-
Afghanistan: trois morts dans des frappes pakistanaises, selon les autorités talibanes
-
Crise automobile: des milliers de salariés mobilisés en Allemagne
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Législatives en Russie: le parti de Poutine remporte un nombre record de sièges
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
Allemagne: après un "désastre" électoral pour Merz, l'extrême droite évoque son "crépuscule"
-
Samlingen Haupt: Vad pengar avslöjar om oss människor
-
Haupt Koleksiyonu: Paranın Biz İnsanlar Hakkında Anlattıkları
-
हॉप्त् कलेक्शन: पैसा हमारे बारे में एक इंसान के रूप में क्या प्रकट करता है
-
Συλλογή Haupt: Τι αποκαλύπτει το χρήμα για εμάς τους ανθρώπους
-
Surf: Tya Zebrowski, la prodige des vagues
-
UE: 403 millions d'euros d'amende contre Google pour le traitement des données de géolocalisation
-
L'Indonésie peine à maîtriser des incendies, les fumées affectent la région
-
ハウプト・コレクション:お金が人間について明かすこと
-
Décès à 27 ans du mannequin Presley Gerber, fils de Cindy Crawford
-
하우프트 컬렉션: 돈이 우리 인간에 대해 드러내는 것
-
Колекція Гаупта: Що гроші розповідають про нас, людей
-
Après un "désastre" électoral, le chancelier allemand joue sa survie
-
Sbírka Haupt: Co o nás lidech prozrazují peníze
-
Dette française: il faut "faire des choix" pour éviter "une spirale", dit Roland Lescure
-
Chine: le président Xi se rend aux Etats-Unis en quête de "stabilité stratégique", confirme Pékin
-
La Bourse de Paris en hausse grâce à la baisse du pétrole
-
Carburants: "pas d'enjeu d'approvisionnement à ce stade" en France, assure Lescure
-
مجموعة هاوبت: ما يكشفه المال عنا نحن البشر
-
Sur l'internet pakistanais, 1,5 million d'enfants victimes de violences sexuelles
-
豪普特收藏:金錢如何揭露人類的本質
-
Colecția Haupt: Ce ne dezvăluie banii despre noi, oamenii
-
Kolekcja Haupta: Co pieniądze mówią o nas, ludziach
-
Collection Haupt : ce que l'argent révèle sur nous, les êtres humains
-
Gironde: après la "guerre du feu", l'urgente réparation des engins anti-incendie
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture, portées par la baisse du pétrole
-
En Syrie, une bibliothèque de textes islamistes cachée sous Assad sort de l'ombre
-
L'Indonésie peine à maîtriser des incendies qui noient toute la région dans la fumée
-
Trois blessés dans une explosion de mine dans la Zone démilitarisée en Corée
-
En Colombie, un village touristique menacé par le feu dans les Andes
-
Syrie: des explosions sur un site militaire près d'Alep font quatre blessés
-
Bornéo: la femme qui murmurait à l'oreille des éléphants
-
Russie: le parti de Poutine largement en tête des législatives marquées par des attaques ukrainiennes
-
Les Etats-Unis ont discuté avec la Chine d'un "mécanisme" de dialogue sur l'IA
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: le texte entre dans le vif des débats
-
Carburants : l'exécutif sur tous les fronts
-
Après de cinglantes défaites électorales, le chancelier Merz au défi de se relancer
-
Face à Trump, Macron et Carney veulent un rapprochement "profond" de leurs deux pays
-
Ligue 1: même moyen, le Paris SG trop fort pour l'OM
-
Mondiaux de cyclisme: Evenepoel puissance 4, Seixas en bronze sur le chrono
-
Face à Trump, Macron et Carney plaident pour un "rapprochement profond" de leurs pays
-
Washington craint "une escalade" au Moyen-Orient après une attaque des Houthis sur Ryad
-
Elif Eralp, l'anti-AfD et voix des mal-logés à la porte de la mairie de Berlin
-
Au Maroc, le désenchantement de la jeunesse à l'épreuve des législatives
-
Espagne: le Real Madrid, surclassé par l'Atlético, laisse filer le Barça
Par crainte de la guerre, la Lituanie se met à construire des abris antibombes
Des intrusions récentes de drones en Lituanie et chez ses voisins ont suscité des craintes d'une attaque russe à grande échelle, incitant ce pays balte à encourager la construction d'abris antibombes.
Tout le monde n'a pas encore répondu à l'appel, mais Vidas Magnavicius accepte de guider une équipe de l'AFP dans le sous-sol d'un immeuble résidentiel à Vilnius, que les habitants sont en train d'aménager en bunker.
"Les gens voulaient se sentir en sécurité, savoir qu'ils pourraient se protéger en cas de bombardements et de la guerre, pendant au moins quelques jours", explique cet administrateur de l'immeuble.
"Nous avons convenu qu'il fallait se préparer", insiste-t-il, en se remémorant une réunion entre voisins destinée à dresser un plan d'action, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.
La Lituanie, une ancienne république soviétique devenue membre de l'Union européenne et de l'Otan, forte de 2,9 millions d'habitants, dont une minorité russophone, observe avec anxiété le conflit en Ukraine et craint de devenir la prochaine cible.
Les autorités exhortent les conseils municipaux et les communautés locales à accélérer la construction d'abris.
"Il existe actuellement 6.453 abris en Lituanie pouvant accueillir environ 1,5 million de personnes, soit environ 54% de la population du pays", a déclaré le gouvernement en juin.
Un peu plus de la moitié des municipalités sont confrontées à un manque d'espace dans les abris, et les critiques affirment que beaucoup d'abris n'existent que sur le papier, peu étant réellement prêts pour les situations de crise.
- Parler sans polariser -
Vidas Magnavicius et ses voisins comptent sans doute parmi les rares vraiment motivés.
"Tant qu'il n'y a pas de drones qui volent au-dessus de nos têtes, personne ne s'y intéresse", regrette Donatas Gurevicius, représentant des pompiers et des secours de Lituanie.
Par ailleurs, les responsables cherchent toujours comment aborder cette question de se préparer à l'impensable –- à la guerre –-, sans polariser la société et sans être accusé d'attitude belliqueuse.
"Ce serait aussi irresponsable d'agacer les gens avec des discours sur la guerre, mais nous devons tous trouver un moyen d'aborder ce sujet très complexe", estime M. Gurevicius.
La municipalité de Vilnius a indiqué à l'AFP qu'elle comptait moderniser 32 abris antibombes de la ville, estimant qu'ils devraient être prêts à servir dans les 12 heures suivant une urgence.
Le ministère de l'Intérieur a lancé l'année dernière un programme de défense civile, offrant des dizaines de millions d'euros aux municipalités pour moderniser leurs abris.
Le gouvernement souhaiterait que les propriétaires d'immeubles aménagent leurs propres abris, ou préparent des pièces sécurisées en tenant compte de ce qui s'est pratiqué en Ukraine, comme le fait d'avoir au moins deux murs entre la pièce et l'extérieur.
"Les nouveaux immeubles d'habitation et les grands bâtiments publics en Lituanie doivent désormais être équipés d'abris antibombes, une pratique que des pays bien préparés en matière de défense civile, comme la Finlande et la Suisse, appliquent depuis des décennies", souligne M. Gurevicius.
M. Magnavicius et ses voisins ont investi plusieurs milliers d'euros pour débarrasser leur cave, y installer des toilettes et améliorer les installations électriques.
Les autorités et les habitants ont manifesté un intérêt renouvelé pour les abris depuis que deux drones de type Gerbera utilisés par la Russie ont pénétré en Lituanie depuis le Bélarus en juillet, sans faire ni blessé ni dégât.
- Situations extrêmes -
Dernièrement, plusieurs personnes ont rejoint une formation organisée régulièrement par la Croix-Rouge lituanienne sur "des situations extrêmes et les moyens de s'y préparer", indique le guide bénévole Rokas Dvarvytis.
On peut y apprendre "à reconnaître les dangers à temps, à chercher un abri et des provisions", explique-t-il à l'AFP.
La formation aborde aussi les questions de catastrophes environnementales et de menaces nucléaires.
Une participante, Violeta Baranauskiene, prévoit de fuir avec ses enfants en cas de guerre, mais son "mari restera pour défendre la Lituanie, comme il se doit".
La ville de Vilnius a approuvé cette année un plan d'évacuations en cas de guerre. Les habitants vulnérables seraient évacués tandis que ceux capables de combattre aideraient l'armée.
Le ministère de l'Intérieur a publié une carte interactive des abris et des centres d'évacuation et modernisé un site internet qui explique comment survivre au moins 72 heures en cas de crise.
"Le site existe depuis 2015, mais il n'était pas très populaire", indique Loreta Naraskevicienė, du département responsable de la plateforme. "Maintenant l'intérêt pour le projet grandit".
D.Sawyer--AMWN