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Mondial-2026: Madrid attend ses "Campeones", l'Argentine pleure Messi
Madrid, où la fiesta a battu son plein toute la nuit, attend de célébrer lundi la Roja, sacrée au Mondial-2026 aux dépens de l'Argentine de Lionel Messi, passé à côté de sa finale, mais dont le retour sera aussi fêté à Buenos Aires.
La Coupe du monde de la démesure a accouché dimanche d'une finale qui ne restera pas dans les annales, dimanche, sinon pour l'Espagne triomphante (1-0 a.p.) qui conquis sa deuxième étoile grâce à un but de Ferran Torres dans la prolongation.
. Viva España !
Environ un million de personnes sont attendues lundi après-midi pour célébrer les champions du monde espagnols, qui défileront dans un but à impériale dans le centre-ville, après leur arrivée à l'aéroport Madrid-Barajas à 12h50 locales (10h50 GMT).
En attendant, dans tout le pays a retenti un concert de klaxons, de cris de joie, de chants à la gloire de la Roja dès la fin du match et une vague rouge d'envahir les rues des villes et villages d'Espagne pour fêter l'instant.
"Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet", a salué la Maison royale espagnole sur le réseau social X.
A Buenos Aires, il y a d'abord eu le silence assourdissant, et puis les larmes quand l'espoir d'un quatrième titre s'est envolé. Mais parce que les supporteurs argentins sont les champions du monde de la ferveur, ils ont vite repris leurs chants plein de fierté et de gratitude pour ce qu'ont offert Lionel Messi et les siens durant ce Mondial.
Après une nuit qui promettait d'être longue et bruyante, ils seront des centaines de milliers lundi, peut-être plus, pour réserver un accueil digne de ce nom à la sélection attendue à l'aéroport de la capitale à 17h00 locales (20h00 GMT).
. Une Roja en or
On attendait du beau jeu, des buts, des rebondissements, de l'émotion... en un mot, un condensé de ce qu'a offert durant plus de cinq semaines ce Mondial-2026, au format inédit avec 48 équipes en lice. Au final, c'est un 104e et dernier match longtemps cadenassé par des Argentins qui a souri à la Roja bien plus méritante.
Comme Andres Iniesta en 2010 qui avait libéré l'Espagne lors de la prolongation d'une finale très heurtée face aux Pays-Bas, un autre enfant du Barça, Ferran Torres, a délivré la génération Rodri, désigné meilleur joueur du tournoi, en reprenant sous la transversale une remise de la tête de Nico Williams (106e), comme lui entré en jeu peu de temps avant.
"Ce n’est pas mon but, c’est celui de 47 millions de personnes", a assuré le héros du jour.
Cette action aura été une énième démonstration de la valeur du banc espagnol, donnant raison au sélectionneur Luis de la Fuentes, dans sa propension à répéter que "l'Espagne gagne à 26". Elle était plus en nombre sur l'estrade pour célébrer son sacre, avec le roi Felipe VI, après que Donald Trump et Gianni Infantino, sifflés par le public, ont remis le trophée au capitaine Rodri.
Comme prévu, les Espagnols ont contrôlé le match, s'évertuant autant à trouver la faille dans la défense de l'Albiceleste (20 tirs contre 2 seulement côté argentin, et encore en toute fin de match) qu'à ne pas céder aux nombreux coups en douce et aux provocations incessantes d'Argentins, longtemps heureux de bénéficier de la clémence de l'arbitre... jusqu'à l'exclusion d'Enzo Fernandez dans le temps additionnel (90e+4).
En infériorité numérique pendant toute la prolongation, la mission devenait alors impossible pour Lionel Messi de réussir l'impensable, comme il l'avait fait plusieurs fois dans la compétition face au Cap-Vert, à l'Egypte, à la Suisse - aucun n'étant de la trempe espagnole.
A 39 ans, "la pulga" a été magnifique au-delà de toute espérance pour son sixième Mondial, ses 8 buts et 4 passes décisives l'ont hissé un peu plus haut dans le Panthéon du foot, quoique derrière Kylian Mbappé au sommet du classement des buteurs de la Coupe du monde (22 contre 21).
Mais il a traversé cette troisième finale en quatre éditions comme un fantôme, échouant à ajouter une deuxième étoile à son palmarès et une quatrième à l'Argentine. Le public argentin lui a quand même crié son amour et Léo de verser quelques larmes. D'adieu à l'Albiceleste ?
. Un show plutôt "Super Bof"
"La plus grande scène du monde" promise par la Fifa, en guise de show de la mi-temps a duré comme prévu 11 minutes, mais la pause entre les deux périodes a au total duré 27 min 24 secondes, bien plus que le quart d'heure réglementaire.
Après le déploiement d'une bâche multicolore, nécessitant un temps d'adaptation pour les pupilles, truffée de message de paix en toutes les langues, avec en son centre un ballon orange et les continents esquissés, Madonna a lancé les hostilités au son de "Music", son tube datant de 2000.
Se sont succédé le groupe de K-pop sud-coréen BTS, le Canadien Justin Bieber, puis la star latina Shakira et le roi nigérian de l'Afrobeat Burna Boy, avec pour finir une chorale d'enfants new-yorkais accompagnée de Coldplay dont le leader Chris Martin a conçu le spectacle. On était bien loin des grands "halftime shows" du Super Bowl...
L.Mason--AMWN