-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Top 14: Pau et Lyon enchaînent et prennent la tête
-
Ouganda: derniers hommages au "plus jeune roi" du monde, la succession en toile de fond
-
Basket: les Bleues écartent l'hôte allemand pour s'offrir une première finale mondiale
-
Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
-
Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
F1: Lando Norris partira en pole position lors du Grand Prix d'Espagne
-
F1: McLaren "progresse très bien" en vue de 2027, dit son directeur technique à l'AFP
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
Incendie sur un ferry aux Philippines : au moins 76 morts
-
A Dublin, Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Trump, de manière inattendue, plaide pour une Irlande "unifiée"
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Alerte sécheresse "renforcée" pour la Garonne, nouvelles restrictions d'usage de l'eau
-
Perché dans les mélèzes, pour inventer la forêt de demain
-
Meta: le conseil de surveillance demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
Trump en Irlande pour un peu de diplomatie et beaucoup de golf
-
Les dérives des lunettes connectées dans le collimateur des Européens
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Egypte, le pain rationné après des coupes dans l'aide alimentaire
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
US Open: Sabalenka-Rybakina, la tenante du titre contre la nouvelle patronne
-
Mondial féminin de basket: test d'allemand pour les Bleues
-
US Open: Shelton défiera Zverev pour sa première finale en Grand Chelem
-
Au Népal, les enfants touchés par la crue entre douleur et espoir
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Trump en Irlande pour une visite mêlant golf et diplomatie
-
Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris
-
Cambriolage violent de Donnarumma: le commanditaire Ilyas Kherbouch condamné à 9 ans de prison ferme
-
US Open: la passe de trois pour Zverev, en finale contre Shelton ou Tiafoe
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
US Open: Zverev qualifié pour sa troisième finale consécutive en Grand Chelem
-
L1: Genesio (OM) "a besoin de temps", mais ne sait pas s'il l'aura
-
Un TER déraille en Normandie: 44 blessés, dont une jeune femme dans un état grave
-
Athlétisme: Duplantis et Ingebrigtsen au rendez-vous des premiers championnats Ultimate
-
Ligue 1: trois de chute pour Marseille face au leader provisoire, Rennes
-
Wall Street se ressaisit, poussée par le répit sur l'énergie
-
Du Yémen à la Centrafrique, l'IA d'Anthropic prisée pour surveillance, propagande ou armement
-
Gary Oldman soutient Jack Lowden pour incarner le nouveau James Bond
-
La Thaïlande érige un mur à la frontière après des affrontements avec le Cambodge
-
Jeux vidéo: Roblox va permettre de jouer hors de l'application et mieux payer les créateurs
La Sécurité sociale est devenue un "droit fondamental", selon l'historien Bruno Valat
Le 4 octobre 1945, le gouvernement provisoire de la République française (GPRF) publie la première de deux ordonnances fondatrices de la Sécurité sociale. Au fil des ans, celle-ci est devenue "beaucoup plus inclusive", "une sorte de droit fondamental", relate l'historien Bruno Valat.
Question: "Des systèmes d'indemnisation des accidents du travail, d'assurance maladie, d'assurance retraites, existaient avant 1945. Qu'apportent de nouveau les ordonnances?"
Réponse: "Elles apportent d’abord une simplification et une rationalisation. L'assurance maladie, les prestations familiales, les retraites et les accidents du travail sont réunies dans un seul régime, le régime général, reposant sur des caisses locales en situation de monopole: dans un endroit donné, il y a une seule caisse de Sécurité sociale et une seule caisse d'allocation familiale, alors qu’avant il pouvait avoir 5, 10, 15 caisses qui concouraient à l'application des lois.
L’autre changement important, c’est la gouvernance: les caisses sont confiées à deux acteurs, les syndicats ouvriers et le patronat. Tous les autres acteurs - les mutualistes par exemple - sont expulsés du système. On voulait créer une sorte de démocratie sociale, lutter sans doute un petit peu contre la lutte des classes, en faisant discuter et collaborer dans une même institution les syndicat ouvriers et le patronat.
Pour ce qui est des prestations, paradoxalement, c'est plutôt la continuité qui domine. On refait à peu près ce qui existait dans le passé, mais on s’efforce de l'améliorer pour que la couverture sociale effective soit meilleure et que ça fonctionne mieux".
Question: "Les ordonnances de 1945, n'est-ce pas aussi l'avènement d'une protection sociale pour tous les travailleurs?"
Réponse: "L’idée derrière les ordonnances, c'est de faire un système universel, mais à terme, dans un horizon indéfini, parce qu'en 1945, on a conscience des difficultés, des limitations des moyens dont on dispose.
Donc on se dit qu'on va déjà faire un régime pour tous les salariés, qui va augmenter significativement le nombre de personnes bénéficiant d'assurances sociales, sans provoquer non plus de rupture radicale.
Pour les indépendants (artisans, commerçants, professionnels libéraux, agriculteurs) qui sont beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui, la tâche était beaucoup plus compliquée. Une première tentative de les doter de la Sécurité sociale échouera en 1946. Donc, il faudra attendre les années 60 qu'ils aient véritablement une couverture obligatoire contre la maladie".
Question: "La Sécurité sociale a beaucoup évolué depuis 1945. Quelles sont les principales différences entre la Sécu d’aujourd’hui, et celle des origines?"
Réponse: "La Sécurité sociale est beaucoup plus inclusive aujourd'hui qu'en 1945 c'est-à-dire qu'elle couvre pratiquement tous les Français.
L’assurance maladie qui était au départ une protection des travailleurs, on pourrait dire presque un complément du salaire, est aujourd’hui devenue une sorte de droit fondamental, un droit de l’homme qui doit être ouvert à tous les résidents.
Mais ça n’a pas été réalisé dans le cadre institutionnel qui avait été prévu à l’origine. Aujourd’hui, le rôle des partenaires sociaux est devenu essentiellement symbolique, et dans les faits c’est l’Etat qui gère les branches. L’idée d’une gestion de la Sécu par une sorte de démocratie sociale a complètement disparu.
L’autre différence qui saute aux yeux, c'est le financement. En 1945, la Sécu était financée exclusivement par la double cotisation salariale et patronale. Aujourd'hui, les ressources fiscales (la CSG, la TVA, les taxes affectées sur le tabac, l’alcool…) sont de plus en plus importantes et à terme, elles vont peut-être devenir majoritaires.
Donc, on est passé d'une Sécu qui était vraiment dans la sphère de l'assurance sociale à une Sécu qui est de plus en plus dans la sphère des finances publiques et du service public.
Et la hiérarchie des prestations a complètement changé. En 1945, les prestations familiales à elles seules représentaient pratiquement 50% des dépenses de la Sécu. Aujourd'hui, elles sont devenues tout à fait secondaires par rapport à l’assurance maladie et la retraite".
P.Martin--AMWN