-
La capitale pakistanaise se barricade avant une manifestation de l'opposition
-
Changement climatique : le pape appelle à passer de la "réponse d'urgence" à la "prévention"
-
Ukraine: au moins huit morts dans de nouvelles attaques russes
-
Vente de SFR: les salariés appelés à la grève jeudi après-midi
-
Maricarmen, expulsée à 87 ans de son appartement à Madrid, visage de la crise du logement
-
Cisjordanie: l'ambassadeur israélien s'en prend à la France, son fils toujours "en danger"
-
La bataille sur la définition du "Made in Europe" relancée
-
Route du Rhum: une nuit sur l'Ultim de Le Cléac'h en "répétition"
-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Face à la sécheresse, un village de Chartreuse en mode "survie"
-
Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré se disent "en guerre totale" contre le gouvernement
-
A La Réunion, en "coma circulatoire", le retour d'un projet de train
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Valeo choisit le site de Sainte-Florine en Haute-Loire pour produire ses moteurs de drones
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Stefan Haupt συμφωνούν σε συνεργασία για μια θρυλική συλλογή έργων τέχνης στη Ρουμανία
-
Natation: le Japonais Shin Ohashi établit un nouveau record du monde du 200 m brasse en 2min04.83
-
Le Pakistan frappe l'Afghanistan dont Kandahar, 4 civils tués selon le gouvernement taliban
-
Alex Bodi och prof. dr Stefan Haupt ingår samarbetsavtal om en legendarisk konstsamling i Rumänien
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. स्टीफन हॉप्ट रोमानिया में एक पौराणिक कला संग्रह पर सहयोग करने के लिए सहमत हुए
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. สเตฟาน ฮาปท์ ตกลงร่วมมือกันในการจัดตั้งคอลเลกชันศิลปะอันเป็นตำนานในโรมาเนีย
-
Sècheresse et betterave sucrière: quand ce n'est même plus la peine de récolter
-
Alex Bodi ve Prof. Dr. Stefan Haupt, Romanya’daki efsanevi sanat koleksiyonu için işbirliği anlaşması imzaladı
-
Alex Bodi a prof. dr. Stefan Haupt se dohodli na spolupráci na legendární umělecké sbírce v Rumunsku
-
Alex Bodi i prof. dr Stefan Haupt uzgodnili współpracę w sprawie legendarnej kolekcji dzieł sztuki w Rumunii
-
알렉스 보디와 슈테판 하우프트 교수, 루마니아의 전설적인 미술품 컬렉션을 위한 협력 합의
-
Un mois après, ce que l'on sait de la crue meurtrière dans l'Himalaya
-
Au Népal, les rescapés de la crue comptent sur leur Premier ministre, et le monde entier
-
Michelle Bolsonaro trace sa route dans la droite brésilienne
-
Carburants : face à une crise "jamais vue", les stations-service ont le blues
-
Stériliser les chats, mesure clé pour lutter contre les abandons
-
Comment l'IA bouscule le monde des avocats
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, tous pour un
-
Isolé et sur la défensive, un Netanyahu combatif attendu à l'ONU
-
D'Afrique australe à l'Australie, la nouvelle route de la meth du cartel de Sinaloa
-
Dans le nord du Pérou, des murets de fortune avant le retour d'El Niño
-
Aux Etats-Unis, les républicains dépensent à tout-va à quelques semaines des élections
-
Euroligue: la course aux armements avant le grand chambardement
-
F1: Antonelli à l'épreuve du difficile circuit de Bakou
-
Ligue des nations: Klopp et Xavi lancent une nouvelle ère en Allemagne et aux Pays-bas
-
Ligue des nations: l'Espagne favorite, Zidane fait ses débuts avec la France
-
A Kiev, l'hiver en ligne de mire
-
La Bulgarie, nouvelle "batterie" des Balkans
-
Dieu et l'IA: quand le Vatican s'invite à la table des géants de la tech
-
Législatives au Maroc: le PAM en tête, participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Frappes aériennes pakistanaises en Afghanistan, Kandahar visée selon un résident
-
Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra, pensées pour son IA Muse
-
Kiev visée par des missiles russes, au moins deux morts
-
L'IA d'OpenAI a infiltré un site du gouvernement australien
-
Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Xi reçu par un Trump aux petits soins
Avec des étés de plus en plus chauds, l'Inde apprend à s'adapter
Les températures ne cessent d'augmenter chaque année", se lamente Sawai Bhati Singh, 26 ans, berger dans un village du désert du Rajasthan, dans l'ouest de l’Inde, où la vie devient chaque été de plus en plus difficile.
Début juin, les températures ont atteint 45 °C dans son village de Sanwata, un niveau désormais habituel en période estivale. Situé dans le district de Jaisalmer, celui-ci a même enregistré des pics à 49 °C, un record.
Les habitants tentent tant bien que mal de s'adapter aux chaleurs étouffantes.
Le berger et sa famille vivent dans une maison en pierre, aux rares fenêtres, qui protège partiellement de la chaleur. A l'intérieur, pourtant, la température reste suffocante.
"Nous essayons de nous adapter, mais les méthodes traditionnelles pour lutter contre la chaleur ne fonctionnent plus", se lamente M. Singh, qui tire ses revenus de son troupeau de chèvres et de bovins.
Le pays le plus peuplé de la planète, avec plus d'1,4 milliard d'habitants, est habitué aux étés caniculaires et fait régulièrement face à des vagues de chaleur entre avril et juin.
Celles-ci ont cependant gagné en intensité, en longueur et en fréquence en raison du changement climatique.
Dans la cuisine de l'éleveur, sa femme et sa mère suffoquent autour du feu de bois.
L'eau est tirée d'un puits voisin, puis rafraîchie dans des bouteilles enveloppées de ficelle de jute tressée, qui utilisent l'évaporation pour en abaisser la température.
Le berger s'inquiète pour ses deux jeunes fils, âgés de deux et quatre ans, qui toute la journée jouent pieds nus dans la poussière.
A l'ombre de quelques arbustes épars, son bétail est amorphe. "La chaleur affecte leur appétit et réduit leur production de lait", pointe-t-il.
- "Jour et nuit se confondent" -
La famille a acheté l'an dernier son premier refroidisseur d'air.
A quelques centaines de kilomètres de là, le long des plaines inondables du fleuve Yamuna près de la capitale New Delhi, Bhole Shankar, un agriculteur fait face à d'autres difficultés.
Dans la mégapole de 30 millions d'habitants, le thermomètre a atteint 46,5°C cet été, soit plus de trois degrés en dessous du record de 49,9°C enregistré en 2024.
Situés non loin du fleuve, les champs sont luxuriants et verts. Un contraste saisissant avec les paysages désertiques et poussiéreux du Rajasthan.
"Vivre dans les plaines inondables peut sembler être moins étouffant que d'être coincé au milieu des maisons", reconnaît M. Shankar, 36 ans, devant sa cabane faite de bâches en plastique tendues sur des poteaux de bambou.
"Mais certains jours, le jour et la nuit se confondent".
L'agriculteur, sa femme et leurs trois fils, âgés de neuf à seize ans, vivent sous des lignes à haute tension. Leur cabane n'est pourtant pas reliée au réseau électrique.
Un panneau solaire leur fournit juste assez pour faire fonctionner un petit ventilateur, qui ne fait que brasser de l'air chaud.
Les jours de températures torrides, la famille modifie sa routine : travail dans les champs avant l'aube, repos à l'ombre aux heures les plus chaudes, puis retour dans les cultures au crépuscule.
La famille enroule les parois en plastique de la tente pour laisser passer un peu d'air et dort sur des "charpoys", des lits en cordes tressées, ce qui permet de laisser circuler l'air.
"Chaque année qui passe semble plus chaude", confie-il.
"Nous essayons de rester à l'ombre, mais quand on est agriculteur, c’est difficile".
Y.Aukaiv--AMWN