-
Trump balaie les critiques après la signature de l'accord avec l'Iran
-
Fête de la musique: LFI accuse de "mensonge" le gouvernement après l'interdiction de son concert
-
Concurrence accrue, tension sur la ressource: les pêcheurs à Cherbourg pour leurs assises
-
En pleine crise existentielle, les métiers de la presse manifestent à Paris
-
Classés sans suite: la plateforme supprime la possibilité aux victimes de nommer leurs agresseurs
-
Maisons France Santé: un soutien pour l'accès aux soins qui fait débat
-
Les Emirats arabes unis interdisent à leur tour les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
-
Une membre indépendante du conseil de surveillance de Volkswagen jette l'éponge
-
Le boom de l'IA va faire grimper le prix des iPhone, prévient le patron d'Apple
-
Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026
-
Mondial-2026: Ronaldo dans le ton de l'Espagne, Kane sur les traces de Messi et Mbappé
-
Après la signature de l'accord irano-américain, coup d'envoi des négociations vendredi
-
Otan: Hegseth annonce un réexamen de la présence militaire américaine en Europe
-
El Niño: deux agences de l'ONU lancent un appel conjoint à l'aide préventive
-
Allemagne: un institut économique plus optimiste que le gouvernement sur la reprise économique
-
Carburants: le gouvernement "voit le bout" de la crise
-
Taïwan espère une vente d'armes américaine "dès que possible", Pékin met en garde contre une "impasse"
-
Top 14: Billy Vunipola, l'homme fort de Montpellier
-
Les quartiers populaires "surexposés" lors des canicules, alerte la Fondation pour le logement
-
Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile
-
La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme
-
Moscou frappée par une vaste attaque ukrainienne, une importante raffinerie touchée
-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Venezuela: dénonciation de mauvais traitements des prévenus au procès "PDVSA Cripto"
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey, possible attaque jihadiste
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
Grippe aviaire: 13.000 petits d'éléphants de mer morts sur une île australienne isolée
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey
-
Renouveler la flotte: l'appel des pêcheurs à "lever les obstacles"
-
Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Fermer les écoles ou les laisser ouvertes malgré la chaleur: le dilemme des maires
-
Cuba restreint l'accès aux transports publics, faute de carburant
-
Avec des étés de plus en plus chauds, l'Inde apprend à s'adapter
-
Face à une crise de la presse qui s'aggrave, les syndicats tentent de mobiliser
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
-
Palantir, ce "défenseur de l'Occident" dont les Européens se méfient
-
Les présidents américain et iranien signent un accord pour cesser les hostilités
-
Face aux attaques sur son système énergétique, l'Ukraine développe le renouvelable
-
Le réseau social W, concurrent européen de X, lance sa version publique
-
Mondial-2026: à New York, un moment suspendu pour la communauté haïtienne
-
L'un des présentateurs du "Daily Show" aimerait que Trump rende la satire moins facile
-
Déserts médicaux: Médecins Solidaires appelle les généralistes à la "mobilisation générale"
-
Mondial-2026: Kane guide l'Angleterre, Ronaldo erre avec Portugal
-
Cuba: le Parti communiste approuve un train de réformes vers plus d'économie de marché
-
Equateur: un chef de gang abattu dans le deuxième aéroport du pays
-
Royaume-Uni: législative partielle à haut risque pour Keir Starmer
-
La canicule s'installe, les 40 degrés en ligne de mire
-
New York célèbre ses héros des Knicks, titrés en NBA
France: face aux réservations non honorées des clients de restaurants, les plateformes innovent
Une baisse de 20 à 30% des réservations non honorées par les clients tant redoutées des restaurateurs, c'est la promesse des plateformes type TheFork qui, en France, ont déployé ces derniers mois une série d'outils, utilisant notamment de l'intelligence artificielle.
Le site français de réservation TheFork, qui revendique 55.000 restaurants clients dans 12 pays, a dégainé fin 2024 une solution radicale: la suppression des comptes des clients affichant quatre réservations non honorées.
Résultat: "des centaines de profils ont été désactivés et le phénomène de +no-show+ (réservations non honorées, ndlr) a baissé de 10% depuis la mise en place de cette mesure", selon Damien Rodière, son directeur général.
"Avant on utilisait la carotte maintenant c'est le bâton! C'est un phénomène qui concerne tous les marchés même si on constate qu'il y a moins de +no-show+ en Europe du Nord", estime auprès de l'AFP le dirigeant de cette plateforme qui appartient au groupe américain TripAdvisor.
- "Ne pas jouer le jeu" -
Si le phénomène des réservations non honorées, ou "lapins", a toujours existé, il s'est nettement accéléré depuis le Covid, au point qu'en 2022 une centaine de restaurateurs français se sont fendus d'une tribune dans des médias spécialisés.
"Produits gâchés, cuisine perturbée, service parasité, organisation ébranlée, chiffre d’affaires impacté… Un +no show+, une réservation pour deux, quatre, huit ou vingt qui n'est pas honorée, et c’est tout un resto qui paie", déplorait le texte.
"Je resignerai aujourd'hui car rien n'a changé", estime Billy Pham, co-fondateur de Bao Family, un groupe de restaurants chinois tendance à Paris et Marseille (sud-est).
"On veut pouvoir continuer à proposer l'option de la réservation aux consommateurs, le problème, c'est que malheureusement, il y en a qui continuent à ne pas jouer le jeu", déplore l'entrepreneur.
"On estime que 70% des restaurateurs font face à des +no-shows+ et que 10% des réservations sont en moyenne non honorées, ce qui représente jusqu'à 15% du chiffre d'affaires. Sur un secteur où les marges sont faibles, c'est extrêmement problématique", résume Thomas Jeanjean, patron de Zenchef, un logiciel de gestion qui équipe 25.000 restaurants en France et dans le nord de l'Europe.
Les motifs: un oubli la plupart du temps, un imprévu et, de plus en plus souvent, la multi-réservation.
Pour les tête-en-l'air, les plateformes ont mis en place des rappels par mail et SMS, avec des possibilités très simples d'annulation qui, selon TheFork, font baisser de 30% les "lapins".
"L'autre solution, c'est la liste d'attente, qui permet de remplir les tables même s'il y a des annulations", explique Thomas Jeanjean.
- Empreinte de CB -
"On a également mis en place un outil qui permet de prédire les +no-shows+, on va dire au restaurateur: attention, cette personne a déjà fait plusieurs +no-shows+ dans votre restaurant ou bien, il y a un fort risque de +no-show+ car elle a trois réservations en parallèle le même soir", détaille-t-il.
Cet outil utilise l'intelligence artificielle, comme chez le concurrent TheFork: "on a développé un score qui prédit le risque de +no-show+. Si le client est à risque, on peut activer le rappel automatique et combiner différentes solutions comme demander l'empreinte de carte bleue", explique Damien Rodière.
Pour les plateformes, prendre l'empreinte de carte bleue avec possibilité de débiter le client qui n'honore pas sa réservation reste l'outil le plus efficace, mais les Français, notamment, sont réticents.
"On a essayé de mettre en place l'empreinte de carte bancaire mais on a constaté que ça représentait une baisse des réservations, car ce n'est pas rentré dans les mœurs, surtout dans des établissements comme les nôtres où le ticket moyen est assez bas", déplore Billy Pham.
Pascal Mousset, qui gère plusieurs restaurants à Paris et est dirigeant syndical au GHR, l'un des principaux organismes patronaux du secteur dans l'Hexagone, confirme: "les établissements haut de gamme peuvent l'exiger parce qu'ils sont pleins à l'année et c'est difficile d'avoir une table chez eux, mais il y a une grande réticence des clients. Moi, je la demande à partir de cinq clients".
"C'est vrai que les plateformes sont performantes mais elles ne disent pas assez le coût de ces outils pour les restaurateurs", déplore-t-il, pointant une importante augmentation de leurs tarifs en 2025.
L.Davis--AMWN