-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
Entre gadgets et avancées réelles, chatbots assistés à l'intelligence artificielle et diagnostics de peau élaborés, le monde de la beauté s'est lancé dans la tech dans sa quête de croissance, nouant des partenariats avec les entreprises technologiques.
Si la "beauty tech" n'est pas le secteur le plus représenté au salon VivaTech - qui se déroule porte de Versailles à Paris jusqu'à samedi -, elle n'a rien à envier aux robots et autres nouveautés en terme de popularité, à en croire la foule qui patiente devant ses stands.
Chez L'Oréal, le mastodonte français des cosmétiques présente le "K-scan" (K pour Kérastase, la marque de produits capillaires phare du groupe), un petit appareil scanne les cheveux. L'intelligence artificielle, entraînée sur quelque 12.000 images de cheveux, analyse le cuir chevelu pour en dévoiler tous les secrets (et les besoins) et notamment prédire le risque de chute de cheveux.
A quelques mètres, un appareil de Lancôme (autre marque phare de L'Oréal), le "cell bioprint", qui sera lancé commercialement cet été, promet de déterminer l'âge biologique de votre peau à partir d'un simple prélèvement sur sa surface... et de vous proposer, bien sûr, les soins adaptés. Là aussi, la technologie a pris un virage prédictif.
"Pour attirer les clients en boutique, il faut être dans la personnalisation. Aujourd'hui, la personnalisation, c'est définir son âge biologique. Et sans IA, ce n'est pas possible", souligne Eric Briones, auteur du livre "Luxe renaissance", spécialiste du secteur.
A condition d'avoir une plateforme technologique, ce qui nécessite des investissements importants et des collaborations avec les grands acteurs de la tech. Mercredi, au premier jour de VivaTech, L'Oréal, qui a investi en 2025 1,5 milliard d'euros dans la tech et environ 1,4 milliard pour la recherche et l'innovation, a annoncé un partenariat avec OpenAI, l'entreprise californienne derrière ChatGPT.
- "Réponses hyper personnalisées" -
"Nous nous intéressons en permanence aux avancées de la science et de la technologie et cherchons à trouver les façons de les utiliser pour bâtir un avantage concurrentiel", explique à l'AFP Guive Balooch, vice-président "technologie et open innovation" chez L'Oréal.
"Cet avantage peut se trouver dans nos laboratoires, comme notre partenariat en IA avec NVidia qui nous permet de découvrir des molécules plus rapidement. Il peut concerner les chimistes qui cherchent à élaborer des formules (...) Il peut aller jusqu'au marketing et même aux interactions avec les clients, comme notre partenariat avec OpenAI autour des services", énumère-t-il.
Chez Sephora aussi, l'IA fait partie de l'expérience. Le leader mondial de la distribution de cosmétiques, qui appartient au géant français du luxe LVMH, a récemment lancé aux Etats-Unis son application sur ChatGPT.
"Vous allez converser avec l'agent qui va pouvoir répondre à toutes vos questions, avec des réponses hyper personnalisées. Et plus le système vous connaît, plus les réponses sont pertinentes", explique Gonzague de Pirey, directeur "data et omnicanal" chez LVMH.
"La technologie qui vient va permettre aux clients de faire de l'essayage virtuel, va permettre de scanner votre peau (...) On a une beauté qui est en train de se digitaliser, de plus en plus une beauté qui se rapproche d'une certaine forme de santé cosmétique", souligne Franck Le Moal, directeur des systèmes d'information de LVMH.
Signe des temps, les acteurs de la tech eux-mêmes se sont rendu compte de l'intérêt d'investir ce secteur, à mi-chemin entre beauté et santé. A VivaTech, le coréen Samsung présente plusieurs innovations, dont une solution d'analyse de la peau et du cuir chevelu basée sur l'IA, créée par Becon, startup issue du programme d’innovation interne du groupe.
"Je pense que les acteurs de l'IA ont compris que pour trouver une rentabilité économique, la beauté était fondamentale", juge Eric Briones.
P.Martin--AMWN