-
Nouvelle nuit de violence en Afrique du Sud : deux fusillades font 27 morts
-
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
-
Sud-Ouest: face aux mégafeux, les pompiers au défi de garder un "coup d'avance"
-
Des vendanges "5 étoiles" mais des caves déjà pleines: les vignerons italiens s'interrogent
-
A Lourdes, une foule de fidèles pour Léon XIV, attendu sur les violences sexuelles
-
Soudan: dans Khartoum en ruines, la désillusion du retour
-
A Kiev, Moscou cible aussi le panier de courses
-
IA: une start-up allemande appelle l'Europe à "plus d'optimisme" malgré les craintes
-
Sénatoriales: journée décisive pour le RN, en quête d'un groupe au Sénat
-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
-
Laver Cup: l'Europe mène 7 à 5 après la deuxième journée
-
Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid
-
Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre
-
Top 14: Paris fait tomber le leader Lyon, Pau et Bayonne à l'affut
-
Mode à Milan: la créatrice Louise Trotter s'affirme chez Bottega Veneta
-
Porté par le succès populaire, le pape Léon XIV est arrivé à Lourdes
-
Triathlon: Cassandre Beaugrand, un 2e titre mondial au terme d'une année parfaite
-
Mondiaux de cyclisme: le couronnement de Demi Vollering
-
Women XV Global Series: les Bleues, solides et disciplinées, s'offrent le Canada
-
Après la messe géante à Paris, le pape Léon XIV arrive à Lourdes
-
"J'ai peur pour mes enfants": des marches pour le climat partout en France
-
Canaux qui débordent et routes submergées: graves inondations à Bangkok
-
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
-
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
-
Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Après la messe géante, le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, part pour Lourdes
-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
Le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, célèbre une messe géante à Paris
-
NBA: Stephen Curry prolonge avec les Golden State Warriors (club)
-
De l'Etoile à la Concorde, foule XXL pour une messe papale "marquante"
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique, deux leaders, un problème?
-
Athènes : six morts dans l'effondrement d'un immeuble d'un quartier touristique
-
Le prince Harry affirme que ses enfants sont "heureux" dans leur nouvelle école
-
Avant la messe géante, le pape Léon XIV acclamé par une marée humaine
-
Tennis: l'Ukraine terrasse l'Italie et s'offre sa première finale en BJK Cup
-
Foot: Zidane imprime sa marque mais perd gros avec Mbappé
-
Grèce : un deuxième corps retrouvé après l'effondrement d'un immeuble à Athènes
-
"Du bruit" et de la "joie" avant la messe du pape sur les Champs-Elysées
-
Aider à reconstruire son pays, la mission d'un survivant de la crue meurtrière au Népal
-
A Paris, les fidèles affluent avant la messe géante de Léon XIV
-
Top 14: de Camara à Delibes, le club des six Toulousains de Montpellier
-
OpenAI reconnaît que ses outils ont mis en ligne par erreur des images d'utilisateurs de ChatGPT
-
"Une fraternité pour toujours": Chapecoense rend hommage en Colombie aux victimes de la tragédie aérienne de 2016
-
L'Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, refus de Trump selon le WSJ
Quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?
La cyberattaque perpétrée par deux modèles d'intelligence artificielle (IA) d'OpenAI de leur propre initiative pose la question de la responsabilité légale de l'IA et de son concepteur, un terrain juridique encore vierge.
Vendredi, Clément Delangue, patron d'Hugging Face, la plateforme victime de ces intrusions, a estimé publiquement nécessaire "que les sociétés qui ont commis des erreurs ayant mené à ça (des cyberattaques autonomes) puissent être tenues pour responsables".
Mi-juillet, deux modèles d'OpenAI en phase de tests ont choisi de sortir de leur milieu confiné, un scénario que n'avait pas prévu les développeurs, pour s'aventurer sur internet, où ils ont attaqué Hugging Face, site de référencement d'IA.
Clément Delangue a aussi mentionné Anthropic, qui a révélé jeudi que trois de ses modèles avaient fait intrusion sur trois sites différents, également lors de tests.
Interrogé par la chaîne CNN, le patron de la start-up franco-américaine, a néanmoins écarté l'éventualité d'une procédure judiciaire contre OpenAI.
"Nous sommes une petite start-up de 200 personnes et nous n'avons ni les moyens financiers ni le temps" de chercher à obtenir réparation devant les tribunaux, a-t-il déclaré.
"Mais nous devons nous assurer que ces faits soient considérés comme illégaux", a-t-il exhorté. "Il faut se rappeler qu'une cyberattaque est une infraction, que c'est illégal."
- La piste de la négligence -
Les lois civile et pénale américaines classent l'intrusion dans un système informatique comme un délit.
"Si un employé humain d'OpenAI" avait pénétré par effraction dans les infrastructures informatiques d'Hugging Face, "OpenAI serait considéré comme responsable", a jugé Gabriel Weil, professeur de droit à l'université de Houston, dans une tribune publiée par la lettre d'information Transformer.
"Mais quand c'est une IA, la loi considère la chose très différemment, en tout cas pour l'instant", a-t-il ajouté, en soulignant que les textes reposent sur la notion d'intentionnalité, qui ne peut selon lui être retenue contre un modèle.
"Nous n'avons pas encore eu à discuter de ce concept pour quelque chose qui ne soit pas humain et je ne pense pas que les tribunaux soient prêts à le faire aujourd'hui", abonde Matthew Tokson, professeur de droit à l'université de l'Utah.
En revanche pour ce qui est de l'entreprise à l'origine du modèle, le débat est ouvert.
"Est-ce que le fait de dire +nous n'avons pas dit à l'IA de faire ça+ clôt la question de la responsabilité?", interroge, sur X, Rob T. Lee, responsable de la recherche au sein de l'institut de formation à la cybersécurité SANS.
Sur le plan pénal, Ryan Calo, professeur de droit à l'université de Washington, ne pense pas qu'une telle procédure puisse prospérer.
"Il faudrait que l'entreprise ou un individu ait commis une faute délibérée (recklessness)", dit-il, "c'est-à-dire être certain que le délit va être commis mais lancer quand même l'IA."
Les spécialistes voient plus d'avenir à un volet civil, domaine dans lequel la charge de la preuve est moins lourde.
"Certains considèrent que les entreprises d'intelligence artificielle devraient être directement déclarées responsables si un agent IA s'échappe et fait des dégâts", explique Matthew Tokson.
"D'autres préféreraient que soit évaluée une possible négligence", poursuit l'universitaire, "pour déterminer si c'était un accident impossible à éviter ou si cela aurait pu être empêché."
Dans des affaires de ce type, "il existe généralement des standards" en matière de négligence dans la conception d'un produit, auxquels les juges ou les jurys peuvent se référer, selon Matthew Tokson.
"Mais on n'avait encore jamais vu une IA s'échapper et pirater des gens sur internet", rappelle-t-il. "C'est nouveau."
Si OpenAI peut, en cas de poursuites, jouer sur cette absence de jurisprudence, ce ne sera plus le cas pour les suivants, prévient Ryan Calo. Prouver qu'un incident similaire pouvait être anticipé "ne devrait plus être si difficile maintenant que ça a commencé à arriver".
M.Fischer--AMWN