-
L'Espagne observe un deuil de trois jours après la catastrophe ferroviaire
-
Dans la rue, au Parlement et dans les médias, le climat politique se tend à six mois de la présidentielle
-
Microsoft finance encore seul l'IA, mais n'exclut plus d'emprunter
-
Coupe de la Ligue anglaise : City in extremis en quart, Liverpool sort Chelsea
-
Depuis les États-Unis, Flavio Bolsonaro affirme être le "leader" du Brésil
-
La publicité ralentit chez Google, l'action dévisse malgré l'accélération du "cloud"
-
Italie: l'Inter Milan rejoint la Lazio en tête, la Juventus et l'AC Milan chutent
-
Microsoft finance l'IA sans emprunter, porté par ses centres de données
-
Taux directeurs : la Fed s'abstient avant les élections aux États-Unis
-
Wall Street clôture en hausse, entre Fed et résultats de la tech
-
Alphabet déçoit au 3T à cause de la publicité, l'action dévisse
-
Les résultats de Microsoft portés par l'informatique en ligne, deux jours après une offre de départs massive
-
Royaume-Uni: le militant d'extrême droite Tommy Robinson jugé coupable d'avoir harcelé des journalistes
-
Italie: l'Inter Milan prend son temps et rejoint la Lazio en tête
-
Avion de combat: Airbus plaide pour un programme de coopération, le GCAP comme option
-
Flavio Bolsonaro sous le coup de plusieurs enquêtes au Brésil
-
Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement
-
Du Brésil à la Floride, la fuite spectaculaire de Flavio Bolsonaro
-
Italie: Meloni attaque la magistrature après la libération d'un organisateur présumé des manifestations
-
Figure du syndicalisme américain, Dolores Huerta est morte à 96 ans
-
Face à l'animateur Arthur, la cyber "meute" de l'antisémitisme en procès
-
Bio dans les cantines: la télédéclaration des achats progresse fortement de +47 %
-
Taux directeurs : la Fed choisit de s'abstenir avant les élections aux États-Unis
-
Bio dans les cantines: la télédéclaration des achats progresse fortement (+47 %)
-
Remboursement des cures thermales : près de 60 sénateurs appellent Lecornu à "renoncer" à son projet
-
Espagne : 68 morts dans une deuxième catastrophe ferroviaire en moins d'un an
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre avant la Fed et la BCE
-
Flavio Bolsonaro est aux États-Unis, après avoir fui le Brésil
-
L'intersyndicale du BHV en faveur du redressement judiciaire et du départ des dirigeants
-
Budget britannique : Londres taxe les banques pour mieux soutenir les ménages
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sans élan
-
Rayons vides et clients dépités: la sinistrose au BHV au lendemain du choc
-
Stellantis poursuit son lent redressement, l'Europe toujours faible
-
Avec l'album "Egrégore", Mylène Farmer revient et chante l'esprit collectif
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui se voyait président du Brésil
-
Ukraine : la trêve humanitaire à Olechky tient pour la deuxième journée consécutive
-
Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés
-
Dans un contexte morose pour la consommation, Uniqlo va ouvrir deux grands magasins
-
Espagne : 68 morts dans une catastrophe ferroviaire, la deuxième en moins d'un an
-
La salade n'a pas du tout aimé les chaleurs hors norme de l'été
-
Yémen: 14 morts dans des frappes saoudiennes, les Houthis ciblent eux l'aéroport d'Aden
-
Wall Street ouvre sans entrain, attend la décision de la Fed
-
Flavio Bolsonaro est arrivé en Floride, après avoir fui le Brésil
-
Présidentielle: Mélenchon veut remplacer le directeur de Bpifrance
-
Lancement du meeting d'hiver jeudi à Vincennes avec l'élite du trot mondial
-
Wall Street ouvre en petite hausse, attend la décision de la Fed
-
La Russie réunit des dirigeants africains pour renforcer les liens
-
Au Sri Lanka, le combat pour la terre après la guerre civile
-
Israël : Isaac Herzog, le discret président qui détient les clés du prochain gouvernement
-
Des migrants s'enracinent au Mexique après le blocage du "rêve américain" par Trump
Top 14: Vincent Merling, l'enchanté de La Rochelle
Torréfacteur baigné dans le rugby maritime, Vincent Merling a toujours eu deux carburants: le café et le Stade Rochelais, qu'il a vu tranquillement grandir depuis plus de 40 ans, avant qu'une dose d'Irish Coffee, le manager Ronan O'Gara, n'enchante sa destinée.
"Mon histoire ? J'aime bien être maître de mon destin" disait en 2010 ce bâtisseur parti d'en bas, dans l'ombre, très loin des paillettes du star-system.
Aujourd'hui septuagénaire (73 ans), le dirigeant a changé de dimension en même temps que son club s'invitait à la table des très grands, double champion d'Europe de rugby en 2022 et 2023 et en quête samedi d'un premier Bouclier de Brennus en finale du Top 14 contre Toulouse (21h00).
En terminant en tête de la saison régulière du Top 14 en 2017, en s'inclinant trois fois en finales peu après (Challenge Cup contre Clermont en 2019, Champions Cup et Top 14 contre Toulouse en 2021), les premiers jalons avaient été posés sans qu'on sache s'ils déboucheraient sur la gloire ou l'éphémère.
A l'époque, le plus ancien président en activité (depuis 1991) savourait le chemin parcouru par son club, parti des méandres de la 2e division, passé par le ventre très mou de l'élite, malgré deux trophées récoltés en route (Coupes de la Ligue 2002 et 2003).
"C'est à pleurer de joie !", lâchait-il à Lille en juin 2021 après la première qualification des jaune et noir en finale du Top 14.
- Loin d'être rassasié -
Deux ans plus tard, les mots et expressions n'ont guère changé après la victoire des siens en demi-finale contre Bordeaux-Bègles (24-13). "C'est extraordinaire, absolument génial", commentait-il samedi soir, un peu plus affable bien que marqué lui aussi par la chaleur étouffante de Saint-Sébastien.
Mais sa carte de visite s'est considérablement étoffée depuis, avec désormais deux étoiles continentales et une légende du XV du Trèfle en étendard.
Aujourd'hui, personne ne peut dire si le cap franchi par le club à la caravelle l'aurait été sans Ronan O'Gara, ouvreur légendaire du Munster et du XV d'Irlande. Devenu ce manager qui ne laisse pas indifférent, l'Irlandais a révolutionné le jeu et l'approche des Maritimes, avec trois succès décomplexés sur le Leinster, ogre attitré des Toulousains devenu victime appréciée des Rochelais en Europe (demi-finale 2021, finales 2022 et 2023).
"Un club comme nous, on découvre tout ça, a poursuivi Merling l'œil pétillant. Tout ce bonheur que procurent ces grands matches, ces grandes victoires, c'est tout neuf. C'est une saveur très particulière."
Si l'appétit vient en mangeant, Merling est loin d'être rassasié. Qu'importent les cicatrices des échecs de 2021, ou le qualificatif de "finale de rêve" accolé au match à venir face à Toulouse.
- "Si Toulouse nous craint, tant mieux" -
"J'ai cru entendre que c'était la finale souhaitée par vous tous et toutes, les journalistes, a-t-il plaisanté. On a gagné la Coupe d'Europe, Toulouse ne l'a pas gagnée cette année, ils veulent gagner le titre. Ça peut être une belle finale, j'espère que ce sera une belle finale en termes de jeu surtout. Remarque, si on gagne..."
Cela serait une belle récompense pour Merling et les siens, défaits lors de sept des huit derniers matches disputés face à Toulouse. De quoi amuser le dirigeant, philosophe face au terme "épouvantail" affublé à son club par le manager toulousain Ugo Mola.
"Vous voulez que je vous dise qui est l'épouvantail ? Je ne sais pas. Épouvantail, ça veut dire faire fuir l'adversité ? Franchement, nous ne sommes pas un épouvantail", a assuré Vincent Merling.
"On essaie de jouer un rugby qui gagne. Si Toulouse nous craint, tant mieux mais je ne pense pas que ce soit un épouvantail non plus. On est fier de pouvoir aller défier Toulouse, c'est pour nous quelque chose de grand à vivre et on ira au Stade de France avec beaucoup de fierté et d'humilité car l'humilité n'empêche pas l'ambition."
P.M.Smith--AMWN