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Ligue des champions: Diaz et Olise, un poison permanent pour la défense du PSG
Au-delà du match de folie des Parisiens Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia, les deux attaquants du Bayern Munich Michael Olise et Luiz Diaz ont aussi éclaboussé la somptueuse demi-finale aller de C1 de tout leur talent, mardi, et seront une menace sérieuse pour la défense du PSG au retour.
Dans les mêmes proportions, les deux joueurs bavarois ont été ébouriffants et ont fait très mal à la charnière Marquinhos - Willian Pacho, pourtant l'un des meilleurs duos défensifs actuels.
Impériaux il y a deux semaines à Anfield (2-0), les deux hommes forts de l'arrière garde parisienne ont été secoués comme rarement cette saison, hormis peut-être contre Monaco en barrages de Ligue des champions en février (3-2, 2-2).
La demi-finale retour à l'Allianz Arena, qui s'annonce aussi mémorable que ce premier volet, mercredi prochain, se jouera certainement en défense et le PSG devra absolument resserrer ce secteur, trop passif mardi soir et qui a laissé prendre trop d'initiative au duo bavarois.
Avec un marquage individuel et l'absence de couverture défensive, les zones laissées libres ont été immenses. Et à ce jeu là, ce sont bien Olise et Diaz qui en ont profité. Et les deux centraux - qui ont remporté seulement deux duels chacun - les ont trop souvent vus partir dans leur dos.
On ne laisse pas autant d'espaces à des joueurs de ce calibre, aussi virevoltants dans leurs courses balle au pied que dans leurs dribbles en face à face.
Se faire autant bouger pendant 90 minutes peut laisser des traces dans les jambes et la tête des défenseurs. Certainement mis au repos samedi contre Lorient en Ligue 1, ils auront une semaine pour reprendre confiance et disséquer le jeu de leurs adversaires à la vidéo.
Ne laissant absolument rien au hasard, Luis Enrique a consciemment pris ce risque défensif, voulant laisser le champ libre à l'expression offensive des siens. Tout comme Vincent Kompany d'ailleurs.
Déjà bourreau du PSG en novembre lors de la phase de ligue avec un doublé (2-1), Luis Diaz a été le premier à semer la panique chez les Parisiens et Marquinhos a été sa première victime avec un carton jaune précoce (13e).
- Hakimi blessé ? -
Willian Pacho a été sa seconde proie quelques instants plus tard. Le Colombien a poussé l'Equatorien à faire faute dans sa surface, provoquant un pénalty (1-0, 16e), transformé par Harry Kane. L'Anglais de 32 ans a été peut-être un peu plus discret que ses compères offensifs mais tout aussi essentiel aux Bavarois (un but, une passe décisive), notamment sur cette majestueuse ouverture sur le but de Diaz (5-4, 68e).
Sur ce but, l'ailier a fait danser Marquinhos grâce à un crochet ravageur, trompant ensuite Matveï Safonov d'une puissante frappe.
La paire Pacho-Marquinhos est aussi fautive sur le but de Michael Olise (2-2, 41e), qui eu toute la liberté plein axe pour déclencher son tir.
L'international français, arrivé incognito au Parc des Princes avec un cache-cou pour dissimuler son visage et une casquette sur la tête, est un joueur différent et rare. Doté d'une élégance sans pareille et d'une technique hors norme, chacune de ses actions a été un régal, surtout en première période. Il a notamment fait souffrir le latéral parisien Nuno Mendes, qui avait pourtant réussi à museler des attaquants de classe mondiale par le passé (Salah, Yamal, Saka).
L'action la plus parlante est son festival à la 32e minute, quand il a déposé le Portugais puis Marquinhos, longeant la ligne jusqu'au but. Contraint de défendre sans pouvoir déborder ou contre-attaquer comme à son habitude, Mendes, qui traîne une gêne à la cuisse, n'a pas semblé à 100% et n'a pas pu tenir physiquement face à Olise.
Courageux, les deux défenseurs centraux parisiens ont résisté pendant les vingt dernières minutes, notamment Pacho qui a sauvé l'égalisation d'une tête rageuse (90+4).
En revanche, Achraf Hakimi - qui a laissé beaucoup de liberté à Diaz mais aura été le meilleur défenseur côté PSG - a semblé se blesser à la cuisse dans les dernières minutes (88e). Mais faute de remplacement possible, le Marocain est resté sur le terrain jusqu'à la fin. Questionné sur cette blessure, Marquinhos a évoqué "des crampes" et Luis Enrique n'a voulu "rien avancer". "On va voir quel est son état" mercredi, a-t-il seulement lâché.
M.Fischer--AMWN