-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane bat Pereira et obtient la ceinture intérimaire UFC des poids lourds
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Accord Iran/Etats-Unis: le pétrole dégringole, les Bourses s'envolent en Asie
-
Royaume-Uni: la justice tranche lundi sur l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: l'Iran présente, les Pays-Bas en échec, les Allemands faciles
-
Défense: à Eurosatory, l'Europe se met en posture de guerre
-
Réseaux sociaux: Starmer promet des mesures "audacieuses" pour protéger les enfants
-
Trump face à ses pairs au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Ukraine: attaque massive sur Kiev, un joyau orthodoxe en feu
-
Mondial-2026: accrochés par le Japon, les Pays-Bas ratent leur entrée
-
Les Etats-Unis et l'Iran parviennent à un accord pour mettre fin à la guerre
-
Top 14: le Stade français impose sa loi à La Rochelle et file en demi-finales
-
Mondial-2026: l'Allemagne étrille les débutants de Curaçao, l'Iran arrive aux USA
-
Mondial-2026: l'Allemagne s'offre un carton d'entrée contre Curaçao (7-1)
-
Top 14: Perpignan bat Provence Rugby et décroche son maintien en spécialiste
-
G7: Macron arrivé à Evian, affrontements à la manifestation des anti
-
Multiples affrontements entre manifestants anti-G7 et police à Genève (journalistes AFP)
-
F1: Hamilton rouge de plaisir
-
A Cuba, le Mondial, une parenthèse bienvenue au milieu de la crise
-
Tour Aura: Del Toro, le mini-Pogacar, prend date à trois semaines du Tour de France
-
Trump regrette les frappes d'Israël sur Beyrouth, pas de signature imminente en vue avec l'Iran
-
Mondial-2026: quels Bleus contre le Sénégal?
-
Mondial-2026: le Maroc s'affirme désormais en prétendant
-
Cyclisme: le Mexicain Isaac Del Toro remporte le Tour Auvergne-Rhône-Alpes
-
Prix de Diane : victoire de l'Irlandaise Diamond Necklace, nouvelle championne d'Europe sur 2.100 mètres
-
Tennis: la "lucky loser" Donna Vekic remporte le Queen's
-
F1: première victoire avec Ferrari pour Hamilton en Catalogne
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Tour Aura: Seixas, un premier accroc en forme d'acte fondateur
-
24 heures du Mans: Toyota vainqueur d'un sprint échevelé contre BMW et Cadillac
-
Mondial-2026: à Los Angeles, la diaspora iranienne prête à perturber les matchs de son équipe
-
Liban: trois morts dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
-
Tour Aura: Paul Seixas abandonne lors de la dernière étape
-
Un répit pour l'économie indonésienne, mais les nuages s'amoncellent
-
Tollé après la suspension de l'IA d'Anthropic aux Etats-Unis, une première
-
Emmanuel Macron, invité du journal de 13H de TF1 lundi en marge du G7
-
Séisme aux Philippines: les fonds marins rehaussés de deux mètres dans certaines zones côtières
-
Il fera plus chaud que fin mai à partir de mercredi, peut-être une vague de chaleur
-
IA, spatial : Macron et Modi consolident leur "partenariat stratégique" avant le G7
-
Roumanie : désignation d'un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Mondial-2026: Mohamed Salah, le phare d'une Egypte en quête d'histoire
-
NBA: Jalen Brunson, kid devenu roi de New York
-
Derrière les bombardements réguliers contre l'Ukraine, un essoufflement de l'offensive russe
-
24 heures du Mans: vers un duel final BMW-Cadillac avec Toyota en embuscade
-
Un pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté dans la Manche
-
Anti-obésité: début du remboursement de Wegovy et Mounjaro en France
-
Les Suisses aux urnes sur l'immigration et le service civil
Trump veut quitter l’OTAN
Le 1er avril 2026, le président américain a accordé un bref entretien au Daily Telegraph dans lequel il a qualifié l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) de « tigre de papier » et a affirmé que le retrait des États‑Unis n’était plus « à l’étude ». Cette déclaration a été répétée à plusieurs reprises ces dernières semaines : frustré par ce qu’il perçoit comme l’incapacité de ses alliés à soutenir Washington dans la guerre menée en Iran, il menace ouvertement de « claquer la porte » de l’Alliance. Il a ajouté qu’il était prêt à ordonner des frappes limitées (« spot hits ») et à reconsidérer l’appartenance des États‑Unis à l’OTAN si les Européens n’alignaient pas leurs positions.
Cette bravade a créé un choc. L’OTAN, fondée en 1949 pour assurer la défense collective de ses membres, n’a jamais vu l’un de ses pays quitter l’Alliance. L’article 13 du traité prévoit la possibilité de se désengager un an après l’envoi d’une notification officielle. Mais aucun président américain n’avait jusqu’ici osé envisager un départ.
Des obstacles juridiques conséquents
Pour mesurer la portée de cette menace, il faut rappeler que, contrairement à ce que laisse entendre le chef de l’État, un retrait unilatéral serait compliqué. Une loi adoptée en 2024 stipule qu’aucun président ne peut retirer les États‑Unis de l’OTAN sans l’approbation des deux tiers du Sénat ou l’adoption d’une loi du Congrès. La disposition a été portée par Marco Rubio – devenu depuis secrétaire d’État – précisément pour prévenir un retrait intempestif. Des juristes américains estiment qu’une tentative de retrait se heurterait à un long bras de fer devant la Cour suprême.
Des experts notent toutefois qu’un président pourrait réduire la participation des États‑Unis sans dénoncer formellement le traité. Il pourrait suspendre des financements, retirer des officiers des structures de commandement ou freiner la participation aux opérations. De telles mesures, sans violer le droit, videraient l’Alliance de sa substance et auraient quasiment le même effet qu’un retrait formel.
Le contexte : guerre en Iran et tensions transatlantiques
Depuis le 28 février 2026, les États‑Unis et Israël bombardent des cibles iraniennes pour empêcher Téhéran de bloquer le détroit d’Hormuz et d’accéder au nucléaire. Cette guerre a provoqué des milliers de victimes dans la région et bouleversé l’économie mondiale, en particulier les marchés pétroliers. L’administration américaine réclame un soutien actif de ses alliés européens.
Or plusieurs pays refusent de s’engager. La France a bloqué le survol de son territoire par des avions transportant des armes vers Israël, arguant du respect du droit international. L’Italie a refusé que des bombardiers américains transitent par la base de Sigonella en Sicile, sauf autorisation spécifique. L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions engagés dans les frappes sur l’Iran, estimant que les bases espagnoles ne peuvent servir qu’à la défense collective de l’OTAN. Ces décisions illustrent une fracture profonde : des alliés historiques contestent la légitimité d’une guerre lancée sans mandat international, pendant que Washington les accuse de déloyauté.
Des répercussions politiques majeures
L’annonce d’un possible retrait a semé l’inquiétude sur les deux rives de l’Atlantique. Les experts en sécurité soulignent que l’OTAN repose largement sur les capacités américaines : les États‑Unis représentent environ 60 % des dépenses de défense cumulées des alliés. Sans la participation américaine, l’Alliance perdrait sa force de dissuasion et obligerait les Européens à assurer seuls leur sécurité. De nombreux responsables européens craignent un vide sécuritaire qui profiterait à des puissances adverses.
Aux États‑Unis, la question divise. Des partisans du président saluent une démarche qu’ils estiment courageuse et nécessaire pour forcer les alliés à partager le fardeau. D’autres soulignent que la menace est un instrument de négociation visant à obtenir davantage de contributions financières. Une partie des électeurs conservateurs voit dans le retrait la réalisation d’une promesse isolationniste visant à se concentrer sur les intérêts nationaux. À l’inverse, les démocrates et une partie des républicains modérés redoutent un affaiblissement durable de la position américaine et un renforcement des adversaires géopolitiques.
Réactions et climat d’opinion
Les réactions enregistrées sur les réseaux sociaux et les plateformes vidéo montrent une polarisation profonde. De nombreux commentaires mettent en avant le coût des interventions militaires et dénoncent le fait que l’Europe profite de la protection américaine sans en assumer le coût. D’autres rappellent que l’OTAN a permis de prévenir les conflits en Europe pendant plus de sept décennies et considèrent la menace de retrait comme irresponsable. Certaines voix européennes y voient l’occasion de renforcer l’autonomie stratégique de l’Union et d’accélérer la constitution d’une défense commune. Des intervenants plus cyniques estiment que le président cherche avant tout à flatter son électorat et n’ira pas jusqu’à rompre avec l’Alliance.
Vers quel avenir ?
Pour l’heure, la Maison‑Blanche ne précise pas ses intentions. Dans son allocution télévisée du 2 avril 2026, le président s’est gardé d’attaquer frontalement l’OTAN, mais il a exhorté les alliés à « prendre » le détroit d’Hormuz et à lui prêter assistance. Son secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a déclaré qu’une alliance n’a pas de valeur si certains pays ne se tiennent pas aux côtés des États‑Unis lorsque ceux‑ci en ont besoin. Marco Rubio, devenu ministre des Affaires étrangères, a jugé nécessaire de réexaminer l’intérêt de l’OTAN et de s’assurer qu’elle ne devienne pas une « voie à sens unique ».
Alors que la guerre en Iran continue et que la tension demeure vive, l’OTAN se trouve à un tournant. L’issue dépendra de l’évolution du conflit au Moyen‑Orient et de la capacité des alliés à s’entendre sur le partage des responsabilités. Au‑delà de la rhétorique, la sortie de l’Alliance apparaît aujourd’hui juridiquement difficile et politiquement périlleuse. Mais les menaces répétées fragilisent la confiance entre partenaires et forcent l’Europe à envisager un avenir où l’ombre américaine serait moins protectrice.
Une guerre de l’eau menace
Poutine profite du chaos
Trump implore ses alliés
Macron face à l'attaque
Cuba dans la ligne de mire
Ormuz: Choc Pétrolier ?
Poutine: Échec ou impasse?
Près de Taïwan, Pékin riposte
La France et l'Iran: Guerre?
Mars: Ce qui change
Cuba sous pression de Trump