-
Nvidia présente des puces conçues pour les centres de données dans l'espace
-
NBA: 50e succès pour Wembanyama et les Spurs
-
Ligue des champions: Manchester City au pied de la montagne Real Madrid
-
Ligue des champions: à Londres, le PSG doit assurer et confirmer
-
Israël bombarde Téhéran et le Liban, vague d'attaques en Irak
-
Désolation après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Municipales: les dés bientôt jetés en vue du second tour, le PS ciblé pour ses alliances avec LFI
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Nombreux morts et blessés après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées" contre le Hezbollah
-
Liban: le président israélien appelle l'Europe à soutenir "tout effort visant à éradiquer le Hezbollah"
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Michaël Arnoult, le sacre d'un chef discret au service du terroir
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Ligue des champions: le Real Madrid est-il vraiment meilleur sans ses stars ?
-
Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar, a rencontré Zelensky à Kiev
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Moyen-Orient: légère accalmie sur les marchés mondiaux avec le repli du brut
-
Devant une base britannique, fascination et inquiétude face aux bombardiers américains
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Skis et canons: la Chine plante ses bâtons sur le juteux marché des sports d'hiver
-
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
-
Philippines: face à l'interdiction, l'avortement s'organise en ligne
-
Pétrole: les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes pour répondre à la demande
-
Le pétrole à 100 dollars, les marchés scrutent le détroit d'Ormuz
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
L'échantillon de l'astéroïde Bennu rapporté par la Nasa contient de l'eau et du carbone
L'échantillon de l'astéroïde Bennu rapporté sur Terre par la Nasa contient de l'eau et du carbone en grande quantité, a annoncé mercredi l'agence spatiale américaine, une découverte qui devrait permettre de mieux comprendre si les astéroïdes ont effectivement apporté sur Terre les composés ayant permis la naissance de la vie, comme le pensent certains scientifiques.
"Les molécules d'eau et de carbone sont exactement le genre de matière que nous souhaitions trouver", a déclaré le patron de la Nasa, Bill Nelson, lors d'un événement organisé à Houston, au Texas.
"Il s'agit d'éléments cruciaux dans la formation de notre propre planète, et ils vont nous aider à déterminer l'origine des éléments qui pourraient avoir mené à la vie", a-t-il ajouté.
Les premières images du plus gros échantillon d'astéroïde jamais rapporté sur Terre ont été projetées: de la poussière et des morceaux noircis.
La mission Osiris-Rex avait prélevé cet échantillon en 2020 sur Bennu, un astéroïde de 500 mètres de diamètre situé alors à plus de 300 millions de kilomètres de la Terre. La capsule contenant la précieuse cargaison est revenue avec succès sur Terre il y a un peu plus de deux semaines, en atterrissant dans le désert américain.
Depuis, le méticuleux processus d'ouverture de la capsule se déroule dans une chambre blanche au centre spatial Johnson de la Nasa à Houston.
Selon les premières analyses, il s'agit de l'échantillon spatial le plus riche en carbone jamais rapporté sur Terre.
"Nous avons choisi le bon astéroïde!", s'est réjoui Daniel Glavin, scientifique à la Nasa, parlant d'"un rêve pour les astrobiologistes".
"Le carbone est essentiel pour la vie sur Terre, nous sommes tous façonnés de carbone", a-t-il expliqué. En frappant la Terre, les astéroïdes comme Bennu auraient ainsi pu "ensemencer" notre planète.
L'eau est elle présente sur Bennu emprisonnée dans ce que l'on appelle des minéraux hydratés.
"Nous pensons que c'est comme cela que l'eau est arrivée sur Terre", a expliqué Dante Lauretta, principal responsable scientifique de la mission. "La raison pour laquelle la Terre est un monde habitable, pour laquelle nous avons des océans, des lacs, des rivières, est parce que ces minéraux hydratés (...) ont atterri sur Terre il y a entre 4 et 4,5 milliards d'années."
- Matière "bonus" -
Avant l'atterrissage de la capsule, l'agence spatiale américaine estimait avoir réussi à ramasser environ 250 grammes de matière sur Bennu -- soit bien plus que deux précédentes missions japonaises vers d'autres astéroïdes.
La Nasa, pour qui une telle manoeuvre était une première, devra encore confirmer cette estimation.
Mais l'opération d'ouverture de l'échantillon a réservé des surprises.
A cause de l'abondance de matière retrouvée à l'extérieur même du mécanisme de collecte, l'échantillon principal n'a pas encore été ouvert, a déclaré Eileen Stansbery, scientifique en cheffe au centre spatial Johnson.
"Nous prenons notre temps pour réaliser un traitement méthodiquement, et nous occuper comme il faut de chaque morceau de Bennu", a-t-elle expliqué.
L'heureuse surprise de cette matière "bonus" s'explique par un incident survenu au moment du prélèvement de l'échantillon: juste après l'opération, la Nasa s'était rendue compte que le clapet du compartiment de collecte ne parvenait pas à se refermer.
La cargaison avait réussi à être sécurisée en étant transférée comme prévu jusque dans la capsule, mais à cause de cette fuite, les scientifiques s'attendaient à retrouver des résidus à l'extérieur du compartiment.
La matière déjà récupérée a été confiée à une équipe d'analyse rapide, afin d'obtenir une première idée de la composition de Bennu, révélée mercredi.
L'échantillon a été passé au crible à l'aide d'un microscope électronique à balayage, de la diffraction de rayons X, et de mesures infrarouges.
- Générations futures -
Durant les six prochains mois, une équipe de la Nasa va établir "un catalogue d'échantillons", a expliqué Francis McCubbin, responsable adjoint de cette équipe.
Des scientifiques du monde entier pourront "demander de la matière pour étudier Bennu dans leur propre laboratoire", a-t-il souligné.
La majorité de l'échantillon sera conservée pour être étudiée par des générations futures, avec de nouveaux instruments plus performants et pour répondre à de nouvelles questions scientifiques. C'est ce qui avait été fait pour les roches lunaires rapportées lors du programme Apollo.
L'analyse de Bennu pourrait en outre se révéler très directement utile à l'avenir. Il existe un faible risque (1 chance sur 2.700) que l'astéroïde frappe la Terre en 2182, une collision qui serait catastrophique.
Connaître sa composition exacte pourrait ainsi aider à mieux comprendre sa trajectoire, et peut-être même, si besoin un jour, à calculer l'impact nécessaire pour la dévier.
F.Dubois--AMWN