-
Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026
-
Gaza: nouvel accroc à la trêve, Israël dit avoir "éliminé trois terroristes"
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
La pollution des eaux sous un entrepôt Bolloré incendié en 2023 suscite l'inquiétude
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée
-
La drogue et l'extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique
-
Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l'immigration au coeur du débat
-
Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine
-
La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam
-
Starmer défend un rapprochement avec Pékin, "très dangereux" pour Trump
-
Les Etats-Unis vont connaître une paralysie budgétaire, la police de l'immigration au coeur du débat
-
Des responsables italiens jugés pour un naufrage meurtrier de migrants
-
L'Insee va dire comment s'est portée l'économie française en fin d'année
-
Donald et Melania Trump assistent à l'avant-première du documentaire Amazon consacré à la Première dame
-
Budget: Lecornu dégaine un ultime 49.3, l'épilogue approche
-
Feux de forêt en Patagonie argentine: le gouvernement déclare l'"urgence incendies"
-
Après la tempête à New York, des "jacuzzi" géants pour faire fondre la neige
-
Ligue Europa : Lyon termine en beauté contre le PAOK avec sa classe biberon
-
Ligue Europa: Lille se relance de justesse contre Fribourg et file en barrages
-
Prothèses mammaires PIP : le tribunal de commerce accorde de 6.000 à 47.000 euros à 371 victimes
-
Attaque de l'aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France
-
Une journée de mobilisation pour Christophe Gleizes se termine en musique au Bataclan
-
NBA: et si c'était la dernière danse de LeBron James?
-
Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
-
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l'Académie française
-
Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support
-
Propos sur les "rafles": ciblé par des tweets "abjects", Arno Klarsfeld porte plainte pour "incitation à la haine"
-
Ligue 1: "Mon doublé contre Paris a été le déclic", assure Panichelli à l'AFP
-
Cisjordanie: prière juive matinale au tombeau de Joseph, un chef colon israélien salue une "étape majeure"
-
Capgemini ébranlé par la révélation d'un contrat avec l'ICE
-
L'émissaire de Trump promet "bientôt" une baisse des effectifs de police à Minneapolis
-
Intempéries au Portugal: plus de 400.000 clients toujours sans électricité, selon les autorités
-
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
-
Colombie: restriction à l'importation de drones face aux attaques des groupes armés
-
Un méga-projet gazier de TotalEnergies au Mozambique reprend après cinq ans d'interruption
-
Melania Trump dévoile son documentaire Amazon à plusieurs millions de dollars
-
Après Minneapolis, les Etats-Unis se dirigent vers une paralysie budgétaire partielle
-
A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles
-
Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l'Iran
-
Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech
-
Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste
-
En Sicile, des perroquets mis à l'abri après le spectaculaire glissement de terrain
-
Open d'Australie: une finale Sabalenka-Rybakina, comme en 2023
-
L'émissaire de Trump promet de poursuivre les opérations à Minneapolis mais admet des problèmes
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
France bloquée: qui gouverne?
La France s’est réveillée le 10 septembre 2025 avec des opérations escargot, des barrages filtrants et des voies ferrées ralenties. Sous la bannière « Bloquons tout », la colère sociale a convergé avec la crise institutionnelle : deux jours plus tôt, le gouvernement avait été renversé à l’Assemblée nationale. Dès le lendemain, un nouveau chef du gouvernement était nommé, missionné pour arracher un budget et une majorité introuvables. Blocage social, blocage parlementaire, blocage budgétaire : le pays avance au pas de charge sur une ligne de crête.
D’où vient l’impasse ?
La séquence s’est ouverte lorsque l’exécutif a provoqué des législatives anticipées à l’été 2024. Le scrutin des 30 juin et 7 juillet a débouché sur une Assemblée sans majorité, structurée en trois blocs antagonistes. Après une phase de tractations avortées, un chef du gouvernement a été nommé à la rentrée 2024. Quelques mois plus tard, un nouveau cabinet a tenté d’imposer une trajectoire de redressement des comptes publics ; il a fini renversé par un vote de défiance le 8 septembre 2025. Le 9 septembre, un autre Premier ministre a pris la tête de l’exécutif : cinquième à occuper Matignon en moins de deux ans, il assume un double mandat – trouver des compromis parlementaires et ramener de la lisibilité économique avant la fin de l’année.
La stratégie Macron : tenir le centre, passer le budget, contenir la rue
Le cap présidentiel repose sur trois leviers. D’abord, tenir le cœur de l’échiquier en privilégiant un profil loyal et « transversal » à Matignon, supposé parler à droite modérée tout en négociant au cas par cas avec des sociaux‑démocrates. Ensuite, sécuriser les comptes publics : l’exécutif veut ramener le déficit sur une trajectoire compatible avec les engagements européens, alors que le service de la dette pèse lourdement et que la croissance ralentit. Enfin, désamorcer la conflictualité sociale : certaines mesures les plus clivantes annoncées au cœur de l’été – comme la suppression de jours fériés – sont déjà réévaluées, signe que la majorité cherche une voie praticable sans rallumer l’incendie.
Une rue mobilisée mais hétérogène
Le 10 septembre 2025, l’Intérieur a recensé environ 175 000 participants dans plus de 500 rassemblements et plus de 250 blocages, avec des centaines d’interpellations sur l’ensemble du territoire. Les chiffres revendiqués par les syndicats sont plus élevés. La sociologie du mouvement est composite : jeunesse précarisée, salariés du public et du privé, militants syndicaux et collectifs locaux. Son mot d’ordre – « bloquer » – agrège des colères multiples : pouvoir d’achat, réforme des retraites non digérée, crainte d’un « tour de vis » budgétaire, et rejet d’un système politique perçu comme sourd.
Ce que propose Matignon
Le nouveau Premier ministre promet un « changement de méthode » : audit des marges de manœuvre, consultations tous azimuts (groupes parlementaires, partenaires sociaux, collectivités) et priorité absolue au budget. Dans les faits, il doit bâtir une majorité de circonstance texte par texte, se reposer sur les outils constitutionnels à disposition pour les lois financières, et n’exclut pas d’amender fortement l’architecture des économies afin de rallier des voix hors de la coalition présidentielle. Reste une équation périlleuse : préserver la crédibilité financière du pays sans casser la demande, ni braquer des partenaires dont il a besoin.
La riposte des oppositions
La gauche réunie au sein d’une alliance réaffirme sa légitimité parlementaire et rappelle qu’elle avait proposé une personnalité « neutre » de la société civile pour Matignon après les législatives de 2024. Les socialistes, charnière potentielle, exigent des inflexions nettes : pouvoir d’achat, fiscalité plus progressive, services publics. La France insoumise annonce la menace de motions de censure si la « nouvelle méthode » ne s’incarne pas sur le fond. À l’autre pôle, le Rassemblement national réclame une dissolution et juge que tout « maquillage » de la ligne précédente sera voué à l’échec, tout en laissant planer l’idée d’un soutien conditionnel à des mesures de rigueur ciblées si elles croisent ses priorités. Les Républicains, enfin, sont partagés entre coopération pragmatique et opposition dure.
Les chiffres qui pèsent
La dette publique flirte avec environ 114 % du PIB et le déficit reste nettement au‑dessus du seuil de 3 % ; la charge d’intérêts pèse une part croissante du budget. Les agences de notation maintiennent une pression explicite : à défaut d’une trajectoire crédible et votée, le risque de dégradation plane, avec des conséquences sur le coût de financement et l’investissement. C’est dans ce contexte que l’exécutif entend recaler le budget 2026 – en le rendant votable – d’ici au 31 décembre.
Ferries électriques vs. diesel?
La racaille russe morte en Ukraine
Turquie: Séisme de magnitude 6,1 au moins 50 blessés
Ukraine: à Kherson, la vie reprend difficilement
L'Iran fabule avec la propagande contre les manifestants
La Pologne érige une clôture à la frontière avec Kaliningrad
Venezuela: 25 morts - Glissement de terrain
¡La escoria rusa bombardea Ucrania!
La Hongrie espère obtenir des fonds de l'UE
L'Algérie et son industrie pharmaceutique
LIVE: Funérailles de la Reine Elizabeth II