-
L'accord de paix doit être "le signal de la relance" de l'économie, selon Roland Lescure
-
Le G7 fait monter la pression contre Moscou pour arrêter la guerre avec l'Ukraine
-
L'Inde bloque Telegram pour éviter la triche lors d'un examen national
-
La justice se prononcera le 23 juin sur une remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier
-
Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE)
-
Le Parlement européen donne son feu vert final à l'accord commercial avec Trump
-
Téhéran et Washington vont entrer dans le vif du sujet vendredi, selon l'Iran
-
Wimbledon: Venus et Serena Williams disputeront le double ensemble
-
Un KO pour la gloire: Ciryl Gane se replace dans le gotha du MMA
-
L'armée américaine prévoit d'établir un stockage d'armement en Australie
-
Des cours verdies et sans bitume, première étape contre la chaleur à l'école
-
A Gaza, les ruses de couturiers pour recréer des robes de princesses
-
La France veut accélérer dans l'IA, à commencer par les services de l'Etat
-
Dans le bassin du Mékong, une "bombe à retardement" toxique
-
Présidentielle en Colombie: la gauche au pouvoir affronte une droite pro-Trump
-
Abelardo de la Espriella, le millionnaire admirateur de Trump qui veut mater les groupes armés
-
Ivan Cepeda, défenseur des droits humains et penseur de la gauche colombienne
-
Guerre au Moyen-Orient: l'Inde se tourne vers les engrais biologiques
-
La Bourse de Paris sur sa lancée après l'annonce d'un accord de paix
-
A Cuba, des familles survivent dans un gymnase, sans espoir de relogement
-
France: les émissions de gaz à effet de serre ont plus baissé que prévu en 2024 et 2025
-
Au G7, concertation avec Zelensky pour dessiner une issue à la guerre en Ukraine
-
Accord Iran/Etats-Unis: comment l'industrie pétro-gazière se prépare à l'après-guerre
-
Crise de la presse: une journée de mobilisation pour conjurer l'effondrement
-
Foot: l'Allemand Dino Toppmöller nommé nouvel entraîneur de Lens (club)
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" qui lorgne Downing Street
-
Face aux compagnies aériennes, l'UE privilégie la protection des passagers
-
Xi Jinping assure son soutien au président birman à Pékin
-
Election cruciale pour l'avenir du Premier ministre Keir Starmer à Downing Street
-
De vastes zones de récifs coralliens pourraient résister au changement climatique, selon une étude
-
Fonction publique: un assistant IA pour tous les agents de l'Etat
-
"Même à Ouest-France": le premier quotidien français rattrapé par la crise
-
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
-
En Ecosse, des moustiques responsables de l'arrivée d'un nouveau virus sous haute surveillance
-
Anna-Bella Failloux, une chercheuse face à la menace mondiale du moustique
-
Stériliser le moustique-tigre, le pari incertain d'une protection industrielle
-
Les rapaces chassent en fonction de la morphologie de leurs phalanges
-
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
-
Mondial-2026: au tour de l'Argentine de se lancer, avec Messi évidemment
-
La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA, annonce Lecornu
-
Réseaux sociaux et plateformes vidéo prennent le pouvoir sur l'info
-
Mondial-2026: accroché par la Nouvelle-Zélande, l'Iran se dit "maltraité"
-
Mondial-2026: c'est le grand jour pour les Bleus
-
Mondial-2026: L'Iran a joué, l'Espagne s'est ratée, aux Bleus de se lancer
-
Japon: la banque centrale relève son taux au plus haut depuis 1995
-
Mondial-2026: l'Iran accroché par la Nouvelle-Zelande, match des symboles en tribunes
-
"C'est l'équipe des mollahs": au Mondial, la sélection iranienne reniée par une partie de son public
-
Le chef de l'ONU attendu en Haïti en "solidarité" avec un peuple qui souffre
-
Près de la moitié des enfants du monde exposés à au moins 3 types d'aléas climatiques, alerte l'Unicef
-
Dernier jour pour l'offre hostile et contestée d'UniCredit sur Commerzbank
L'IA arrive dans l'anime mais Hayao Miyazaki est irremplaçable selon le fils
L'intelligence artificielle (IA) pourrait prendre le travail des artistes japonais d'animation, mais rien ne pourra remplacer le talent d'Hayao Miyazaki, l'âme créatrice du Studio Ghibli, affirme son fils Goro à l'AFP.
Après la mise en ligne de la version actualisée de ChatGPT (GPT-4o), internet a été inondé d'images et de memes générés dans le style du fameux studio d'animation, à qui l'on doit notamment les films d'animation "Mon voisin Totoro", "Porco Rosso" ou "Princesse Mononoké".
"Il ne serait pas surprenant que, dans deux ans, un film (d'animation) soit entièrement réalisé par l'IA", affirme Goro Miyazaki, pour qui l'IA pourrait un jour "remplacer" les créateurs.
Cette vague d'images virales générées par le programme de l'entreprise OpenAI a d'ailleurs ouvert un débat sur la violation potentielle des droits d'auteur et l'utilisation de contenus pour développer ces logiciels.
Mais lors d'un entretien réalisé fin mars dans les locaux du Studio Ghibli, à l'ouest de Tokyo, Goro Miyazaki se demande tout de même si le public serait prêt à regarder un film d'animation entièrement généré par l'IA.
Le réalisateur de 58 ans admet toutefois que les nouvelles technologies offrent "un fort potentiel pour l'émergence de talents inattendus."
Le Japon est confronté à une pénurie d'animateurs qualifiés, notamment parce que la plupart d'entre eux survivent d'abord avec des emplois mal rémunérés pendant des années pour apprendre les ficelles du métier.
- La Gen Z et le dessin -
Pour le fils Miyazaki, la Gen Z (nés entre fin 1990 et début 2010), très au fait des technologies numériques, pourrait également progressivement rejeter le travail manuel.
"De nos jours, le monde regorge d'occasions de regarder n'importe quoi, n'importe quand, n'importe où", ce qui rend plus difficile l'idée de vivre de l'acte physique de dessiner, ajoute-t-il.
Le père de Goro, qui créait en dessinant, a fondé le Studio Ghibli avec Isao Takahata en 1985, un an après avoir réalisé le film d'animation post-apocalyptique "Nausicaa de la vallée du vent".
Après le décès de M. Takahata en 2018, Hayao Miyazaki, aujourd'hui âgé de 84 ans, a continué de réaliser des films d'animations avec le producteur Toshio Suzuki, 76 ans.
"Si ces deux personnes ne peuvent plus faire d'animation ou ne peuvent plus bouger, alors que se passera-t-il ?", s'interroge Goro Miyazaki, interrogé sur l'avenir du Studio Ghibli.
"Ce n'est pas comme s'ils pouvaient être remplacés".
Malgré son âge, Hayao Miyazaki a remporté le deuxième Oscar de sa carrière l'an dernier avec son film "Le garçon et le héron", qui sera probablement son dernier long métrage.
Les dessins animés sont communément destinés aux enfants, mais Takahata et Hayao, issus "de la génération qui a connu la guerre", ont inclus des éléments plus sombres qui plaisent aux adultes, selon Goro Miyazaki.
"Il n'y a pas que de la douceur, mais aussi de l'amertume et d'autres choses qui s’entrelacent magnifiquement dans l’œuvre", ajoute-t-il, décrivant une "odeur de mort" qui imprègne ces films.
"C'est ce qui donne toute la profondeur de ce travail."
Pour les jeunes qui ont grandi en temps de paix, "il est impossible de créer quelque chose avec le même sens, la même approche et la même attitude que la génération de mon père", affirme Goro Miyazaki.
- "Une insulte à la vie" -
Alors que les images générées par l'IA dans le style Ghibli se multiplient en ligne, une vidéo d'Hayao Miyazaki datant de 2016 a refait surface, témoignant pour certains de son aversion pour la technologie.
"Je pense sincèrement que c'est une insulte à la vie même", exprimait alors le co-fondateur du Studio Ghibli dans un documentaire de la télévision publique japonaise NHK.
Il réagissait à une animation assistée par de l'IA d'une créature semblable à un zombie, qu'il a même qualifié d'"extrêmement désagréable".
Le fils d'Hayao Miyazaki a, quant à lui, rejoint le Studio Ghibli en 1998 et a réalisé deux films d'animations, dont "Les contes de terremer" en 2006 et "La colline aux coquelicots" en 2011.
Il a également supervisé le développement du musée Ghibli dans le quartier de Kichijoji à Tokyo et le parc Ghibli qui a ouvert ses portes en novembre 2022 dans la région d'Aichi (centre du Japon).
Enfant, Goro Miyazaki aimait dessiner et confie avoir beaucoup appris en regardant le travail de son père et de Takahata, même s'il ne "pensait pas pouvoir devenir un animateur" à la hauteur de leur talent.
"Ma mère, qui était animatrice, m'a également dit de ne pas poursuivre cette carrière car c'est un travail difficile et très prenant", raconte le réalisateur, ajoutant que son père Hayao était très rarement à la maison.
"Mais j'ai toujours voulu faire quelque chose de créatif...et je pense que le métier de réalisateur me convient", ajoute-t-il.
O.Norris--AMWN