-
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
-
Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes
-
NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori
-
Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives
-
La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe
-
Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée
-
Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne
-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
-
Bolsonaro toujours en soins intensifs, détérioration rénale (hôpital)
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif
-
Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver
-
Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon
-
Jürgen Habermas: philosophe engagé de la démocratie
-
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort, selon sa maison d'édition
-
Kolesnikova, opposante bélarusse, reçoit le prix Charlemagne en Allemagne
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, trois morts dans des frappes sur un groupe pro-Iran
-
L'île de Kharg, hub pétrolier de l'Iran, ciblée par les Américains
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
Ukraine: au moins quatre morts dans une attaque russe "massive" sur la région de Kiev
-
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes
-
En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones
-
Explosion de nuit devant une école juive d'Amsterdam
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) partira en première position du GP de Chine, plus jeune "poleman" de l'histoire
-
Avant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Aux Etats-Unis, des élus républicains multiplient les propos anti-musulmans
-
Timothée Chalamet se prend les pieds dans le tapis des Oscars
-
En Angleterre, face à l'érosion côtière, s'adapter plutôt que se défendre
-
Ligue 1: courses, duels, récupération... Lens toujours plus intense
-
Trump voit l'Iran "complètement vaincu", Téhéran menace de "réduire en cendres" des installations pétrolières
-
L'Iran menace de "réduire en cendres" les installations pétrolières liées aux Etats-Unis
-
Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe
-
Ligue 1: L'OM s'accroche à son podium, dans la souffrance
-
Liban: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Lian: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Cuba confirme des pourparlers avec les Etats-Unis, libère des prisonniers politiques
-
Municipales: la campagne s'achève avant un premier tour à multiples inconnues
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par la hausse du pétrole
-
Mignoni, manager de Toulon, après sa décompensation: "J'ai dormi cinq jours d'affilée"
Comment arrêter un antidépresseur ? Une question toujours dure à trancher
Que faire quand un patient sous antidépresseurs va mieux ? Longtemps négligée, la question est aujourd'hui perçue comme un enjeu médical majeur et les recherches s'accumulent sur la manière d'arrêter un traitement. Mais les réponses restent incertaines et difficiles à appliquer.
"Dès que l'on change ou réduit un antidépresseur, c'est une source d'angoisse pour la personne concernée", rapporte à l'AFP Christine Villelongue, co-présidente de l'association France Dépression. Or, "il n'y aucun cadre: très souvent, quand on arrête, il n'y a pas de suivi".
Après plusieurs décennies d'usage, les médecins savent très bien dans quelles conditions prescrire un antidépresseur, lequel privilégier dans un premier temps, comment évaluer sa réussite... Des règles précises sont enseignées et mises en pratique.
Mais, quand le patient va mieux, les incertitudes se multiplient. Faut-il poursuivre le traitement tel quel, avec des effets secondaires qui peuvent s'accumuler à long terme ? Le continuer à faible dose ? L'arrêter, au risque d'une rechute ou d'un sevrage difficile ? Et, si oui, soudainement ou progressivement ?
Ces questionnements font, depuis plusieurs années leur chemin chez les psychiatres, avec l'émergence d'un concept: la "déprescription" qui incarne l'importance de réfléchir à l'arrêt d'un antidépresseur, une prise de conscience qui n'a longtemps rien eu d'évident.
"Tout au long de mon internat, achevé pourtant très récemment, ce sujet n'a jamais été abordé dans l'enseignement", explique à l'AFP la psychiatre française Maeva Musso, présidente de l'Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues.
Lorsque les patients "expriment le souhait de réduire leurs traitements, cela est encore trop souvent interprété par le corps médical comme un déni de leur trouble", poursuit Mme Musso, très engagée sur le sujet de la déprescription.
- Une vaste étude -
Elle note que d'autres pays sont plus avancés que la France, comme la Norvège, où des consultations dédiées à la déprescription sont proposées, ou les Pays-Bas, où des micro-doses d'antidépresseurs sont autorisées afin de permettre une réduction très progressive.
Mais est-ce réellement la meilleure stratégie, comme en sont convaincus nombre de psychiatres ? L'idée semble intuitive mais les spécialistes restent confrontés à un manque criant de données probantes sur la conduite à tenir.
Dans ce contexte, une vaste étude, publiée ce jeudi dans le Lancet Psychiatry, apporte enfin des réponses d'une solidité sans précédent, grâce à l'ampleur des données recueillies.
Les auteurs, emmenés par les chercheurs italiens Giovanni Ostuzzi et Debora Zaccoletti, ont évalué l'ensemble des études déjà menées pour comparer les différentes options quand un patient dépressif va mieux, soit plus de 70 essais cliniques portant sur quelque 17.000 personnes.
Résultat mis en avant par les chercheurs: un patient chez qui l'on arrête progressivement un antidépresseur n'a pas plus de risque de rechute que s'il poursuit son traitement, mais à condition de disposer d'un soutien psychologique. La pire option reste, dans tous les cas, un arrêt brutal du médicament.
"Même si les antidépresseurs sont efficaces pour empêcher les rechutes dépressives, rien n'oblige à en faire un traitement à long terme pour tout le monde", en conclut Mme Zaccoletti, citée dans un communiqué du Lancet.
Mais plusieurs spécialistes appellent à la prudence: ils pointent par exemple qu'une diminution progressive sans soutien psychologique n'apparaît pas forcément plus sûre qu’un arrêt soudain.
"Même quand on diminue très progressivement un antidépresseur, l'arrêt reste associé à un risque de rechute", prévient le psychiatre allemand Jonathan Henssler dans un commentaire, également publié par le Lancet Psychiatry. Selon lui, les résultats montrent surtout "le bénéfice supplémentaire apporté par une psychothérapie".
Or, pour de nombreux patients, un tel soutien n'est pas une option réaliste, comme le souligne Mme Villelongue, insistant sur la "carence" de soignants en France.
Les conclusions du Lancet Psychiatry s'inscrivent "dans un monde idéal mais la réalité du terrain, ce n'est pas ça", juge-t-elle. "Parfois le psychiatre est absent, on reste un mois ou deux sans le voir. Entretemps, si la personne est en déprescription et ne va pas bien, elle n'a personne pour en parler."
Th.Berger--AMWN