-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? La Suède à l'heure du choix
-
En Russie, la croisade ultraconservatrice du gouverneur Filimonov
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie : six morts, 129 personnes encore recherchées
-
張國榮70歲誕辰音樂會西九舉行 唐鶴德錄音致意
-
Entre Dubaï et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre
-
鏈球選手周柏言身形被質疑 教練指出其香港青年紀錄成績
-
iPhone 18預購後出現可疑扣款 四間銀行調查未授權交易
-
EasyJet France: l'appel à la grève des pilotes repoussé à fin septembre
-
《浪花男女》辦特別謝票場 馮志強談票房與導演客串拍攝
-
Guide familial : Les meilleurs jeux vidéo pour découvrir le médium ensemble
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie: six morts, 130 personnes encore recherchées
-
Galaxy Tab S12系列效果圖曝光 Ultra擬配雙鏡頭及瀏海螢幕
-
Restrictions ZFE en Espagne : Palma et Málaga bannissent les véhicules récents dès 2027
-
Réunis en Inde, les dirigeants des Brics font l'éloge de leur coopération
-
OpenAI n'entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman
-
Abdominaux : le rôle réel de la sangle abdominale et les mythes à déconstruire
-
Un mort dans le naufrage d'un ferry en Indonésie, 140 personnes encore recherchées
-
حمزة قورقماز يناقش العلاقة بين وضوح المبادئ واحترام الاختلاف
-
فليك يضم حمزة عبد الكريم إلى قائمة برشلونة بعد أربعة أهداف في الإعداد
-
بزشكيان يؤكد رفض الاستسلام وسلطات إيران تعلن مقتل شخص في استهداف سفينة
-
اليورو يستقر في البنوك المصرية وأعلى سعر للبيع 59.85 جنيه
-
Hong Kong rase des villages pour bâtir sa Silicon Valley
-
Le Laos, "batterie" à plat de l'Asie du Sud-Est
-
Au delà de l'irrigation des cultures, l'eau essentielle à l'élevage
-
Après le conflit au Moyen-Orient, les Brics au chevet de la croissance mondiale
-
Après un été éprouvant, les éleveurs tiennent leur salon à Rennes
-
Basket: les Bleues s'offrent une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
-
US Open: Rybakina nouvelle reine de New York et du circuit
-
Yémen: les Houthis disent avoir attaqué une base militaire en Arabie saoudite
-
Deux jours de grève à Radio France pour contrer l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? Scrutin à suspense en Suède
-
"Je vais bien": Céline Dion renaît sur scène après six ans d'absence
-
Top 14: Pau et Lyon en tête, victoire de La Rochelle à Toulon
-
Espagne: le Real Madrid se reprend en corrigeant le Rayo Vallecano, Mbappé double buteur
-
Ligue 1: le Paris FC bute sur Lyon (0-0) et laisse Monaco seul en tête
-
Basket: les Bleues s'offre une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
Le Sénégal accueille la flamme olympique des Jeux de la Jeunesse
-
Athlétisme: Jefferson-Wooden patronne du 100 m, Werro déroule à Budapest
-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
"C'était une promesse": Céline Dion, bouleversée, retrouve la scène après six ans d'absence
-
Le palmarès de la 83e Mostra de Venise
A Siversk dans l'est de l'Ukraine, une médecin toujours au service de ses malades
Alla Troubatcheva, qui exerce comme médecin depuis quarante ans dans l'est de l'Ukraine, s'est obstinée à rester dans la ville industrielle de Siversk dévastée par les bombardements, les malades continuant à affluer dans son petit cabinet.
L'hôpital où elle travaillait, dans cette ville qui comptait 10.000 habitants, a été bombardé et réduit en ruines par les forces russes.
L'un de ses collègues, tué par un tir d'artillerie, est inhumé à l'extérieur. Le personnel hospitalier et les patients ont fui les lieux depuis longtemps.
Lorsque les missiles ont anéanti les arbres et les maisons situés près de son domicile, elle a été sur le point de partir.
Mais "les gens disent qu'ils ont besoin de moi", confie-t-elle à l'AFP. "Je suis la seule à être restée, le médecin de famille, une femme à tout faire", poursuit-elle.
L'exode des patients hospitalisés, le bombardement de l'hôpital et un nouveau système de triage géré par l'armée et destiné aux soldats blessés ont bouleversé la pratique médicale.
Les malades affluent jour et nuit dans le cabinet de la docteure, le lundi étant le jour le plus chargé.
- "Il serait mort" -
"Maux de tête, maux de gorge, hypertension artérielle, stress, insomnie, vous avez de tout", raconte-t-elle à l'AFP.
L'année dernière, l'un des 200 patients, dont elle note le suivi sur un cahier d'écolier, s'est retrouvé avec une trachée bloquée.
"Je ne veux pas trop m'auto-congratuler mais si je n'avais pas été là, il serait mort", reconnaît-elle.
"Nous avons toujours besoin de la médecine, surtout en période de guerre".
Les bruits sourds des bombardements au loin résonnent de concert avec les chants des oiseaux dans son jardin. Un morceau de missile, recouvert de fleurs printanières, se dresse fiché dans la terre sous un arbre fruitier.
Selon les autorités ukrainiennes, au moins 106 soignants ont été tués et plus de 540 établissements de soins détruits ou endommagés par les forces russes.
Le confrère de Mme Troubatcheva, le seul qui avec elle était resté à Siversk, fait partie de cette liste. L'hôpital où elle travaillait a été détruit.
Plusieurs tombes ont été récemment creusées sous le toit effondré de l'établissement abandonné, dont la capacité d'accueil était de 250 patients.
Les débris de verre et de briques jonchent le sol de l'hôpital et la poussière s'accumule dans les salles d'opération.
- "Personne ne part" -
A présent, 25 Ukrainiens âgés déplacés à la suite de l'avancée des troupes russes vivent dans les sous-sols pour se protéger des frappes.
Le président Volodymyr Zelensky avait ordonné aux civils de la région de partir en juillet dernier mais l'hôpital a tenu pendant encore six mois.
"Tous les patients alités qui avaient des traumatismes ou qui ne pouvaient pas marcher ont été évacués", raconte Elena, une infirmière de 51 ans restée à l'hôpital où elle distribue des médicaments à ceux qui s'y présentent.
"Il y a des bombardements tous les jours. Les immeubles ont été détruits il y a longtemps", souligne-t-elle.
Alla Troubatcheva a pu sauver du matériel du laboratoire de l'hôpital bombardé et dispose d'un stock suffisant dans son petit cabinet, en plus de l'aide humanitaire.
Dans le même temps, circulant sur les routes défoncées par le passage des chars de combat dans la région de Donetsk, des ambulances se portent au secours des soldats blessés dans les tranchées.
Car, parallèlement au système hospitalier civil, l'armée a ses propres installations médicales, explique la docteure, qui se dit cependant prête à recevoir un soldat et à lui donner un antidouleur en cas de maux de tête.
Quel conseil donne-t-elle à ceux qui sont submergés par le stress ? "Partez ! Si les gens disent qu'ils ne peuvent pas dormir ou qu'ils se sentent mal, je leur dis de partir", dit-elle, déplorant que beaucoup ignorent ce conseil.
"Les gens sont attachés à leur lieu de vie. C'est effrayant mais personne ne part", constate-t-elle.
Y.Kobayashi--AMWN