-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
La renaissance d'un chef cuisinier syrien, de la guerre civile à une rencontre avec Charles III
Lorsque Imad Alarnab a fui la Syrie déchirée par la guerre civile en 2015 pour entreprendre un long et périlleux voyage jusqu'au Royaume-Uni, jamais ce chef cuisinier n'aurait imaginé accueillir un jour le roi Charles III dans l'un de ses restaurants.
Dans la cuisine de son établissement de Soho, vibrant quartier du coeur de Londres, cet homme de 48 ans explique avoir rencontré le monarque au palais de Buckingham à l'occasion d'un événement humanitaire en 2023.
"Je lui ai dit +J'aimerais vraiment que vous veniez visiter notre restaurant un jour+, et il m'a répondu: +J'aimerais beaucoup+", se souvient-il. "J'étais aux anges", dit-il depuis sa cuisine, avec pour fond sonore les casseroles qui s'entrechoquent et l'huile qui grésille.
Le roi est finalement venu dans son restaurant aux murs blancs et tables en bois en février 2025. Au milieu des flashs des appareils photos, Charles III n'y a pas déjeuné mais y a conversé avec d'autres membres de la diaspora syrienne.
Un honneur inespéré pour Imad Alarnab, qui a dû tout reconstruire en arrivant au Royaume-Uni avec juste 12 livres (13,70 euros) en poche.
- Empire culinaire anéanti -
A Damas, il était à la tête d'un empire culinaire - restaurants, cafés et bars à jus - anéanti par six jours de bombardements en 2013. Craignant pour sa vie, il a pris le chemin de l'exil, voyageant à travers l'Europe trois mois durant, à l'arrière de camions, en train, à pied et même à vélo.
"Je suis parti sans rien", raconte-t-il à l'AFP, au milieu du ballet des serveurs.
A son arrivée au Royaume-Uni, où était déjà installée sa soeur, il a notamment travaillé comme laveur et vendeur de voitures, économisant pour faire venir sa femme et ses trois filles au bout de sept mois.
En France, même sans domicile, il faisait souvent à manger pour les autres réfugiés. "J'ai toujours voulu revenir en cuisine", commente-t-il.
Aidé par des amis, il a lancé son premier restaurant éphémère à Londres en 2017. Il est désormais à la tête de deux restaurants dans la capitale: celui de Soho, à deux pas de Carnaby Street, et un autre dans le centre culturel de Somerset House. Au menu, houmous, falafels, fattouche, ou encore épaule d'agneau et brochettes de bœuf.
Il est tombé amoureux de Londres, ville qui lui a permis d'"innover" et d'ajouter une touche de modernité aux plats traditionnels de son pays natal.
- Retour à Damas -
Lorsqu'il a fui la Syrie, Imad Alarnab pensait qu'il ne reverrait jamais Damas.
Il y est finalement retourné en octobre, presque un an jour pour jour après la chute de Bachar al-Assad, renversé lors d'une offensive rebelle éclair qui a mis fin à près de 14 ans de guerre civile.
Il a arpenté les rues de son ancien quartier, où sa mère lui avait appris à cuisiner.
"Retourner à Damas sans qu'elle soit là, ça a été extrêmement difficile", dit-il, désormais tiraillé entre deux villes.
"J'ai l'impression que Londres fait désormais partie de moi. Je ne sais pas si je pourrais un jour retourner en Syrie et m'y installer", dit-il.
Dans son pays natal, Imad Alarnab a déclaré avoir vu "dans les yeux des gens une lueur d'espoir qui avait disparu lorsque je suis parti en 2015".
"Le chemin à parcourir est encore très long, et oui, ce n'est que le début, mais il y a de l'espoir".
M.A.Colin--AMWN