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Sida: après la découverte du virus, "une course contre la montre", raconte Françoise Barré-Sinoussi
Une fois le virus du sida "isolé" en 1983, une "course contre la montre" s'est engagée pour comprendre son fonctionnement et trouver des moyens de le contrer, se souvient Françoise Barré-Sinoussi, alors rétrovirologiste à l'Institut Pasteur.
Comment le virus responsable du sida a-t-il été identifié ?
Tout a débuté en 1982 par une rencontre avec des collègues cliniciens qui nous ont fait part de leurs observations chez les premiers malades français. Ils avaient en effet la conviction qu'un rétrovirus pouvait être responsable de cette nouvelle maladie.
J'avais personnellement commencé à travailler en 1971 sur cette famille particulière de virus qu'on appelle les rétrovirus parce qu'ils ont comme matériel génétique un ARN qui nécessite d'être transformé en ADN pour s'intégrer dans le matériel génétique des cellules.
En janvier 1983, notre stratégie a été d'obtenir un ganglion d'un patient malade, de mettre en culture les cellules de ce ganglion et de rechercher une activité enzymatique bien spécifique de ces rétrovirus.
L'idée des cliniciens était que le seul rétrovirus humain connu (HTLV1) pouvait être responsable du sida mais notre équipe ne croyait pas à cette hypothèse car ce virus provoque une prolifération des lymphocytes, or là les patients en perdaient. Quelque chose ne collait pas.
En mai 1983, nous avions isolé le virus, nous avions fait la démonstration que c'était un rétrovirus, différent du HTLV1, mais nous n'avions pas encore la certitude qu'il était la cause du sida. On en a eu la confirmation en 1984.
Que s'est-il passé une fois le virus isolé ?
A partir de là, le chantier était énorme, car nous avions face à nous un virus qui n'était pas connu: il fallait tout apprendre de lui, connaître les protéines qui le constituaient, son matériel génétique, quel type de cellule il infectait, les conséquences de cette infection...
Il fallait aussi développer très vite des tests sérologiques tant pour le diagnostic que pour mener de larges enquêtes visant à démontrer que le virus infectait uniquement les malades du sida et pas les autres patients.
Ensuite seulement on pouvait essayer d'envisager des stratégies pour essayer de le bloquer.
C'était une course contre la montre car on avait pris conscience que le virus se transmettait par le sang, par voie sexuelle et de la mère à l'enfant.
Il a fallu mobiliser d'autres équipes: des immunologistes, des biologistes moléculaires, des cliniciens et des patients, sachant qu'à l'époque on n'aurait pas le temps de trouver un traitement pour les sauver. On se retrouvait face à des personnes qui venaient à l'Institut Pasteur pour nous poser des questions sur le virus. Humainement parlant, c'était très difficile.
Vos années de recherche ont été récompensées en 2008 par le prix Nobel, partagé avec Luc Montagnier. Quelle a été votre réaction ?
Quand je l'ai appris, j'étais au Cambodge. C'était une énorme surprise, je ne m'y attendais pas du tout.
Des personnes vivant avec le VIH dans ce pays sont venues vers moi avec des sourires et des bouquets de fleurs. J'ai compris que ce prix récompensait une communauté qui avait travaillé ensemble depuis le début.
J'ai réalisé brutalement que j'avais une responsabilité: il était de mon devoir d'être la voix des personnes concernées par le sida.
Tous les niveaux de la société ont été affectés par le VIH-sida, qui a toujours été un combat multiple: scientifique bien sûr, mais aussi politique, sociétal, contre les firmes pharmaceutiques...
A mes débuts, j'étais une chercheuse qui ne sortait pas de son laboratoire. Je me suis subitement retrouvée face à des choses que je n'imaginais pas possibles, comme le manque de tolérance du grand public vis-à-vis de certaines populations. A l'époque, les malades était stigmatisés, lâchés par leurs familles, leurs amis, les professionnels de santé parfois. Certains perdaient leur logement, leur travail.
J'ai aussi appris énormément de choses sur les inégalités qui malheureusement se sont peut-être encore aggravées aujourd'hui dans les pays riches.
L.Miller--AMWN