-
Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
-
Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
F1: Lando Norris partira en pole position lors du Grand Prix d'Espagne
-
F1: McLaren "progresse très bien" en vue de 2027, dit son directeur technique à l'AFP
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
Incendie sur un ferry aux Philippines : au moins 76 morts
-
A Dublin, Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Trump, de manière inattendue, plaide pour une Irlande "unifiée"
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Alerte sécheresse "renforcée" pour la Garonne, nouvelles restrictions d'usage de l'eau
-
Perché dans les mélèzes, pour inventer la forêt de demain
-
Meta: le conseil de surveillance demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
Trump en Irlande pour un peu de diplomatie et beaucoup de golf
-
Les dérives des lunettes connectées dans le collimateur des Européens
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Egypte, le pain rationné après des coupes dans l'aide alimentaire
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
US Open: Sabalenka-Rybakina, la tenante du titre contre la nouvelle patronne
-
Mondial féminin de basket: test d'allemand pour les Bleues
-
US Open: Shelton défiera Zverev pour sa première finale en Grand Chelem
-
Au Népal, les enfants touchés par la crue entre douleur et espoir
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Trump en Irlande pour une visite mêlant golf et diplomatie
-
Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris
-
Cambriolage violent de Donnarumma: le commanditaire Ilyas Kherbouch condamné à 9 ans de prison ferme
-
US Open: la passe de trois pour Zverev, en finale contre Shelton ou Tiafoe
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
US Open: Zverev qualifié pour sa troisième finale consécutive en Grand Chelem
-
L1: Genesio (OM) "a besoin de temps", mais ne sait pas s'il l'aura
-
Un TER déraille en Normandie: 44 blessés, dont une jeune femme dans un état grave
-
Athlétisme: Duplantis et Ingebrigtsen au rendez-vous des premiers championnats Ultimate
-
Ligue 1: trois de chute pour Marseille face au leader provisoire, Rennes
-
Wall Street se ressaisit, poussée par le répit sur l'énergie
-
Du Yémen à la Centrafrique, l'IA d'Anthropic prisée pour surveillance, propagande ou armement
-
Gary Oldman soutient Jack Lowden pour incarner le nouveau James Bond
-
La Thaïlande érige un mur à la frontière après des affrontements avec le Cambodge
-
Jeux vidéo: Roblox va permettre de jouer hors de l'application et mieux payer les créateurs
-
BHV Marais : 150 personnes rassemblées vendredi contre la direction et "ses mensonges"
-
Les députés britanniques refusent de légaliser l'aide à mourir
-
Tour d'Espagne: Dunbar revit, les favoris se neutralisent
-
60 millions de consommateurs: Niel "ne peut garantir l'indépendance éditoriale", dénoncent élus et associations
-
F1/GP d'Espagne - Essais libres 2: Antonelli le plus rapide
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro sous le coup d'une enquête pour corruption
Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents
Si poser aux côtés de bébés a longtemps été la séance photo rêvée de tout politicien, la réponse maladroite de Joe Biden à la pénurie de lait maternisé qui frappe l'Amérique se transforme en cauchemar politique - et en symbole d'une présidence qui peine à calmer l'insatisfaction.
Le démocrate expérimenté, rompu aux us et coutumes du Washington politique, avait gagné l'élection de 2020 sur la promesse de "guérir" la nation, dirigée pendant quatre ans par Donald Trump.
Mais cette semaine a encore prouvé que l'apaisement est loin et Joe Biden, à juste titre ou non, en est jugé responsable.
Première preuve, la réponse désordonnée à la pénurie de lait pour bébé, qui a vidé les rayons des supermarchés et inquiété les parents.
L'administration était déjà mise à mal par la colère suscitée par l'inflation et les difficultés d'approvisionnement en voitures ou matériaux de construction.
Elle doit aussi gérer les protestations contre l'organisation à la dernière minute de ce qui doit être un forum régional majeur à Los Angeles, le Sommet des Amériques. A quelques jours de son début, on ne sait même pas quels chefs d'Etat viendront.
Et maintenant, ce sont les bébés - ou tout du moins leurs parents - qui viennent grossir les rangs des mécontents.
- Contredit -
Ce problème de lait infantile a débuté bien loin de Joe Biden. En février, le géant Abbott, qui contrôle 40% du marché américain, a fermé une usine et lancé un rappel de produits.
La pénurie qui a suivi a confronté les parents à une question improbable pour le pays le plus riche du monde: comment alimenter les nourrissons?
Pour rassurer les Américains, la Maison Blanche a organisé mercredi un sommet consacré à la crise, avec le président et des représentants des fabricants.
La réunion devait mettre en valeur la réponse énergique de l'exécutif américain - qui a notamment assoupli les règles d'importation et mobilisé un pont aérien.
Mais l'opération communication a tourné au vinaigre quand Joe Biden a essayé de faire admettre aux responsables que personne n'aurait pu anticiper l'ampleur de cette crise.
Les industriels l'ont contredit.
L'un d'eux a ainsi assuré avoir su "dès le départ" que cette fermeture d'usine "serait un événement très sérieux".
- Baptême du feu -
La capacité de l'administration à se tirer de cette montagne de mauvaises nouvelles a été compliquée par des changements dans sa communication.
Jen Psaki, porte-parole très respectée, a cédé sa place à son adjointe Karine Jean-Pierre, qui vit un véritable baptême du feu.
Elle a été cette semaine bombardée de questions lors de ses traditionnels points presse quotidiens.
Pourquoi le président n'a-t-il pas compris plus tôt la gravité de la pénurie de lait pour bébé? Admet-il s'être trompé en disant que l'inflation serait temporaire? Pourquoi, après la tuerie au Texas et les précédents massacres, ne pousse-t-il pas lui-même les sénateurs à agir sur les armes à feu?
Karine Jean-Pierre s'est retrouvée sur la défensive.
Questionnée sur l'absence d'une liste d'invités au Sommet des Amériques, à moins d'une semaine de son début, la porte-parole a répondu mercredi par un aveu franc.
"Si vous avez suivi cette administration sur la dernière année et demie, une semaine à l'avance ce n'est pas à la dernière minute pour nous", a-t-elle admis. Une semaine, ça représente "une éternité pour nous".
- Plage -
La cote de popularité de Joe Biden est inférieure à 50% depuis l'an dernier, et son parti risque fort de perdre le contrôle du Congrès au profit des républicains lors des élections de novembre.
Même une hausse de 6 points, dans un sondage Reuters/Ipsos publié cette semaine, ne lui a permis d'atteindre qu'un modeste 42% de satisfaction.
La cause de bon nombre de ses malheurs semblerait bien familière à certains de ces prédécesseurs dans le Bureau ovale: sans une majorité forte au Congrès, il n'a pas autant de pouvoir que ce qu'imaginent ses concitoyens.
Jeudi, le président a lancé un appel passionné à interdire la vente de fusils d'assaut. Mais, selon les observateurs, il a peu de chances de réussir à convaincre ses adversaires républicains.
Dès son discours fini, il s'est envolé pour un week-end à la plage.
Vendredi, il célèbre les 71 ans de sa femme Jill Biden dans leur maison du Delaware, loin de l'agitation de la capitale.
Mais Washington - et ses nombreux problèmes - seront là pour l'accueillir à son retour.
S.Gregor--AMWN