-
Au Brésil, deux juges de la Cour suprême à couteaux tirés
-
La fusée Vega-C réussit le lancement des satellites scientifiques Sentinel-3C et Flex
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" confirment leur statut de favoris aux Emmy Awards
-
Macron va dévoiler à Orange le nom de la première promotion du service militaire national
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo et Grégoire, visés par la justice, s'expliquent devant le Sénat
-
La Cour suprême rejette une attaque de Trump contre le vote par correspondance
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" en favoris
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" aux Emmy Awards
-
Washington invite Caracas à son G20 consacré à l'énergie
-
L'administration Trump enterre les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques
-
Grèce : libération prévue d'un ex-responsable néonazi d'Aube dorée
-
L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump
-
Crise de Ceuta: Sanchez fustige des fausses informations dignes de Netflix
-
Wall Street clôture en baisse, mais parvient à limiter ses pertes
-
Législatives en Serbie: le mouvement étudiant présente sa liste
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine (source diplomatique française)
-
Divisé, le Congrès américain peine à agir pour réguler l'IA
-
New York: fermeture d'une douzaine de sites de deepfakes pornographiques de célébrités
-
Opération anti-LGBT+ en Turquie: une manifestation dispersée, des comptes de réseaux sociaux bloqués
-
Cisjordanie: une ONG accuse Israël de vouloir "éliminer" les Palestiniens en tant que peuple
-
Diversification des routes du pétrole, défense: Paris et Badgad consolident leurs liens
-
Londres se prépare à nationaliser la troisième aciérie du pays
-
Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences
-
Nigeria: entrée en Bourse de la méga-raffinerie Dangote
-
Sanofi va céder 20 médicaments anciens à l'allemand Cheplapharm et entrer à son capital
-
La Bourse de Paris bousculée par l'IA et la dette
-
Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA
-
Belgique: le monde universitaire "consterné" par le refus d'accueillir 13 étudiants de Gaza
-
L'extrême droite perd du terrain en Suède, à rebours du reste de l'Europe
-
Le patron de Thales en appelle aux gouvernements pour réguler l'IA
-
Sanofi va prendre 26,4% dans l'allemand Cheplapharm et lui cèder trois usines
-
Ralentir la course à l'IA, à quel prix ? Les marchés s'inquiètent
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les craintes sur l'IA
-
BCE : les futurs billets en euros mobilisent plus de 9 millions d'Européens
-
Les antennes de Radio France fortement perturbées au second jour d'une grève
-
Basket: les Bleues tournées vers un Euro-2027 périlleux
-
JO-2030: la page Grospiron tournée, le CIO sur le terrain à Lyon
-
Réunis dans l'Arctique, douze pays appellent l'UE à muscler sa présence face à la menace russe
-
Un SDF jeté à terre par un policier à Carcassonne, enquête pour "violences volontaires"
-
Commerzbank-UniCredit: Berlin cherche à peser sur une prise de contrôle annoncée
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais revendiquent leur "droit à l'autodétermination"
-
Ce que l'on sait des nouvelles pistes pour interdire les réseaux sociaux aux ados
-
Le chef du nucléaire iranien empêché d'assister à une réunion à Vienne sous pression américaine
-
Déchets nucléaires: avis favorable de la commission d'enquête pour Cigéo
-
Géorgie: démission du chef des services de sécurité, en pleine instabilité gouvernementale
-
Les Houthis frappent l'Arabie saoudite, l'Iran dément toute implication dans la guerre au Yémen
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais accentuent la pression sur Londres
-
La Finlande va rejoindre l'initiative française de dissuasion nucléaire "avancée"
-
La grande peur de l'IA hors de contrôle rattrape la Bourse de Paris
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
Le Produit intérieur brut (PIB) de la France est resté stable au premier trimestre, a annoncé jeudi l'Insee dans une première estimation, une mauvaise surprise sans lien avec la guerre au Moyen-Orient, tandis que celle-ci a en revanche de premiers effets notables sur l'inflation.
La croissance française stable au premier trimestre s'explique par une demande intérieure "atone" et une contribution du commerce extérieur "fortement négative", et la situation de la France contraste avec celle de certains voisins européens, qui eux ont progressé voire battu les attentes, l'Allemagne (+0,3%), l'Espagne (+0,6%) et l'Italie (+0,2%).
En zone euro, la croissance économique, est, elle, tombée à 0,1%, contre 0,2% attendu.
La croissance française déjoue les prévisions des grands instituts: la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours qu'elle avait atteint "jusqu'à 0,3%" tandis que fin mars, l'Insee avait abaissé sa prévision initiale de 0,3% à 0,2%.
Finalement le PIB "marque le pas", remarque l'Institut national de la statistique (Insee) jeudi, après avoir augmenté de 0,2% au quatrième trimestre 2025 et de 0,9% en 2025.
La différence entre les prévisions et le résultat tient beaucoup à un repli de la construction (-1,5%) qui n'avait pas été anticipé, affectant particulièrement les travaux publics. Cela peut être "lié au cycle électoral", remarquait jeudi auprès de la presse Marie Leclair, cheffe du département des Comptes nationaux à l'Insee, car on entame peu de travaux les années d'élection.
- "Gros point noir" -
Au total, la contribution de la demande intérieure (hors stocks) à la croissance du PIB est nulle ce trimestre, celle du commerce extérieur "fortement négative". Ce sont les reconstitutions de stocks, particulièrement dans l'aéronautique, qui empêchent le PIB de baisser.
"On a toujours des faiblesses persistantes dans la consommation en biens des ménages, ça s'installe dans la durée", observe auprès de l'AFP Maxime Darmet, économiste d'Allianz Trade. Mais la construction reste "le gros point noir du rapport", selon lui.
Avec un tel trimestre, la prévision de croissance du gouvernement pour l'année 2026, de 0,9% et déjà révisée à la baisse de 0,1 point ce mois-ci pour tenir compte de la guerre, semble menacée.
Pour l'atteindre, il faudrait désormais une croissance d'environ 0,3% à chacun des prochains trimestres, alors même que les effets de la guerre n'ont pas encore commencé à se faire sentir.
Stéphane Colliac, de BNP Paribas, essaie d'être optimiste, relevant que la stabilité du PIB en début d'année peut venir, outre du recul de la construction, "d'éléments exceptionnels", comme l'adoption tardive du budget en février au lieu de décembre, les livraisons d'Airbus plus basses que fin 2025 ou la fin du précédent programme de leasing social pour l'acquisition de véhicules électriques par les ménages modestes.
Si l'Insee révisait à la hausse la croissance du premier trimestre au moment de la publication des résultats détaillés en mai, et qu'on assistait à une correction des effets exceptionnels au deuxième trimestre, "ça pourrait toujours finir à +0,9%" sur l'année, avance-t-il.
- Blocage d'Ormuz -
Mais le début du deuxième trimestre semble déjà bien affecté par la guerre.
Selon l'Insee, le climat des affaires s'est "assombri nettement" en avril, retrouvant son niveau de juillet 2024, juste après la dissolution de l'Assemblée nationale, et la confiance des ménages s'est "dégradée fortement", connaissant sa plus forte baisse depuis mars 2022 et le début de la guerre en Ukraine.
"Le blocage du détroit d’Ormuz pourrait amputer la croissance annuelle de 0,3 point, soit une hausse du PIB de 0,6% sur l'année", estimait jeudi Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco.
Surtout, l'inflation a commencé à décoller, dans la foulée de la hausse des prix du pétrole. Le baril de Brent est passé de 60 dollars fin 2025 à plus de 126 dollars jeudi matin.
Les prix à la consommation, a révélé l'Insee dans la matinée, ont augmenté de 2,2% sur douze mois en avril, après 1,7% en mars, contre 0,9% en février avant la guerre. Là encore une mauvaise surprise, car les analystes anticipaient une hausse limitée à 2%.
Y.Aukaiv--AMWN