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JO: "Un beau cadeau de la vie" pour Cizeron et Fournier Beaudry
Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry, sacrés champions olympiques en danse sur glace après tout juste un an de collaboration, ont vécu cette expérience comme "un beau cadeau de la vie", ont-ils déclaré jeudi à l'AFP.
Q: Pouvez-vous décrire ce qui s'est passé dans votre cœur au moment où vous comprenez que vous êtes champions olympiques?
Guillaume Cizeron: "C'était un choc. C'était assez irréel parce qu'on l'avait tellement voulu. On avait tellement imaginé et visualisé cette victoire que c'était un peu surréel de le vivre pour de vrai. C'était vraiment une vague d'émotions très intense. On essaie de savourer le plus possible parce que c'est facile de banaliser la chose. Mais ça a été un tel chemin parcouru que ça représente vraiment beaucoup de choses."
Q: Pour vous Guillaume, c'était la deuxième fois, mais pour vous Laurence, c'est une grande première. Que ressentez-vous?
Laurence Fournier Beaudry: "C'est la première d'une vie. En fait, c'était une année de premières. C'était nos premières compétitions ensemble. On a vraiment vécu ça comme un tableau blanc où on pouvait écrire quelque chose de nouveau et accomplir tous les objectifs qu'on voulait accomplir, dont gagner la médaille d'or olympique. Pour moi, c'était un peu l'atteinte d'un très, très, très long rêve."
Q: Au moment où vous attendez les notes des juges, avez-vous douté du résultat?
Guillaume Cizeron: "On doutait un peu parce qu'on avait fait des petites erreurs. J'avais fait des petites erreurs, surtout. J'avoue que c'était un moment très stressant. À ce moment-là, c'est complètement hors de notre contrôle. On ne peut que supplier le destin et espérer que ça n'aura pas coûté trop cher."
Q: C'est vous Guillaume qui étiez à l'initiative de ce duo. Comment avez-vous su que ça pourrait marcher en si peu de temps?
Guillaume Cizeron: "Je crois que je dois avoir un ange gardien. Le destin a mis Laurence sur mon chemin. C'était un grand hasard, probablement, que ma meilleure amie soit aussi la meilleure patineuse au monde. Je pense que c'était assez évident pour beaucoup de gens qui nous connaissaient intimement. C'est juste un beau cadeau de la vie."
Q: Vous êtes arrivés à Milan dans un contexte assez lourd, avec la sortie du livre de Gabriella Papadakis et les accusations visant l'ancien partenaire de Laurence. Comment avez-vous géré cet environnement?
Guillaume Cizeron: "En tant qu'athlète, on passe notre vie à s'entraîner pour ce genre d'événements. C'est un privilège de pouvoir être aux Jeux, en bonne santé. Tout ça pèse beaucoup plus lourd dans la balance que les sottises qui peuvent être dites sur nous par une poignée de personnes. Évidemment, ça ne fait pas plaisir mais on est très bien entourés, et on se repose du coup l'un sur l'autre pour passer à travers ces épreuves."
Q: Avez-vous eu le sentiment de devoir prouver quelque chose?
Guillaume Cizeron: "Je dirais à nous-mêmes surtout. On savait de quoi on était capables. On s'était fixé l'objectif de décrocher l'or. On est ambitieux, on aime la compétition. C'est vraiment ce qui nous a poussés jusqu'ici et on ne s'en est pas caché. Ça fait partie de ce qui fait des athlètes de niveau. On joue pour gagner toujours et je crois que c'est ce qui a fait notre force aussi."
Q: Cette année a-t-elle fait ressortir votre côté compétiteur?
Guillaume Cizeron: "Je pense que je l'ai peut-être vécu légèrement différemment, parce qu'avec Gabriella (Papadakis), on a connu une ascension (...) assez tranquille. On est quand même resté au top de la compétition pendant plus de huit ans. Et là, on avait tout à construire. C'était moins évident. En dix mois, on est passé de ne jamais avoir fait deux pas ensemble à être champions olympiques. C'était un challenge qui paraissait impossible à la plupart des gens et surtout on savait qu'on allait nous mettre des bâtons dans les roues. Ça a décuplé notre détermination et ça nous a permis de nous dépasser encore plus."
Q: De qui parlez-vous quand vous dites qu'on vous a mis des bâtons dans les roues?
Guillaume Cizeron: "Il y a toujours eu dans le patinage cette illusion d'un ordre établi. Mais ce n'est qu'une illusion. On l'a montré avec Gabriella, on l'a remontré avec Laurence. Mais ça déplaît à certaines personnes évidemment. C'est la compétition, c'est naturel. Mais c'est vrai que ça a été plus compliqué qu'on pensait."
Q: Laurence, lorsque vous arrivez dans ce duo, vous vous retrouvez avec le champion olympique en titre. Cela a-t-il été difficile de trouver votre place?
Laurence Fournier Beaudry: "Pas du tout. Guillaume m'a laissé une place exceptionnelle. Il était très ouvert. On avait une grande ouverture pour se suivre et se découvrir l'un l'autre. Donc ça m'a permis de me développer et aussi de croire en notre potentiel, de croire en moi, de croire en lui, et de former le duo qu'on est aujourd'hui."
Propos recueillis par Diane FALCONER
L.Harper--AMWN