-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers s'activent avec "l'espoir" d'une issue prochaine
-
Des vendanges en juillet, du jamais-vu dans le nord de l'Italie
-
Ebola: flambée sans précédent en RDC avec plus de 3.500 cas
-
Une sonde japonaise effectue le plus proche survol d’astéroïde jamais réalisé, selon l’agence spatiale
-
Amendes Airbnb à Oléron: les sanctions prévues par la loi jugées conformes à la Constitution
-
60.000 migrants ont rejoint l'enclave de Ceuta depuis le Maroc, provoquant une crise en Europe
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, Israël reste silencieux
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargit et la pression sur Infantino s'accentue
-
Anthropic révèle que son IA a accédé sans autorisation aux systèmes d'autres organisations
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargie et la pression sur Infantino s'accentue
-
Après l'arrêté d'expulsion, le gouvernement gèle les avoirs de Fedorova, qui dénonce "une pression politique"
-
Wildberries, géant de l'e-commerce russe dans le viseur de l'Ukraine
-
Après deux ans de bras de fer, Commerzbank se résout à discuter avec UniCredit
-
L'UE accuse Temu d'entraver une enquête anti-subventions
-
A l'est de l'Occitanie, vendanges précoces après des mois de températures record
-
Sophie Brocas, préfète tendance hors cadre
-
Kosovo : début du procès par contumace de 21 Serbes accusés du massacre de Racak
-
Taxe de séjour à Oléron: la "proportionnalité" des amendes d'Airbnb conforme à la Constitution
-
Taïwan rend hommage à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine
-
Des rumeurs, un déferlement: chaos à la frontière entre le Maroc et Ceuta
-
Indonésie: un pilote de ligne drogué et arrêté avec 70.000 comprimés d'ecstasy
-
Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice
-
Zone euro: l'inflation remonte légèrement en juillet, tirée par les prix de l'énergie
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers travaillent à consolider "l'espoir"
-
Espagne: 40.000 migrants traversent la frontière depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta
-
Le Rouge et Noir: Franco Baresi, légendaire défenseur italien, est mort
-
La Bourse de Paris en hausse, entre résultats et enthousiasme pour l'IA
-
Des Turcs s'offrent une escapade européenne sur des îles grecques
-
Нооша Аубель під тиском: мерія Потсдама між самостійними кроками та скандалом із дитячими садками
-
Noosha Aubel sous pression: La mairie de Potsdam, entre initiatives isolées et scandale des crèches
-
Grèce: la Crète toujours en proie à un incendie porté par des vents violents
-
A défaut de puces ou de modèles, l'Inde se lance dans la "quincaillerie" de l'IA
-
France: l'inflation dépasse les 2% sur un an en juillet, selon l'Insee
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur son désarmement
-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Avalanche au Pakistan: dix disparus dont l'alpiniste Nirmal Purja
-
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
-
Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée
-
Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire
-
Après l'incendie dans le sud-ouest de la France, des habitants redoutent "le début de la crise"
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement
-
Argentine: Milei veut une banque centrale rigoriste et un "shutdown" en cas de déficit
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Afflux de migrants à Ceuta, neuf morts
L'enclave de Ceuta submergée par 60.000 migrants, une des plus graves crises migratoires en Europe
Par la terre et par la mer, des dizaines de milliers de migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, une des plus graves crises migratoires jamais vues en Europe.
Ces images ont déclenché une montée au créneau de la droite et de l'extrême droite européenne autour des contrôles aux frontières de l'espace Schengen.
"Environ 60.000 personnes sont entrées dans notre ville", a déclaré le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas lors d'une conférence de presse vendredi, qui a également déploré la mort de 34 migrants.
"Cela représente 70% de la population de Ceuta. C’est comme si, en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. Evidemment, c'est impossible d’absorber cette pression", a-t-il expliqué.
Signe du chaos régnant à Ceuta, des hommes retraversaient vendredi la frontière en sens inverse pour rentrer au Maroc : "il y a trop de monde ici, tout est plein" a expliqué l'un d'eux à l'AFP.
Selon le gouvernement espagnol, plus de 37.500 migrants avaient déjà quitté l'enclave dans l'après-midi.
Mais les habitants sont sous le choc.
"Tous les magasins sont fermés", a témoigné Miguel Angel Campana, un employé de voirie de Ceuta, qui dit n'avoir même pas pu acheter de pain. "On fait attention aux balcons. Ils sont entrés dans trois maisons, en forçant les entrées, en demandant de l’eau et tout un tas de choses", a-t-il ajouté.
"C’est catastrophique ! Les commerces et le port sont fermés. Bien sûr, nous sommes avec eux, c’est vrai qu’ils souffrent énormément dans leur pays, mais ce ne sont pas des manières d’entrer. Nous avons nos enfants ici, j’ai peur pour eux", a réagi un chauffeur de taxi de Ceuta, Mohamed, auprès de l’AFP.
Venant de la ville marocaine de Fnideq, qui jouxte l'enclave espagnole, les migrants sont arrivés tout la nuit par la terre et la mer, et le flux continuait vendredi matin. Il s'agit majoritairement de jeunes hommes et d'adolescents, franchissant les hautes barrières de barbelés qui matérialisent la frontière, ou les contournant par la mer.
Parmi eux figuraient des jeunes hommes sachant à peine nager, avec des bouées, en pleine nuit. Dix-huit se sont noyés, selon une source policière.
Ceuta, petit territoire de 80.000 habitants situé à la pointe nord du Maroc, bordant le Détroit de Gibraltar, forme l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla).
Vendredi, des milliers de jeunes migrants étaient réunis sur les plages, certains se réchauffant autour de feux, d'autres dormant, sous le regard des forces de l'ordre, en grand nombre.
Des rumeurs d'ouverture de la frontière entre le Maroc et Ceuta, propagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué cette ruée, selon des témoignages recueillis par l'AFP.
Arrivé vendredi matin avec son ministre de l'Intérieur, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué "une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" et accusé des "mafias" d'être à l'origine de la rumeur d'ouverture de la frontière.
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé l'envoi immédiat de plusieurs dizaines de gardes civils et policiers, parmi lesquels huit plongeurs, ainsi qu'un bateau et des drones.
- Réaction européenne -
Plusieurs pays européens ont fermement réagi à cette crise migratoire brutale.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a demandé à l’Espagne "de ne pas laisser les migrants en situation irrégulière accéder au continent européen", et au Maroc de reprendre "immédiatement les migrants en situation irrégulière".
"Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et (...) nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles (...) comme la suspension de l'espace Schengen avec l'Espagne", a affirmé la cheffe du gouvernement d'extrême droite italienne Giorgia Meloni.
Une proposition aussitôt qualifiée de "démagogique" par l'Espagne, et impossible à mettre en oeuvre, car une telle mesure n'est pas envisagée dans les textes européens, selon Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit à l'université française de Lyon 3.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a réclamé de "mettre fin immédiatement aux traversées dangereuses". "Il faut démanteler les réseaux de passeurs. Et les expulsions doivent être rapides, comme le permettent nos règles", a-t-elle déclaré.
La France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à aider l'Espagne. Paris a annoncé "renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole".
Bruxelles a cependant indiqué vendredi n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta et le continent européen.
A Washington, le président américain Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale une de ses priorités, a jugé que les images "terribles" de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta constituaient un avertissement de ce qui pourrait arriver aux Etats-Unis si les démocrates revenaient au pouvoir. Le parti républicain est donné en mauvaise posture pour les prochaines élections parlementaires de mi-mandat.
Cette crise migratoire à Ceuta rappelle la précédente crise en 2021, lorsque des milliers de personnes avaient traversé la frontière à la faveur d'un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un différend diplomatique avec l'Espagne.
En mai 2021, plus de 10.000 migrants avaient atteint Ceuta depuis le Maroc en deux jours.
P.Stevenson--AMWN