-
Espagne: Joan Laporta réélu président du FC Barcelone
-
Les Oscars débutent pour un duel serré entre "Une bataille après l'autre" et "Sinners"
-
Italie: l'AC Milan s'incline contre la Lazio et laisse filer l'Inter
-
Milan Cortina referme la page des Jeux d'hiver 2026, la France prend le relais
-
WTA 1000 d'Indian Wells: Sabalenka prend sa revanche sur Rybakina pour un premier titre
-
Fin du vote pour la présidentielle au Congo, timide affluence à Brazzaville
-
Espagne: le Barça s'offre une "manita" et repousse encore le Real
-
Le pape critique ceux qui invoquent la religion pour faire la guerre
-
Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie
-
Paris-Nice: Vingegaard se rappelle au bon souvenir de Pogacar
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dans un contexte électoral tendu
-
Pétrole: des stocks stratégiques vont être débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie (AIE)
-
L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
-
Cyclisme: Jonas Vingegaard remporte Paris-Nice, Lenny Martinez la dernière étape
-
Milan referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus
-
Le Pakistan affirme avoir frappé des sites militaires en Afghanistan
-
Santiags et chapeau de cowboy: la country plus tendance que jamais chez les jeunes Britanniques
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dimanche dans un contexte électoral tendu
-
Dubaï polit son image pour tenter de préserver sa réputation de ville sûre malgré la guerre
-
Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans
-
Vote pour la présidentielle au Congo avec une timide affluence à Brazzaville
-
Ski: Shiffrin remporte le slalom d'Are devant Aicher, suspense pour le gros globe
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Moyen-Orient
-
Premier tour des municipales: timide participation à mi-journée, suspense dans les grandes villes
-
L'Iran met en garde les autres nations contre "toute action" pouvant étendre la guerre
-
XV de France: LBB, Ramos, Meafou... les hommes du titre
-
Zelensky dénonce le "chantage" européen envers Kiev sur la réouverture de l'oléoduc Droujba
-
F1: Antonelli offre la victoire à Mercedes en Chine et décroche son premier succès à 19 ans
-
Six Nations: derrière le titre, des Bleus très contrastés, entre folie offensive et largesse défensive
-
Trump "ne veut pas" d'un accord avec l'Iran, malgré le coût de la guerre
-
Kazakhstan: référendum censé assouplir un système politique à la main du président
-
En Cisjordanie, une vague de violences meurtrières menées par des colons israéliens
-
Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs
-
Victime d'arnaque aux cryptomonnaies, un Singapourien veut conjurer "la honte"
-
Au Pakistan, les gravures remplacent les photos dans les cimetières chiites
-
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
-
Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes
-
NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori
-
Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives
-
La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe
-
Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée
-
Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne
-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
Procès Le Scouarnec: l'ex-épouse réaffirme ne s'être "jamais" doutée de rien
L'ex-épouse de Joël Le Scouarnec, accusée notamment par son ex-beau-frère d'avoir su et de n'avoir "rien fait", a réaffirmé mercredi qu'elle n'avait jamais eu aucun soupçon sur son mari, au troisième jour du procès de l'ex-chirurgien pédocriminel, jugé à Vannes pour violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs.
En début d'audience, le frère de Joël Le Scouarnec, Patrick Le Scouarnec avait accusé Marie-France d'avoir été "au courant" des agissements pédocriminels de son mari "et elle n'a rien fait".
"Il n'y a rien qui pouvait me laisser le penser. Rien, rien, rien (...) Je n'ai jamais eu de doutes", a assuré cette femme de 71 ans, restée mariée jusqu'en 2023 avec l'ancien chirurgien.
Elle a accusé certaines de ses nièces de "mentir" sur des violences sexuelles commises par l'ex-chirurgien. Elle a également démenti connaître ses penchants pédophiles, malgré des affirmations en ce sens auprès des enquêteurs en 2017, lors de l'interpellation de M. Le Scouarnec.
Depuis le début de l'affaire, elle assure ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur son mari, malgré plusieurs documents laissant penser le contraire et une première condamnation du chirurgien pour détention d'images pédopornographiques en 2005, déjà à Vannes.
Elle "aurait pu faire en sorte que mon frère soit interpellé" avant 2017, date de son interpellation, avait affirmé à la cour criminelle du Morbihan le frère cadet de M. Le Scouarnec, avant de reconnaître ne pas avoir de "preuves" pour fonder ses propos.
Dans le box, Joël Le Scouarnec, crâne chauve entouré de cheveux blancs et lunettes cerclées, reste impassible face aux déclarations de son frère, qui le décrit à la fois comme "jovial, blagueur" et "énigmatique, solitaire".
L'ancienne épouse, vêtue de sombre et portant une perruque, a d'abord décrit des relations "excellentes" avec son ex-époux, mettant en doute la parole d'une des nièces de Joël Le Scouarnec pour des faits de viols. "Jusqu’à l’âge adulte, elle était toujours pendue au cou de mon mari", a-t-elle déclaré, considérant cette victime comme "une petite fille tortueuse".
Joël Le Scouarnec a été condamné par les assises de Saintes en 2020 à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces. D'autres violences sexuelles, dont certaines sur une autre nièce, n'ont pas été jugées car prescrites.
Marie-France, qui dit avoir subi deux viols dont l'un pendant son enfance par un oncle maternel, a estimé qu'il ne "faut pas croire qu’on peut tout dire, c’est trop facile ça". Elle explique s'être tue à l'époque pour protéger sa mère, endeuillée par la mort d'un fils.
- "Seul ami" -
A Jonzac (Charente-Maritime), avant son interpellation en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans -qui a mené à la saisie de carnets et fichiers où le médecin notait scrupuleusement le nom de ses victimes et les violences sexuelles qu'il leur avait imposées entre 1989 et 2014 dans différents hôpitaux-, le médecin "dormait sur un canapé" dans une maison insalubre et sentant le moisi, assure son frère.
Cet homme, appelé ensuite à la barre et qualifié de "seul ami" de M. Le Scouarnec, a nié toute relation autre qu'une "amitié sincère" avec le père de l'ancien chirurgien, faisant preuve cependant d'un extrême manque d'empathie envers les 299 victimes, bouleversant ces dernières.
Selon l'une des victimes prénommée Marie, patiente violée par le médecin à ses 10 ans, les témoignages des proches de Joël Le Scouarnec permettent de "savoir qui ne nous a pas protégés, le nombre de victimes qui auraient pu être sauvées si une langue avait soulevé l'omerta familiale ou professionnelle."
- "Bombe atomique" -
La journée de mardi avait été marquée par les auditions de deux des fils de l'ex-chirurgien de 74 ans, qui ont dressé à la barre le portrait d'une famille hantée par les non-dits et les actes d'un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la "perversion a explosé comme une bombe atomique".
Le plus souvent immobile, comme figé, le médecin a plusieurs fois pris son visage entre ses mains, semblant pleurer, lorsque ses fils de 37 et 42 ans ont pris la parole, évoquant une enfance "heureuse".
Mais le plus âgé a aussi décrit les nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et 10 ans.
Des agressions qu'il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle.
Pas plus d'interrogations quand en 2004 les gendarmes saisissent les disques durs de Le Scouarnec et qu'il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d'images pédopornographiques.
"Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18h00 comme si de rien n'était", s'étonne-t-il encore. Mais il ne questionne pas son père et ce n'est qu'en 2017, affirme-t-il, que "sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille".
P.Silva--AMWN