès Meta: certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer", accuse un ex-ingénieur du groupe
-
Wall Street clôture en hausse, salue le recul des taux obligataires
-
La Nasa annonce l'échec de sa mission pour secourir un téléscope en orbite
-
Ligue 1: la pelouse du Parc victime de la canicule, le PSG débutera dimanche à Rennes
-
En Ukraine, le pari politique risqué de l'ex-ministre Fedorov
-
Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong Un cette année
-
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Esport: "Je me suis construit au sein de Vitality", raconte Mathieu "Zywoo" Herbaut
-
Ligue 1: une valse des entraîneurs sans précédent
-
Cyberattaques: Lecornu demande la création d'une "nouvelle unité cyber"
-
Incendie en Belgique: les habitants autorisés à rentrer chez eux
-
Affaire Bruel: une avocate annonce une nouvelle plainte pour tentative de viol
-
Canicule en France: déjà 7.300 morts en excès recensées cette année, selon un bilan provisoire
-
Décès accidentel du couple Altmayer-Favier: information judiciaire ouverte pour "homicide involontaire"
-
Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU de Strasbourg
-
En Floride, la gauche crée à nouveau la surprise aux primaires démocrates
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU Strasbourg
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients (CHU Strasbourg)
-
Présidentielle: Francis Lalanne en meeting samedi pour lancer sa campagne
-
Wall Street ouvre en hausse, profite du répit sur les taux
-
Canicule en France: 1.243 morts en excès du 3 au 22 juillet, 2eme vague de chaleur, selon Santé publique France
-
Espagne: le Real Madrid mise sur Mourinho pour détrôner le Barça de Flick
-
En Chine, les centres de données pour l'IA mettent le cap à l'ouest
-
F1: Isack Hadjar forfait pour le GP des Pays-Bas, remplacé par Lawson chez Red Bull
-
Les entreprises chinoises roulent des mécaniques au salon de la robotique de Pékin
-
"Sentiment d'apocalypse" : canicules, sécheresse et incendies attisent l'éco-anxiété
-
Strasbourg : les drones de livraison aux détenus font peser un risque "vital" sur les patients du CHU
-
L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Royaume-Uni: l'inflation repart à la hausse en juillet à cause de l'énergie
-
Moderna et Merck annoncent des résultats encourageants pour un vaccin thérapeutique contre le cancer de la peau
-
En Chine, une école pour robots en quête de débouchés commerciaux
-
La Russie et l'Ukraine échangent 103 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Inde : l'incendie d'un hôtel fait neuf morts à Calcutta
-
Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés
-
A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer
-
Tennis: Kyrgios rattrapé par un contrôle positif à la cocaïne
-
En France, la vague de chaleur en cours devient la 2e plus longue jamais enregistrée, selon Méteo-France
-
Les publicités arrivent sur ChatGPT en Europe à partir du 24 août
-
Les espoirs démocrates pour les élections de mi-mandat à l'épreuve de la Floride, bastion trumpiste
-
Belgique: l'incendie est "encerclé" mais toujours des reprises de feu
-
Trois-cent cinquante travailleurs humanitaires tués en 2025, selon l'ONU
-
Face aux performances en piratage de sa future IA, OpenAI en ralentit le développement
-
La Nasa publie des clichés du cratère formé quand une fusée SpaceX s'est écrasée sur la Lune
-
France : la vague de chaleur en cours devient la 2e plus longue jamais enregistrée (Méteo-France)
-
Royaume-Uni : la reine Camilla confie avoir eu du mal à garder secret le cancer de Charles III
-
La Bourse de Paris à contre-courant du reste des marchés
-
L'Iran met en garde les pays du Golfe contre toute aide aux Etats-Unis
-
Ligue 1: l'AS Monaco et Paul Pogba annoncent la fin de leur collaboration (club)
Giorgia Meloni, une ex-fan de Mussolini au seuil du pouvoir en Italie
Favorite pour devenir la première femme chef de gouvernement de l'Histoire d'Italie, Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italia (FDI), incarne un mouvement à l'ADN post-fasciste qu'elle s'efforce de "dédiaboliser" pour accéder enfin au pouvoir.
Cette Romaine de 45 ans caracole en tête dans les enquêtes de popularité et sa formation est créditée d'environ 24% des intentions de vote aux législatives du 25 septembre, devant le Parti démocrate (PD, centre-gauche).
Aux législatives de 2018, FDI avait dû se contenter d'un peu plus de 4% des voix, mais Mme Meloni est parvenue depuis à catalyser sur son nom les mécontentements et frustrations des nombreux Italiens se disant excédés par les "diktat" de Bruxelles, la vie chère et l'avenir précaire de leurs enfants.
Sa devise? "Dieu, patrie, famille". Ses priorités? Fermer les frontières pour protéger l'Italie de "l'islamisation", renégocier les traités européens pour que Rome reprenne le contrôle de son destin, lutter contre les "lobbys LGBT" et "l'hiver démographique" du pays, dont la moyenne d'âge est la plus élevée du monde industrialisé juste derrière le Japon.
Le 6 octobre 2016 sur Facebook, elle dénonce "le remplacement ethnique en cours en Italie", à l'unisson des autres formations d'extrême droite européennes. "Meloni représente un point de référence pour la contestation, la protestation, la désaffection", relève Sofia Ventura, professeur de sciences politiques à l'université de Bologne.
- Mussolini? "Un bon politicien" -
Meloni et son parti sont les héritiers du Mouvement social italien (MSI), parti néofasciste créé après la Seconde Guerre mondiale.
A 19 ans, elle affirme à la chaîne française France 3 que le dictateur Benito Mussolini était "un bon politicien".
Si elle doit ménager une frange de sa base qui se réclame de ce passé-là, elle sait aussi que pour gagner, elle doit rassurer l'aile modérée de sa famille politique. "Si j'étais fasciste, je dirais que suis fasciste", s'est-elle défendue dans un récent entretien au magazine britannique The Spectator.
Son récit est "contredit par les faits", estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica, qui pointe du doigt une partie de l'entourage et de la base du parti restée sensible à ses racines.
Dans un exercice consommé d'équilibriste, elle reconnaît encore aujourd'hui à Mussolini d'avoir "beaucoup accompli", sans l'exonérer de ses "erreurs" : les lois antijuives, l'entrée en guerre, l'autoritarisme. Et de clarifier: dans ses rangs, "il n'y a pas de place pour les nostalgiques du fascisme, ni pour le racisme et l'antisémitisme".
- "Je suis chrétienne" -
Née à Rome le 15 janvier 1977, Giorgia Meloni entre en militance à 15 ans dans les associations étudiantes classées très à droite, tout en travaillant comme babysitter ou serveuse.
En 1996, elle prend la tête d'une association lycéenne, Azione Studentesca, dont l'emblème est la Croix celtique.
En 2006, elle devient députée et vice-présidente de la chambre. Deux ans plus tard, elle est nommée ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Silvio Berlusconi.
Elle fréquente alors assidûment les plateaux de télé. Sa jeunesse, sa témérité, ses formules font d'elle une bonne cliente médiatique. Jusqu'ici jalouse de sa vie privée, elle comprend que, au moins autant que les idées, la personnalité d'une jeune et jolie femme blonde dans une Italie encore très machiste séduit.
"Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne", lance-t-elle à ses supporteurs en 2019 à Rome lors d'un fervent discours devenu célèbre. Giorgia Meloni, qui vit en concubinage avec un journaliste TV, a une fille née en 2006.
Fin 2012, lasse des dissensions qui rongent la droite, elle fonde Fratelli d'Italia avec d'autres dissidents du Berlusconisme, et chosit de camper dans l'opposition.
Lorsque Mario Draghi, ancien gouverneur de la Banque centrale européenne forme en février 2021 un cabinet d'unité nationale pour sortir l'Italie de la crise sanitaire et économique, elle refuse d'y participer.
"L'Italie a besoin d'une opposition libre", affirme-t-elle alors. C'est au nom de cette liberté, synonyme de souveraineté, que cette Atlantiste dénonce dès le premier jour l'agression de l'Ukraine par Moscou.
O.Norris--AMWN