-
Récoltes de maïs, betteraves ou pommes de terre au plus bas
-
Electriciens et gaziers mobilisés pour défendre leur "tarif agent"
-
L'avion spatial franco-allemand Vortex pourrait transporter des astronautes
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", indique le gouverneur de la Banque de France
-
Nucléaire: 80% de grévistes dans la plus grosse centrale française à Gravelines (syndicats)
-
La Thaïlande accuse le Cambodge de "jouer les victimes" devant la médiation internationale
-
Grèce : un ex-responsable néonazi d'Aube dorée sort de prison et annonce son retour en politique
-
Lecornu saisit le Cese sur l'adaptation au changement climatique
-
Carburants: levée du blocage par les pêcheurs du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer
-
Le Danemark accuse la Russie d'avoir tiré des fusées éclairantes vers un de ses hélicoptères
-
L'Ukraine prendra des "mesures de désescalade" si la Russie fait de même, affirme Zelensky
-
La Bourse de Paris en recul face à la hausse du pétrole, les taux d'intérêt continuent de grimper
-
En Ukraine, la viticulture à l'épreuve de la guerre
-
Le diesel atteint un nouveau record à près de 6,27 dollars le gallon aux Etats-Unis
-
Une "obsession": les Sud-Africains accros aux auditions d'une commission sur le crime organisé
-
Marchés mondiaux: le taux à dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
Au Sénégal, l'ingénieuse introduction de poissons dans des rizières contre la bilharziose
-
Marchés mondiaux: le dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
Fibre Excellence obtient trois mois de sursis supplémentaire pour son usine de Saint-Gaudens
-
A Pékin ou Los Angeles, l'architecte chinois Ma Yansong harmonise nature et futurisme
-
La comédie d'épouvante "Widow's Bay" et la série médicale "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
Russie: des législatives sans suspense, sous le signe de la guerre en Ukraine
-
Intelligence artificielle: TotalEnergies annonce un partenariat avec Mistral, 100 millions d'euros sur 3 ans
-
L'espace public dégradé de Berlin au coeur de la campagne électorale
-
Sur une plage de Colombo, le dernier combat du restaurant Beach Wadiya
-
Luxe, voyages: des influenceurs jugés de plus en plus déconnectés de leur public
-
Costa Rica: manifestations contre la présidente accusée de menacer la démocratie
-
Euro de volley: ces jeunes qui peuvent tirer leur épingle du jeu
-
Dans un "monde incertain", le Canada veut attirer des milliards de dollars de capitaux étrangers
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine, selon une source diplomatique française
-
Au Brésil, deux juges de la Cour suprême à couteaux tirés
-
La fusée Vega-C réussit le lancement des satellites scientifiques Sentinel-3C et Flex
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" confirment leur statut de favoris aux Emmy Awards
-
Macron va dévoiler à Orange le nom de la première promotion du service militaire national
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo et Grégoire, visés par la justice, s'expliquent devant le Sénat
-
La Cour suprême rejette une attaque de Trump contre le vote par correspondance
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" en favoris
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" aux Emmy Awards
-
Washington invite Caracas à son G20 consacré à l'énergie
-
L'administration Trump enterre les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques
-
Grèce : libération prévue d'un ex-responsable néonazi d'Aube dorée
-
L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump
-
Crise de Ceuta: Sanchez fustige des fausses informations dignes de Netflix
-
Wall Street clôture en baisse, mais parvient à limiter ses pertes
-
Législatives en Serbie: le mouvement étudiant présente sa liste
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine (source diplomatique française)
-
Divisé, le Congrès américain peine à agir pour réguler l'IA
-
New York: fermeture d'une douzaine de sites de deepfakes pornographiques de célébrités
-
Opération anti-LGBT+ en Turquie: une manifestation dispersée, des comptes de réseaux sociaux bloqués
L'obésité est-elle une maladie? Une question difficile à régler
Un obèse est-il toujours malade? La controverse, au croisement d'enjeux médicaux et de lutte contre les discriminations, est vive. Des experts mondiaux viennent de s'accorder sur une réponse nuancée, au risque de ne satisfaire aucun camp.
"L'idée que l'obésité soit une maladie est au fondement de l'un des débats les plus controversés et clivant de la médecine moderne", résume le travail publié mercredi dans le Lancet Diabetes & Endocrinology.
Le long article est signé par plusieurs dizaines de spécialistes de l'obésité. Ils se sont mis d'accord pour redéfinir la manière dont on définit cette condition, ainsi que les problèmes qu'elle représente sur le plan médical.
Le sujet est très délicat car il provoque régulièrement d'âpres débats qui dépassent la seule communauté médicale.
On sait que l'obésité est associée à une vaste série de pathologies comme le diabète ou des maladies cardiovasculaires. Mais pour certains observateurs, un obèse peut parfois vivre en bonne santé et son surpoids ne doit, alors, être considéré que comme un facteur de risque.
Pour d'autres, l'obésité est forcément un problème de santé, qui doit être considéré comme une maladie en soi. C'est le point de vue de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ce débat recouvre en partie des questions liées à la lutte contre les discriminations. Certains activistes anti-grossophobie jugent qu'il ne faut pas stigmatiser leur apparence corporelle en la jugeant pathologique.
Il serait cependant caricatural de résumer la controverse à une opposition entre patients et médecins. Chez les premiers, beaucoup jugent essentiel de considérer l'obésité comme une maladie, afin d'être pris au sérieux et que soient engagées des politiques suffisamment ambitieuses de santé publique.
A l'inverse, pour nombre de médecins, on risque de mal répondre aux besoins des patients si l'on prend l'obésité comme une maladie unique, au lieu d'un facteur de risque impliqué dans des pathologies très variables d'un patient à l'autre.
Ces questions prennent une acuité particulière avec l'arrivée de traitements très efficaces pour la perte de poids, dont l'emblématique Wegovy. Alors que leurs effets secondaires posent encore question, faut-il les donner très largement ou les réserver aux patients à la santé la plus affectée ?
- L'IMC ne suffit pas -
En fin de compte, "personne n'a totalement raison et personne n'a totalement tort", a estimé lors d'une conférence de presse Francesco Rubino, chirurgien de l'obésité qui a présidé aux travaux de la commission d'experts.
Car les nouvelles recommandations cherchent la nuance: en résumé, l'obésité est une maladie... Mais pas tout le temps.
Les experts insistent d'abord sur un point qui fait désormais consensus. Le sempiternel indice de masse corporel (IMC), qui témoigne du ratio entre poids et taille, est tout à fait insuffisant.
Il faudrait le compléter par d'autres examens pour décider si un patient est obèse: mesurer son tour de taille par exemple, ou, via des techniques de radiologie, estimer la quantité de graisse dans l'organisme.
Mais même si un patient est déclaré obèse, les experts ne jugent pas forcément qu'il faille y voir une maladie. Selon eux, c'est seulement si des organes manifestent des signes de dysfonctionnement que l'obésité devient "clinique".
Sans cela, ils appellent à parler d'obésité "pré-clinique". Il ne s'agirait alors pas d'une maladie mais d'un état qui nécessite essentiellement des mesures de prévention, et pas forcément des traitements médicamenteux ou chirurgicaux, afin d'éviter une "surmédicalisation".
Ces conclusions visent à être consensuelles, mais elles courent le risque de mécontenter les deux camps. Chez certaines associations de patients, on ne veut tout simplement pas entendre que l'obésité n'est pas toujours une maladie.
"C'est contre-productif sur le message de santé publique", tranche Anne-Sophie Joly, fondatrice du Collectif national des associations d'obèses (CNAO), très virulente contre des experts déconnectés d'une "réalité de terrain" vécue par des patients obèses ne trouvant pas un suivi adéquat.
Reste que le travail de la commission ne satisfait pas non plus les sceptiques de l'obésité comme maladie, telle la psychologue Sylvie Benkemoun, qui préside le Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids (GROS).
"C'est insuffisant même si ça a le mérite d'entamer une réflexion", commente-t-elle, estimant que les experts n'apportent guère de réponse en matière de prise en charge et que leurs recommandations ne changeront probablement guère l'attitude des soignants.
M.A.Colin--AMWN