-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera jugé pour viol
-
A "Trump Heights", les Israéliens ne tournent pas le dos à Trump malgré l'accord avec l'Iran
-
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la "Sécu" sur les actes médicaux
-
Un fleuron français des drones militaires visé par une tentative d'espionnage au profit de la Russie
-
La Bourse de Paris termine la semaine atone
-
Tour de Suisse: Narvaez sous l'orage
-
La canicule s'étend, vigilance rouge en vue dimanche
-
L'émouvant adieu à Marjane Satrapi à Paris
-
Mondial-2026: Bradley Barcola, la relance au bon moment
-
Nouvel embrasement au Liban: 47 morts côté libanais, quatre soldats israéliens tués
-
Mondial-2026: Pays-Bas contre Suède, comme une affiche de Premier League
-
Robots, souveraineté et climatisation: Le Pen et Mélenchon en tour de chauffe à Vivatech
-
Ponchos rouges et wiphalas au coeur de la contestation paysanne en Bolivie
-
"Faut s'habituer": à Moscou, après l'attaque ukrainienne massive, la crainte d'une répétition
-
Duralex: la recherche de repreneurs est lancée, date limite fixée au 6 août
-
Le miraculé de l'Everest raconte comment il s'en est sorti
-
L'Europe frappée par sa seconde canicule, aggravation ce week-end
-
Mondial-2026: Yan Diomandé, pour sa soeur Roxane disparue à 15 ans
-
Keir Starmer, acculé deux ans après le retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
-
Ebola en RDC: l'OMS constate une accélération de la transmission
-
Après la guerre, la République islamique d'Iran toujours debout et une opposition hors jeu
-
Les dirigeants des 27 croisent le fer sur le méga-budget européen
-
La Terre ne finira (peut-être) pas avalée par le Soleil
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, de l'ADN du suspect retrouvé
-
Maisons du Monde s'en remet à des fonds britanniques après des pertes massives
-
La Bourse de Paris en hausse sur un marché tranquille
-
L'intoxication des données, la menace invisible qui cible les chatbots IA
-
Indonésie: l'insémination artificielle pour sauver le rhinocéros de Bornéo
-
Malaisie: des scientifiques découvrent un "hyperparasite" s'attaquant au "champignon zombie"
-
Un manuscrit inédit de Mozart, petit trésor mis en musique à Paris
-
"Comme dans un réfrigérateur" : les troglodytes échappent à la canicule
-
Après l'accord avec l'Iran, Trump veut se concentrer sur la Corée du Nord, selon le président sud-coréen
-
A peine signé, l'accord entre Iran et Etats-Unis semble vaciller
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" à la conquête de Downing Street
-
En Suède, les scandales glissent sur le Premier ministre avant les élections
-
Mondial-2026 : après les violences xénophobes en Afrique du Sud, les Africains boudent les Bafana Bafana
-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, révèle l'autopsie
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un robot avec sourcils et mains, à la rencontre des patients dans un hôpital italien
-
Top 14: Toulouse, l'ombre d'un doute avant la demi-finale contre le Racing 92
-
Athlétisme: à Doha, Tinch veut répondre à Tharp sur 110 m haies
-
Les principales réformes économiques annoncées à Cuba
-
"Toilette de chat": les refuges en montagne inquiets pour leur ressource en eau
Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"
"Un sublime décor romantique", annonce un panneau face à la majestueuse arche naturelle baignée dans les eaux turquoise de la Méditerrannée. Rien ne laissait présager qu'Israël frapperait le coeur touristique et économique de Beyrouth, jusqu'à dimanche au petit matin.
A quelques mètres seulement de la "Grotte aux pigeons", comme les habitants surnomment ce site iconique de la capitale libanaise, le Ramada, un hôtel quatre étoiles, a été visé par une attaque qui a fait quatre morts.
"Regardez comme les tirs ont été précis, probablement une attaque de drone", commente un badaud venu se mêler aux journalistes.
L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé "des commandants-clés" liés aux Gardiens de la révolution islamique, l'armée idéologique iranienne. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'identité des victimes.
D'ordinaire fréquentés par les touristes et les hommes d'affaires, les hôtels du quartier sont pris d'assaut ces derniers jours par les familles déplacées de la banlieue sud de Beyrouth, depuis la reprise des combats lundi entre Israël et le Hezbollah.
"N'importe qui aurait pû mourir s'il avait eu la malchance de se trouver près du bâtiment", dénonce Mohammad Zaher, un ingénieur venu marcher sur la corniche ensoleillée, jugeant qu'Israël "se moque éperdument des civils".
"Les gens viennent de tout Beyrouth pour se détendre et changer d'air, profiter de la mer, de la beauté des lieux, mais surtout de la sécurité", dit-il d'un air las.
- Familles en errance -
Zainab, 41 ans, a été réveillée en pleine nuit par le bruit de l'explosion. Elle dort avec son mari et ses trois enfants dans sa voiture garée sur le front de mer, après avoir fui son village dans le sud du pays, lui aussi bombardé.
"Nous nous sommes précipités pour voir ce qu'il se passait", alors que des dizaines de clients paniqués fuyaient l'établissement avec leurs bagages, raconte cette femme au visage cerné par des nuits sans sommeil.
"Même pendant la dernière guerre (en 2024, ndlr), nous venions nous promener ici avec les enfants avant de retourner au village", dit-elle en tirant de longues bouffées de chicha assise sur un banc. "Désormais, nous ne sommes plus en sécurité nulle part au Liban".
Une crainte largement partagée par les promeneurs croisés sur le front de mer dimanche. "Il n'y a plus aucun endroit sûr", commente Salem Zaayter, expatrié en Suède depuis plus de 30 ans, entre deux selfies avec sa femme devant le célèbre rocher.
"On est arrivés ici pour des vacances deux jours avant que la guerre commence", dit ce commerçant. "Le climat est doux, la nourriture est délicieuse, et puis j'ai beaucoup de souvenirs ici, je venais y jouer quand j'étais enfant (...) mais tout ça, c'est fini maintenant".
Un curieux mélange de sportifs bronzés et de familles en errance fourmille sur la corniche, alors que les autorités peinent à gérer l'afflux de centaines de milliers de déplacés dans le pays.
Des tentes ont été dressées à l'ombre des palmiers pour accueillir ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un hôtel et n'ont pas trouvé de place dans les écoles réquisitionnées pour servir de centres d'accueil. Des mères assises sur des matelas nourrissent leurs bébés, des adolescents désoeuvrés enchaînent les cigarettes.
"Bien sûr, j'ai peur que les frappes recommencent, cela pourrait affecter mon commerce et la sécurité du quartier, je devrais déménager", dit Moussa, qui gère un petit café au pied de l'hôtel Ramada.
De l'autre côté de la route, Hassan, voiturier d'un restaurant chic en bord de mer, attend d'un air blasé des clients introuvables. "Avant, on avait des touristes, les affaires marchaient. Maintenant il n'y a plus rien. Juste des gens qui zonent", résume-t-il.
G.Stevens--AMWN