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SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
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SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
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亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
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Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
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Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
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En France, le "parcours du combattant" des médecins diplômés à l'étranger
"J'ai maintes fois pensé abandonner": entre "examens ultra sélectifs" et "aberrations administratives", les médecins diplômés hors de l'Union européenne doivent entreprendre "un vrai parcours du combattant" pour pouvoir exercer leur métier en France dans les mêmes conditions que leurs confrères diplômés en Europe.
"J'opère plus de 400 personnes par an, je forme des internes, je suis membre de dix sociétés savantes, je participe à des congrès internationaux. Et malgré cela, j'ai toujours un contrat précaire", raconte un spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie. "C'est une hypocrisie", ajoute ce médecin algérien (qui a requis l’anonymat, comme tous ses collègues interrogés par l'AFP).
Près de 5.000 praticiens diplômés hors de l'Union européenne (Padhue) exercent dans des hôpitaux publics français, comme non-titulaires, avec des salaires inférieurs aux praticiens européens.
En 2017, à l'issue de ses études de médecine, le chirurgien est arrivé en France. Après avoir exercé en "faisant fonction d'interne, mais sans le salaire", il part aux Antilles "pour deux ans et trois vagues Covid".
A son retour en Métropole, il peut bénéficier d'un nouveau dispositif de la loi Buzyn de 2019, transitoire, qui permet aux Padhue justifiant de deux ans d'exercice en France de régulariser leur situation.
Le médecin dépose un dossier en mai 2021 et obtient une "autorisation provisoire d'exercice valable jusqu'au 31 décembre 2022". Mais depuis, "ça traîne, ça traîne", raconte-t-il. Et pour après, c'est "le flou le plus total".
Elle est psychiatre, sénégalaise, et a elle aussi déposé une demande. Malgré 12 années d'étude dans son pays (en médecine générale puis en psychiatrie), une formation complémentaire en pédopsychiatrie, "une dizaine de diplômes universitaires" obtenus en France, la commission nationale n'a pas voulu lui accorder d'autorisation d'exercice et lui a demandé de nouvelles études.
- "Des médecins à bas prix" -
"Je suis cheffe de service, directrice d'un centre dédié à la prise en charge des enfants, j'enseigne à la fac, je publie des articles dans des revues scientifiques", énumère-t-elle. "J'ai l'impression qu'ils n'ont pas lu mon dossier", se désole la spécialiste. "Ils veulent garder des médecins à bas prix".
A la sortie de la première vague du Covid au printemps 2020, plusieurs figures du monde médical en France (Mathias Wargon, Bernard Kouchner, Michel Cymes etc.) avaient plaidé pour une meilleure considération de ces médecins à diplôme étranger. Ils méritent "la reconnaissance de la République pour leur engagement en première ligne, alors que leur salaire est souvent dérisoire par rapport à ceux de leurs collègues", écrivaient-ils.
Des médecins diplômés hors Union européenne se sont rassemblés début juin devant le ministère de la Santé à Paris à l'appel de leur syndicat (le SNPADHUE), pour rappeler au gouvernement qu'ils "n’avaient que trop attendu les validations de leur autorisation d’exercice en France".
"Il y a beaucoup d'aberrations administratives. Beaucoup de dossiers à étudier et pas beaucoup de monde pour le faire", explique un médecin d'origine haïtienne, naturalisé français. "Etre traité comme les médecins européens m'aura pris des années", raconte-t-il.
En 2016, son diplôme de médecine générale en poche (obtenu en République Dominicaine), il traverse l'océan Atlantique pour rejoindre sa femme et sa fille françaises. Il ne peut pas exercer en tant que généraliste, enchaîne les postes d'infirmiers en Ehpad puis une formation de médecin gériatre. Pour finalement décrocher le Graal en 2021: une autorisation d'exercer via le concours de la "Procédure d'autorisation d'exercice" (PAE), "un examen ultra sélectif".
Mais depuis, il attend toujours son affectation pour débuter son parcours obligatoire de consolidation des compétences de deux ans. Et devenir praticien contractuel. "La France manque beaucoup de médecins mais on ne fait rien pour simplifier notre situation", constate-t-il.
H.E.Young--AMWN