-
Google glisse un hommage à Zelda Ocarina of Time dans son moteur de recherche
-
Zelda Ocarina of Time : le remake renonce au voyage rapide pour préserver l’exploration
-
Singles Day 2026 : les premières promotions apparaissent avant le 11 novembre
-
Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale
-
Godzilla Minus Zero prolonge avec ambition le succès de Minus One
-
Californie : Proposition 40, une taxe historique sur les milliardaires
-
Dix ans après Montreuil-Bellay : la famille Théodore réclame réparation pour les internements tsiganes
-
Cercle Bruges : Pedro Caixinha succède à Lars Friis comme entraîneur
-
Route du Rhum : Francis Joyon secouru après le chavirage de son voilier
-
Crans-Montana : une nouvelle audition de Jacques Moretti ravive les attentes des victimes
-
Olivier de Kersauson : entre son manoir bigouden et la Polynésie
-
Jurassic Park : la bande-annonce perdue de la série animée annulée en 1993 retrouvée
-
Ukraine : une frappe russe fait 26 morts et fragilise les perspectives de paix
-
Donald Trump promet des grâces préventives à ses alliés en cas de défaite
-
La pétition visant CNews dépasse 500 000 signatures à l’Assemblée nationale
-
Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences
-
Route du Rhum : Violette Dorange raconte sa collision au début de la course
-
Sextorsion : les signes avant-coureurs et la réaction des parents face au chantage numérique
-
Israël : les opposants à Benjamin Netanyahu cherchent une majorité commune
-
Octobre 2026 : Le marché de l'occasion en baisse mais les voitures électriques bondissent
-
Moscou dit avoir intercepté près de 500 drones ukrainiens en une nuit
-
Transports en commun perturbés à Marseille : grève lycéenne et mouvement social
-
États-Unis : le soutien d’Haley Stevens à Mike Rogers secoue le Parti démocrate
-
Décès de Jesús de Miguel : le footballeur de Tenerife s'éteint à 30 ans après un choc violent
-
Florent Pagny : son rituel pour surmonter la claustrophobie lors des examens médicaux
-
Rapport du HCE : Les femmes plus touchées par la dépression en raison de pressions sociales
-
Paris enregistre un recul des réservations touristiques après la manifestation du 17 octobre
-
Matinée scientifique sur la médecine générale à Champion le 14 novembre 2026
-
Le SR-71 Blackbird de la NASA va-t-il redevenir volant ?
-
LFI et ses adversaires : la stratégie politique du soupçon permanent
-
Geely E2 : la citadine électrique franchit le cap du million d'unités
-
Kimi Antonelli, plus jeune champion du monde de F1 à l'arrivée du GP du Mexique
-
Trois mille docteurs juniors rejoignent la médecine générale dans les zones sous-dotées
-
Présidentielle 2027 : La dynamique numérique de David Lisnard bouscule-t-elle la droite ?
-
Euronaval sous haute surveillance face aux risques d’ingérence et d’espionnage
-
Crash en Floride : identité des neuf victimes du jet privé confirmée
-
Thomas Markle transféré en unité de démence en Floride
-
Pétition contre CNews : le seuil des 500 000 signatures ouvre la voie à un débat
-
Pourquoi certains légumes vieillissent plus vite ensemble : le rôle de l'éthylène
-
Après les violences du 17 octobre, un appel à refonder la réponse politique sur la proximité
-
Ukraine : Moscou affirme avoir intercepté 493 drones, Kiev poursuit ses alliances militaires
-
Moyen-Orient : l’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz après une nouvelle journée de tensions
49.3: un gouvernement "maître de la loi" faute de compromis trouvés, selon une experte
Le recours à répétition à l'arme constitutionnelle du 49.3 "s'impose", faute de majorité absolue, mais le gouvernement tend à se faire "maître de la loi", relève auprès de l'AFP la constitutionnaliste Lauréline Fontaine, qui s'interroge sur la volonté de chacun de "compromis véritables".
Question - Un nouveau 49.3, le quatrième en deux semaines, a été dégainé mercredi pour faire adopter le projet de budget de l'Etat sans vote. La pratique d'Elisabeth Borne est-elle inédite?
Réponse - "Presque tous les Premiers ministres ont eu à utiliser le 49.3, et spécialement Raymond Barre, Michel Rocard et Edith Cresson qui étaient en situation de majorité relative. Cet outil n'a été déclenché qu'une seule fois sous le précédent quinquennat car la majorité était solide. Il s'agissait alors (en février 2020) de faire passer le projet de réforme des retraites face à l'obstruction. Désormais nous sommes dans une nouvelle configuration politique et le 49.3 s'impose de lui-même, en vertu de la Ve République. C'est presque une obligation de l'utiliser si le gouvernement veut avancer.
En apparence, la méthode utilisée par Elisabeth Borne est un peu moins brutale car il y a eu du débat avec les députés, et des arrangements ont été trouvés. Mais les raisons invoquées mercredi par la Première ministre - un texte +profondément dénaturé+ par les votes de l'Assemblée - sont étonnantes, dans la négation du travail parlementaire. Bien sûr c'est son droit de choisir le texte et les amendements sur lesquels elle engage sa responsabilité, toutefois c'est un discours qui fait apparaître comme légitime que le gouvernement soit maître de la loi."
Q - Est-ce que l'exécutif affaiblit le Parlement, à rebours de ses intentions affichées?
R - "Dès 2017, Emmanuel Macron dans son programme pour la présidentielle souhaitait que la procédure accélérée pour les textes de loi devant le Parlement devienne la norme. Comme si la délibération n'était pas fondamentale, alors qu'elle est censée être la source de meilleures lois. Et sous le dernier quinquennat, nous avons atteint le summum d'une majorité absente: le travail était parfois pathétique et les débats indigents, ce n'était pas du tout une Assemblée qui avait envie de faire son travail. J'attribue cela à un manque de culture politique forte. Les députés disposent pourtant d'outils vis-à-vis du gouvernement.
Avec ces 49.3, c'est un épisode de plus. Cela affaiblit un tas de principes. L'organisation des pouvoirs prévoit pourtant qui propose la loi, qui fait la loi, qui exécute la loi... Les oppositions n'ont guère de choix actuellement, si ce n'est de déposer des motions de censure pour tenter de renverser le gouvernement".
Q - Comment les institutions peuvent-elles tenir ainsi tout un quinquennat?
R - "C'est bancal. Emmanuel Macron n'a pas joué le jeu pour construire une coalition, mais cela aurait donné une pratique de la Ve République contraire à ce que voulait le général de Gaulle. Donc on est conduit à chercher sur chaque texte de loi des coalitions nouvelles, ce qui nécessite des compromis politiques. Or sa majorité ne semble pas prête à faire des compromis véritables, comme l'a montré l'examen du budget. Cependant c'est un jeu à plusieurs, oppositions comprises.
Est-ce qu'Emmanuel Macron souhaitera dissoudre l'Assemblée nationale? C'est une arme à double tranchant. Il faudrait qu'il accepte une possible cohabitation, mais ce ne serait pas évident avec une majorité sans doute fragmentée. Il y a aussi une chance que de nouvelles élections donnent une meilleure majorité au président. Aux électeurs de choisir".
L.Mason--AMWN